29/05/2026
🚨 Pendant un an, BLOOM a enquêté pour reconstruire un à un les mandats, les réseaux d’influence et les liens de pouvoir qui verrouillent la pêche française.
Notre enquête exclusive révèle comment une poignée d’acteurs industriels concentre les pouvoirs en siégeant à la fois :
- au “Comité national des pêches maritimes et des élevages marins” (CNPMEM), qui participe à l'élaboration des règles de la pêche
- dans les organisations de producteurs, qui attribuent les quotas de poissons.
93% des bateaux de plus de 40 mètres (soit moins de 1% de la flotte) sont membres du CNPMEM ou dans la gouvernance d’organisations qui ont des sièges réservés au CNPMEM ! Une véritable oligarchie s’est installée, souvent au bénéfice de multinationales étrangères Parlevliet & van der Plas ou Cornelis Vrolijk, qui ont infiltré la gouvernance française via les armements qu’elles ont rachetés.
Les conséquences de cette mainmise d’une poignée d’oligarques sur le secteur sont désastreuses pour l’océan, les écosystèmes marins et la pêche française elle-même, à commencer par la pêche artisanale, étranglée et sans recours face à ceux qui ont orchestré son impuissance.
Cette enquête décrit pour la première fois en France l’origine historique et le verrou actuel, expliquant les injustices qui caractérisent le secteur de la pêche française.
https://bloomassociation.org/les-oligarques-de-la-mer-une-enquete-inedite-sur-un-secteur-sous-emprise-la-peche-francaise/
10/05/2026
Le 8 mai, un monstre est né.
Le 8 mai, tout le monde était sur les dents.
La seule chose « normale », c’est que la police nous a protégés.
Tout le reste n’aurait pas dû exister.
Le 8 mai, c’est toute l’obscