Juliette Guénard - Dessin et Transformation

Juliette Guénard - Dessin et Transformation

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〰️J’aide les adultes à débloquer leur créativité
➰Méthode : Triptyque du Regard
✔️Immersion 4 mois - Le Bon Regard
📩 Candidature (places limitées)↓

07/04/2026

Petit article aujourd’hui, inspiré des conversations que j’ai eues avec mes élèves dans l’accompagnement.

Il y a un truc qui revient souvent :

vous êtes très impressionnés par les reflets.

Comme si c’était un niveau de réalisme très élevé, un truc technique, compliqué… alors que pas du tout.

Les reflets, c’est littéralement une des choses les plus simples en dessin.

Je suis d’ailleurs en train de réfléchir à vous faire une vidéo là-dessus, parce que ce sera plus parlant en visuel que juste avec un article écrit.

Mais déjà, comprenez ça.

Un reflet, c’est quoi ?

C’est une tâche claire. C’est abstrait disons le.

L’impact de la lumière sur une surface.

Prenez un exemple tout bête, des escarpins vernis.

La taille du reflet, elle peut être complètement aléatoire.

Ça peut être un petit point sur le bout…
comme quelque chose qui prend quasiment tout le côté.

Ça dépend de la lumière, de la distance, de la matière, du niveau de brillance…

Donc déjà, la taille, n’est pas un critère pour les rendre reconnaissable. Pas de comparaison de logique d’échelle.

La forme non plus, d’ailleurs.

On va éviter les trucs trop géométriques, trop anguleux, ok.

Mais globalement, on est sur des formes assez libres, plutôt arrondies, organiques.

Ce qui compte vraiment, c’est que ce soit clair.

Très clair.

Que ça se lise comme de la lumière par votre œil, et ça c’est très rapide, il est déjà entraîné à ça dans la vie.



Et là, pensez à un truc tout simple :

le blanc le plus fort que vous avez…

c’est le blanc de votre feuille. On peut le laisser en réserve.



Et avec ça, vous pouvez faire des reflets partout.

Sur une bouche → effet glossy direct.
Sur de l’eau.
Sur des objets divers réels ou inventés.

Même de manière un peu artificielle si ça vous amuse.

Donc non, les reflets, ce n’est pas un “niveau technique” de professionnels uniquement.

C’est quelque chose qui se comprend même plus que de se faire.

On est typiquement dans les considérations du langage visuel que j’enseigne aussi.

Vous faites comprendre à quelqu’un qu’il y a de la lumière à l’endroit voulu finalement.

Testez.

Faites des essais, même un peu au hasard au début.

Sur des accessoires, sur ce que vous voulez…

Et si vous avez envie, partagez en commentaire, je suis curieuse de voir.

Et je vous prépare sûrement une vidéo courte là-dessus.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

05/04/2026

Oui, on peut apprendre le dessin en ligne.
Et parfois… c’est même mieux.

Je vais te donner mon point de vue très simplement.

👉 Je n’ai pas besoin d’être au-dessus de ton épaule pendant que tu dessines.

Et toi non plus.

Parce que soyons honnêtes :

avoir quelqu’un derrière toi, prêt à intervenir à tout moment pour te dire
« Fais attention à cette ligne »

👉 ça n’aide pas toujours.

Ça peut même être :

– stressant
– bloquant
– coupant dans ton élan

Et au final, tu ne comprends pas vraiment.

Tu exécutes. Et ça te remets en position de bon élève qui fait tout pour ne pas être interrompu …

Et en même temps il te faut bien des retours poir progresser …. Quel paradoxe inconfortable !



Moi, je préfère autre chose.

👉 Je préfère que tu t’arrêtes toi-même.

Au moment où :

– tu doutes
– tu sens que ça ne va pas
– tu ne comprends plus ce que tu fais

Même au tout début de ton dessin.

Tu prends une photo avec ton smartphone.
Tu me l’envoies dans le chat.

Et à partir de là…

👉 le travail commence vraiment.



Parce que ton dessin, même imparfait, me dit énormément de choses.

Je vois :

– ce que tu as voulu faire
– ce que tu as compris
– là où ça bloque
– là où il manque la compréhension d’une notion

Et si ce n’est pas clair ?

👉 je te pose des questions.

On ne corrige pas à l’aveugle.

On comprend.



Ensuite, je peux :

– te faire un croquis dans mon carnet
– annoter ton dessin / les photos
– comparer avec ton modèle
– te montrer concrètement ce qui se joue

Sans toucher à ton dessin.

👉 Sans empiéter sur ton espace créatif ni effacer tes traits.

Parce que ta feuille, c’est ton territoire.



Et surtout…

👉 tu n’es pas dépendant d’un horaire rigide.

Tu travailles quand tu peux.
Tu avances à ton rythme.
Tu poses tes questions quand elles arrivent.

Et moi, je suis là pour :

👉 analyser
👉 décoder
👉 te guider



Mon but n’a jamais été que tu réussisses des exercices.

👉 Mon but, c’est que tu comprennes.

Pour que ta pratique personnelle devienne :

– plus fluide
– plus claire
– plus autonome



Apprendre le dessin en ligne, ce n’est pas une version “au rabais”.

👉 C’est une autre manière d’apprendre.

Plus respectueuse.
Plus fine.
Plus adaptée aux adultes.

💬Est-ce que tu penses toujours que apprendre à dessiner en ligne n’est pas approprié pour bien progresser ? Réponds moi en commentaire.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

31/03/2026

📍Demain soir à 22h, mercredi 1er avril, je fermerai les inscriptions à la cohorte d’avril pour mon accompagnement le bon regard.

Et avant ça, j’ai envie de te parler de quelque chose dont on parle très peu dans le domaine du dessin en ligne.

👉 La honte.

La honte des adultes qui dessinent.

Pas la petite gêne.

La vraie.

Celle qui s’installe quand :

– tu dessines depuis des années
– tu aimes profondément ça
– tu as même, à un moment, envisagé d’en faire quelque chose de sérieux peut-être des études ou un métier

… mais que tu n’as pas le niveau que tu espérais malgré les années.

Et ça, ça fait mal.

Parce que ce n’est pas “juste un hobby” pour toi.

👉 C’est quelque chose qui compte pour toi, qui fait partie de ta vie même si parfois il y’a eu aussi interruptions.

Alors tu compenses.

Tu veux progresser.

Tu veux comprendre.

Tu veux maîtriser.

Et très souvent, tu te dis :

👉 “si j’arrive à faire du réalisme… là, ce sera bon”

Pas seulement pour faire du réalisme.

Mais pour prouver.

À toi.
Aux autres.

👉 que tu sais dessiner.

Et tu as raison sur un point.

Quand tu comprends vraiment la « mimesis » (pratique de retranscrire notre réalité présente pour les artistes depuis des siècles), quand tu comprends comment représenter la réalité…

quelque chose se débloque.

Tu gagnes en :

– compréhension
– maîtrise
– confiance

Et c’est souvent là…

👉 que tu t’autorises enfin à être libre.

Mais le problème, c’est que tu essaies d’y arriver seul.

Sans grille de lecture.
Sans retour.
Sans comprendre ce qui bloque vraiment.

Alors tu avances comme ça :

👉 à l’aveugle.

Parfois ça marche.

Parfois non.

Mais tu ne sais jamais pourquoi.

Et ça, c’est épuisant de faire face à tant d’aléatoire.

C’est exactement pour ça que j’ai créé mon accompagnement.

Pas pour te donner des exercices à faire pour faire des exercices.

Mais pour :

👉 t’aider à comprendre
👉 t’aider à voir
👉 t’aider à sortir de cette honte

Parce que non :

👉 tu ne manques pas de talent
👉 tu ne manques pas de volonté

Tu manques de :

– lecture
– structure
– accompagnement

Moi, je ne te laisse pas seul face à ta feuille.

Je n’attends pas que ce soit “fini” pour intervenir.

👉 Je t’aide dès le début, dans les premières étapes, c’est là que tout se joue.
👉 Je remonte le fil avec toi pour questionner ton intention.
👉 Je te propose un éventail de techniques pour répondre à tes problématiques, tes sujets et ton style graphique.

Parce que c’est là que les déclics se font.

Et c’est là que quelque chose se relâche :

👉 ton mental
👉 ta pression
👉 ta culpabilité

⏰Demain soir, à 22h, je ferme les inscriptions.

Si tu veux arrêter de tourner en rond,
si tu veux comprendre vraiment ce que tu fais,

👉 prends rendez-vous avec moi via le lien sur mon profil. Il est cliquable et te permettra qu’on en parle ensemble.

On verra ensemble si c’est le bon moment pour toi.

Illustration : Alyona Piterskaya



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

29/03/2026

Tu penses que c’est de ta faute pas parce que tu ne fais pas assez de dessin ? Et mal ?

Et si tu n’étais pas bloqué…
mais submergé ?

Je vais te partager quelque chose que j’ai réalisé récemment, ce matin en fait …

En observant mon compagnon, je me suis dit :

“Il procrastine. Il est bloqué.”

Puis j’ai regardé de plus près.

Et en réalité…

👉 il n’était pas paralysé
👉 il n’était pas fainéant

Il était submergé.

Submergé par trop d’informations.
Trop de choses à traiter.
Trop de directions possibles.

Il n’est pas bloqué au stade de faire mais au stade de quoi faire et comment.

Et je me suis dit :

combien d’adultes créatifs vivent exactement ça ?

Peut-être toi.

Tu as l’impression de ne pas avancer. D’être fainéant.

De ne pas trouver le temps.
De ne pas réussir à t’y mettre vraiment.

Alors tu te dis :

👉 “je manque de discipline”
👉 “je procrastine”
👉 “je ne suis pas assez doué”

Mais ce n’est pas ça.

👉 Tu manques d’une grille de lecture.

D’un tri.

D’un cadre pour ne pas être submergé d’informations graphiques.

Parce qu’aujourd’hui, si tu es seul :

tu accumules.

Des vidéos.
Des PDF.
Des conseils.
Des méthodes.

Et ton cerveau fait quoi ?

👉 il sature.

Et plus il sature…

plus tu bloques.

Et plus tu bloques…

plus tu doutes.

En plus c’est connu tous les formateurs redisent un peu les même choses mais de manière différente ou alors se contredisent…

Et là, le cercle vicieux est installé.

C’est exactement pour ça que je ne propose pas juste du contenu.

Dans mon accompagnement en ligne de 4 mois le bon regard, tu n’es pas seul face à :

– des informations
– des exercices
– des choses à “faire”
~ encore des Check list de choses à faire interminables …

👉 Au contraire, on regarde ensemble.

On en discute par chat.

On analyse en cours de groupe.

On remonte le fil en cours privé.

On comprend où ça bloque.

Pas à la fin.

Dès le début.

Dès les premières étapes.

Parce que c’est là que tout se joue.

Et c’est là que tu peux :

👉 enfin avancer avec clarté
👉 arrêter de t’épuiser
👉 retrouver du plaisir

Aujourd’hui, il reste 5 places pour la cohorte d’avril.

👉 Les inscriptions pour mon accompagnement en ligne ferment le 1er avril au soir (21h30).

Si tu sens que tu es plus submergé que bloqué…

👉 viens m’en parler en prenant RDV dans mon calendrier en ligne, avec le lien cliquable de mon profil.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

28/03/2026

Si tu te demandes si mon accompagnement est fait pour toi…
il y a une chose importante à comprendre.

Ça ne ressemble pas à ce que tu as déjà connu.

Ni à des cours classiques.
Ni à des stages.
Ni à des formations où tu consommes du contenu.

Ici, tu t’embarques pour 4 mois.
⚠️ 5 places jusqu’au 1er avril au soir pour un démarrage de cohorte lundi 6 avril.

4 mois avec :

👉 le regard d’une artiste professionnelle
👉 un suivi réel sur ton travail
👉 un échange continu

Pas juste à la fin d’un dessin mais pendant.

Au moment où ça se joue vraiment.

Au moment où tu doutes.
Au moment où tu hésites.
Au moment où tu ne sais pas quoi faire.

Et surtout…

👉 pas avec quelqu’un qui va te dire :
“attends que ce soit fini” fais confiance au processus tout ça …

Mais avec quelqu’un qui va te poser les bonnes questions pour comprendre où tu en es.

Celles qui te font réfléchir.
Celles qui t’aident à comprendre.
Celles qui te ramènent à ton intention.

Parce que le but n’est pas de juger ton dessin.

Le but est de t’aider à aller là où tu veux aller.

Mes exercices ne sont pas là pour “faire des exercices”. Accumuler pour accumuler parce que la pratique rend meilleure, oui mais dans ce cas ils sont pensés différemment.

Ils sont là comme des prétextes :

– pour vérifier
– pour comprendre
– pour explorer
– pour exprimer

Toujours en lien avec ce qui t’intéresse, toi notamment comme sujet.

Et c’est là que tout change.

Parce que la relation change.

On sort complètement de la posture :

👉 prof / élève

Pour entrer dans quelque chose de beaucoup plus juste.

Une relation où :

– tu es actif
– tu réfléchis
– tu fais des choix
– tu comprends ce que tu fais

Et moi, je suis là pour :

👉 éclairer
👉 questionner
👉 guider
👉 challenger

Pas pour te faire rentrer dans un cadre.

Mais pour t’aider à construire le tien.

Si tu cherches encore à “te raccrocher” à quelque chose que tu connais déjà…

c’est normal.

Mais justement :

👉 ce que je propose est différent.

Et c’est souvent pour ça que ça fonctionne.

Si tu veux voir si c’est le bon moment pour toi,

👉 Prends RDV avec moi dans le lien dans mon profil pour qu’on discute de ton intégration à la cohorte pour le mois d’avril.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

24/03/2026

🦜Le perroquet versus le tas de plumes.

Tu sais dessiner des plumes… mais tu ne sais pas dessiner un oiseau.

Je vais être directe.

Si demain tu apprends à dessiner de très belles plumes de perroquet…
et que tu dessines un perroquet en faisant uniquement des plumes…

👉 tu n’auras pas un perroquet.

Tu auras un tas de plumes.

Peut-être très jolies.
Peut-être très bien exécutées.

Mais un tas de plumes.

C’est un vrai problème.
Parce que ça veut dire que tu as appris un détail…
sans comprendre ce qui rend une image lisible dans sa globalité. Ce qui rend le sujet que tu as choisi compréhensible.

Et donc je te pose une question simple :

👉 Si tu sais faire des plumes… est-ce que tu sais dessiner un aigle ?
👉 Un moineau ?
👉 Un pigeon ?

Non.

Parce que ce qui fait un oiseau, ce ne sont pas ses plumes.

C’est :

-sa structure au niveau de son corps
-ses proportions
-son volume
-la forme de son bec
-la particularité de son regard
-la relation entre ses éléments

C’est ce qui permet à n’importe qui, dans la rue, de dire :

👉 « ça, c’est un aigle » et de reconnaître aussi le pigeon et/ou le moineau.

Sinon ?

On reste au niveau :

👉 « un oiseau », on sait aussi que un oiseau dans le ciel qui n’a pas besoin de précision c’est un V dans les dessins des enfants.

Le dessin, ce n’est pas accumuler des détails c’est comprendre quels critères utiliser pour être compris par le plus grand nombre, en plus de ce faire plaisir.

Transmettre ce qui fait sens pour l’œil humain.

Ce qui fait que ton image est :

lisible
compréhensible
identifiable

Même quand elle est simple.

Regarde les livres pour enfants.

Parfois, il y a très peu de détails.

Et pourtant…

on comprend tout.

Pourquoi ?

Parce que les bons codes sont là.

Pas la surcharge d’informations, le photorealisme n’est pas obligatoire.

👉 La compréhension si.

Et c’est là que beaucoup d’autodidactes se trompent.

Ils pensent que progresser = ajouter.

Alors que progresser, c’est souvent :

👉 comprendre ce qui compte vraiment. Et assumer de faire le tri.

Une fois que tu comprends ça…

tu peux faire simple.
tu peux faire fort.
tu peux faire juste.

Et là seulement…

tu peux ajouter du détail sans te perdre.

Si tu es à ce stade où tu sais faire des choses…

mais que tu ne comprends pas encore pourquoi ça fonctionne ou non,

c’est exactement ce que je travaille dans mon accompagnement.

👉 comprendre la lisibilité
👉 comprendre la structure
👉 comprendre ton propre fonctionnement

Et ensuite seulement, développer ta technique.

Parce que la technique sans compréhension…

te fait tourner en rond.

✔️ J’ouvre 5 places dans mon accompagnement « le bon regard » en ce moment et jusqu’au 1er avril pour un suivi de 4 mois pour devenir un artiste épanoui et pleinement autonome avec ma méthode personnelle unique.

Réponds 4 en commentaire pour avoir plus d’infos.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

23/03/2026

On crée pour échanger … mais c’est pas aussi simple 😬

Si tu postes tes dessins sans jamais avoir d’échange, ce n’est peut-être pas ton dessin le problème.

C’est la manière dont tu le partages.

Beaucoup de dessinateurs débutants postent leurs dessins avec une idée en tête :
-montrer leur travail.

Et c’est logique.

Mais il y a un décalage.

Parce que ce que la plupart recherchent à ce stade, ce n’est pas encore de vendre (enfin j’ose espérer ne mettons pas la charrue avant les bœufs).

C’est :

-du lien
- de l’échange
- de la stimulation
- un sentiment d’appartenance à cette communauté de créatifs

Souvent parce que, dans leur entourage proche, ils n’ont pas forcément d’autres personnes avec qui parler de dessin. La recherche d’un regard objectif et plus conscients des enjeux artistiques.

Donc ils viennent sur les réseaux pour ça.

Mais voilà ce qu’ils font.

Ils regardent des artistes professionnels, installés depuis des années. Les grands noms renommés à l’international.

Des artistes qui peuvent poster simplement :

- huile sur toile, 40x50 avec un titre ou une petite phrase anecdotique

…et vendre.

Pourquoi ?

Parce qu’ils ont déjà en place :

- une audience
- une reconnaissance
- un thème bien rodé qu’ils explorent de manière récurrente

Toi, aujourd’hui, tu n’as pas encore ça. Et c’est normal, tu n’es pas dans le même cas de figure, ni la même volonté en soi de séduire collectionneurs et galeries internationales.

Et si tu fais la même chose, juste poster ton dessin avec deux infos techniques pour aller vite, il y a fortes chances qu’il ne se passe rien.

Pas d’échange.
Très peu de réactions.
Souvent même aucun commentaire.

Et tu en conclus :

« mon travail n’intéresse personne ». Voire le dangereux « je n’intéresse personne ».

C’est totalement faux.

Le problème, ce n’est pas ton dessin.

C’est que tu n’as pas donné de point d’entrée humain.

Les gens ne savent pas quoi te dire, ils sont tous aussi gênés ...

Ils ne savent pas :

- ce que tu as voulu faire
-dans quel contexte ça a été fait
- ce que tu ressens
- ce que tu attends comme intervention (pas envie de te blesser, tout le monde ne veut pas de conseils )
- comment entrer en conversation avec toi

Et aujourd’hui, il y a une réalité :

les gens ont peur en ligne même si c’est complètement démocratisé comme usage.

Peur d’être maladroits.
Peur de dire quelque chose de “bête”.
Peur d’être mal interprétés.

Donc s’il n’y a pas de contexte…

ils ne disent rien.

C’est aussi simple que ça.

Alors fais quelque chose de très basique.

Ajoute une phrase.

-Qu’est-ce que tu as pensé en le faisant ?
- Est-ce que tu es satisfait ?
- Est-ce que quelque chose t’a posé problème ?
- Qu’est-ce qui t’a inspiré ?
- Quel aide tu souhaites ou non ?

Crée une ouverture explicite.

Parce que oui, le dessin est important.

Mais à ce stade, ce qui va faire la différence, c’est souvent :

la relation.

Un commentaire bienveillant.
Un échange.
Une discussion.

C’est ça qui donne envie de continuer de s’accrocher.

C’est ça qui évite le décrochage.

C’est ça qui fait rester.

Avant les formations.
Avant les accompagnements.
Avant les progrès visibles avec un effet d’avant et après.

Il y a cette base-là :

le lien humain.

Alors arrête de penser que ton travail n’intéresse personne.

Et commence à tendre la main, peut-être timidement au début mais avec conscience. 🙂

Photo : mspalafox18



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

22/03/2026

Question du jour ;
Est-ce que tu veux vraiment être créateur/créatrice…
ou est-ce que tu aimes juste l’idée de l’être ?

C’est une vraie question.
Je m’explique.

Parce que les deux n’ont rien à voir.

Être créateur, ce n’est pas seulement produire un beau dessin de temps en temps selon l’inspiration.

C’est :

-se confronter à la frustration
-ne pas toujours tout comprendre
-recommencer
-douter
-chercher
-et continuer malgré tout

Alors dis-moi :

👉 Sur une échelle de 1 à 10, à quel point c’est difficile pour toi de dessiner ?

Mets le moi en commentaire.
Parce que oui, c’est difficile.
Et pourtant, regarde autour de toi.

Combien de personnes aimeraient savoir dessiner comme toi ? Utiliser les couleurs comme toi sur le papier ?

Beaucoup.

Elles ont également :
-un cerveau
-des yeux
-des mains

Elles pourraient dessiner.
Mais elles ne le font pas.

Pourquoi ?

Parce que vouloir…
et faire…
ce n’est pas la même chose.

Et même quand on fait, il y a un autre piège.

Faire sans direction.

Faire des exercices au hasard.
Regarder des tutos pendant des heures.
Tester sans comprendre.

Ça ne fait pas progresser.

Ça fatigue.
Ça frustre.
Ça fait tourner en rond.
Ça donne l’impression de bien faire mais sans avoir les résultats.

Alors je repose la question.

Est-ce que tu aimes vraiment dessiner ?

Ou est-ce que tu aimes l’idée de savoir dessiner ?
Le potentiel d’imaginer ce que tu pourrais faire si tu pouvais retranscrire tes idées sur la feuille.
Parce que si tu veux vraiment y arriver, il va falloir :

-t’organiser
-te remettre en question
-changer certaines habitudes
-accepter d’être accompagné
-accepter de ne pas tout comprendre tout de suite
-accepter de ne pas faire juste des la première fois et continuer à faire encore et encore

Et ça, soyons honnête tout le monde ne le veut pas.

Dans mes accompagnements, tu es libre.

Mais tu n’es pas seul.

Il y a :

-un cadre
-une durée
-des attentes
-des échanges
-un regard extérieur

Et surtout :

👉 un vrai travail.

Je ne cherche pas des personnes qui veulent juste faire « quelques exercices » pour passer le temps.

Je cherche des personnes qui ont déjà essayé.

Qui ont :

-passé des heures sur YouTube
-testé des méthodes classiques académiques ou plus libres
-suivi des ateliers dans leur ville

…et qui sentent que ça ne suffit plus.

Des personnes qui ne veulent plus être juste élève mais créatrices à part entière.

Des personnes qui veulent :

-comprendre
-structurer
-s’exprimer
-partager
-et aller au bout

Si tu es à ce stade-là…

Viens m’en parler en commentaire.

J’ouvre une nouvelle session en avril.

Et si tu es prêt à faire le travail, tu es au bon endroit.

Photo par Yuri Mo, bloom of Colors


Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

17/03/2026

Je suis quelqu’un d’angoissé face à la feuille blanche.
Et pourtant je suis aussi quelqu’un de très kamikaze quand je dessine.

Oui j’ai encore des moments de stress, pas intenses mais réels après 30 ans de dessin, diplômes et pas mal d’années d’enseignement.Vraiment.

L’angoisse existe, elle est là. Et je sais très bien que si je ne m’occupe pas rapidement, si je ne mets pas quelque chose en mouvement, je peux me retrouver envahie par cette angoisse… et aussi par tout un tas de parasites visuels et mentaux. Autant j’ai appris à décrypté les signaux et ça ne prend plus le pas sur moi, mais ne rien faire pourrait minimiser le résultat que je souhaite.

Donc je dois agir dès le début.

Et pourtant, autre paradoxe quand je dessine, je suis quelqu’un de très kamikaze. On peut difficilement faire autrement avec les techniques traditionnels, oui y’a une prise de risques à chaque nouveau trait ou touche de pinceau.

Je prends beaucoup de risques dans mes dessins.
L’audace !
Je tente des choses.
Je ne cherche pas à tout sécuriser parce que c’est impossible.

Encore un autre paradoxe : je ne suis pas particulièrement portée sur le détail… et pourtant je suis très sensible au réalisme.

Tout ça peut sembler contradictoire.

Mais justement, c’est peut-être ça qu’il faut comprendre : tout n’a pas besoin d’être parfaitement cohérent dans ta manière de créer.

Ton fonctionnement en dessin peut être très différent de ton fonctionnement dans la vie quotidienne.
Tu peux être quelqu’un de très organisé dans ta vie… et très intuitif dans ton dessin.
Ou l’inverse.

Le plus important n’est pas de chercher une cohérence absolue partout.

Le plus important est d’apprendre à te connaître.

Savoir ce qui te stimule.
Savoir ce qui te bloque.
Savoir ce qui te fait avancer.

Je sais aussi que tout le monde ne fonctionne pas comme moi. Je laisse la porte ouverte à la curiosité et la compréhension des autres profils et comme un jeu de piste, on va trouve ensemble la créativité qui fonctionne pour eux.

Certaines personnes ont besoin de comprendre très précisément ce qu’elles font avant de se lancer.
D’autres ont besoin de cadres plus clairs.
D’autres encore prennent moins de risques et avancent plus progressivement.
Certaines sont compétitives, tant dis que d’autres détestent toute forme de compétition. Etc

Et c’est pour ça que je réfléchis beaucoup à partager des techniques et des approches qui s’adaptent à différents tempéraments.

Mais il y a un point auquel je tiens énormément dans mes accompagnements.

Parce que moi-même, je suis cliente de nombreux accompagnements dans ma vie artistique et professionnelle de manière plus globale.

Ce que j’ai toujours besoin de savoir, c’est :

-ce qu’on attend exactement de moi
-quel type d’effort est demandé
-à quel rythme
-et surtout pourquoi je le fais

J’ai beaucoup de mal à faire quelque chose simplement parce qu’on me dit de le faire sans plus de contexte ou d’explication.

Si je ne comprends pas les enjeux, ça ne s’inscrit tout simplement pas dans ma tête.

Et je ne fais pas ça pour être compliquée.

C’est justement pour ça que j’aime travailler avec les personnes qui posent beaucoup de questions, qui sont actifs et passionnés.

Ces personnes-là me stimulent énormément.

Parce qu’elles veulent comprendre.
Parce qu’elles veulent maîtriser.
Parce qu’elles veulent jouer avec les idées.

Et ça me pousse aussi, moi, à reformuler ma pédagogie, à regarder les choses autrement, à affiner ce que je transmets.

Je sais aussi que poser des questions peut être difficile.

On a peur de déranger.
On a peur de paraître « bête «
On a peur d’en faire trop.

C’est aussi pour cela que dans mes accompagnements, il y a deux espaces.

Un espace de groupe pour partager.
Et un espace privé, en message.

Parce qu’on n’a pas toujours envie de dire les mêmes choses devant tout le monde.

Et parce que le travail créatif demande souvent des moments plus intimes de réflexion.

Pendant plusieurs semaines, plusieurs mois, on a besoin de cet espace pour parler de son travail, poser des questions, explorer… et avancer.

C’est aussi ça, accompagner quelqu’un dans sa quête créative.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

16/03/2026

Le piège des autodidactes doués

Il existe un profil que je vois très souvent :
les autodidactes doués, si si et c’est pas juste pour vous lancer des fleurs !

Ce sont des personnes qui ont franchi des barrières que beaucoup n’arrivent jamais à passer. Leurs dessins impressionnent déjà.

Elles savent déjà faire du « beau ».
Elles savent représenter des détails avec réalisme.
Elles arrivent à produire des choses qui font faire whaouh.

Et pourtant… elles stagnent.

Pourquoi ?

Parce qu’elles ont compensé leur manque de compréhension du dessin par une grande habileté à rendre le détail.

C’est là tout le piège.

On dit souvent : « ne commencez pas par les détails. »
Oui. Mais ce n’est pas seulement une question d’ordre, et c’est pas pour être redondant.

C’est une question de compréhension. Et le dessin c’est de la transmission d’idées via le papier.

Prenons un exemple très simple.

Vous êtes dans un jardin. Assis sur une chaise, tranquille.
Un chat du voisinage passe à plusieurs mètres de vous.

Vous ne reconnaissez pas un chat grâce à ses moustaches, ses petits poils ou le détail de ses oreilles.

Vous le reconnaissez grâce à :

-sa silhouette
-ses proportions/sa taille
-sa couleur
-son mouvement
-sa vitesse

Autrement dit : grâce à sa structure vivante.

En dessin, c’est exactement pareil.

Un corps, humain ou animal, n’est pas un assemblage de petits morceaux posés côte à côte que l’on doit forcer à rendre harmonieux ensemble.

C’est un tout fonctionnel.

La tête, le cou, le tronc, les membres, la queue pour un animal… tout cela fonctionne ensemble.

Quand cette logique n’est pas comprise, le cerveau compense en s’accrochant au détail… et bonjour la charge mentale et le stress en plus de devoir tout gérer de manière indépendante. Vraiment c’est aussi plus dur pour le cerveau.

Mais le détail ne sauve pas la structure.

Il peut même la masquer pendant un temps.

C’est pour cela que certains autodidactes doués ont des dessins très travaillés… mais qui gardent malgré tout quelque chose d’enfantin.

Pas parce qu’ils manquent de talent.

Parce qu’ils n’ont pas encore intégré ce qui fait tenir l’image de l’intérieur.

Et souvent, ce qu’il leur manque n’est pas « plus d’anatomie » au sens scolaire du terme. Je précise que ça marche aussi avec les objets, véhicules etc cette notion de structure.

C’est une compréhension plus claire de la structure, de la logique visuelle, du fonctionnement.

Si tu te reconnais là-dedans, regarde de ce côté, je sur ma méthode du dessin spécialement conçue pour le retour à la créativité des adultes intelligents qui aiment comprendre.

Et si tu veux aller plus loin, je fais un live gratuit par semaine pendant le mois de mars pour parler de ma manière de travailler. Écris LIVE en commentaire.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

15/03/2026

Deux outils que les débutants utilisent énormément… et que les professionnels utilisent très rarement de cette manière. Une fois que j’aurais attirée votre l’attention la dessus, ce sera difficile de la voir autrement !

Je vais dire quelque chose qui surprend souvent les adultes qui se remettent au dessin.

Certains outils sont massivement utilisés par les débutants, mais presque jamais par les professionnels dans ces proportions.

Et je trouve toujours fascinant que cela passe inaperçu. Comment la comparaison finalement se pose sur des critères spécifiques mais pas tous.

Parce que les artistes que vous admirez…
ne travaillent généralement pas comme ça.

Les deux outils dont je parle sont :

– l’estompage systématique
– le fameux feutre fin (fine liner) pour chaque contour.

1️⃣Commençons par l’estompe.

Je ne parle pas seulement de l’outil en lui-même.
On peut estomper avec un coton-tige, un doigt, un chiffon, mouchoir etc

Le problème est le réflexe automatique :

“Je ne sais pas quoi faire de ce grand espace dans ma feuille qui est vide → je dois remplir sinon ça fait pas fini → donc j’estompe.”

Résultat :

– la même pression partout
– la même texture partout
– une surface uniformisée

Et le dessin s’aplatit immédiatement.

L’estompe devient alors une manière de remplir l’espace sans résoudre le problème graphique du traitement des différents sujets, textures, profondeurs ...

2️⃣Passons au deuxième outil : le feutre fin noir ou aussi appelé fine liner.

Ce petit trait noir qui encadre la couleur souvent crayons de couleur ou aquarelle.

C’est un réflexe extrêmement fréquent chez les débutants.

On colore une zone…
et on trace une ligne noire pour marquer la frontière.

Ce geste renvoie directement à un code très enfantin :
le coloriage.

La ligne est la même partout :

– même épaisseur (un seul feutre)
– même couleur (noire)
– même importance (pas de hiérarchisation selon le sujet)

Résultat :

toutes les éléments deviennent identiques,
tous les plans deviennent plats en étant cernés de la même manière.

Et le dessin perd immédiatement :

-de la profondeur
-de la nuance
-de la personnalité
-de l’intention

Je ne dis pas que ces outils sont interdits.

Ils peuvent être utilisés.

Mais les professionnels les utilisent avec parcimonie, avec variation, avec intention.

Pas comme un réflexe.

Si vous avez l’impression que votre dessin garde un aspect débutant, qui manque d’assurance ou même enfantin sans comprendre pourquoi…

regardez aussi vos outils et vos automatismes.

Parfois, ce ne sont pas vos capacités qui posent problème c’est souvent comment dans quel ordre et de quelle manière c’est utilisé. Pensez à comparer avec une recette, il n’y a pas que les outils ou la maestria si cuisinier à prendre en compte… les étapes dans le mauvais ordre, mauvaises proportions et c’est foutu même avec Philippe Etchebest.

Voilà, j’espère que cet article du dimanche vous auras amené à questionner simplement la manière dont vous remplissez l’espace de votre feuille blanche.

Et ça, heureusement, ça se travaille.



Juliette Guénard
Fondatrice du Triptyque du Regard
Psychologie & langage du dessin adulte
Accompagnement — Le Bon Regard

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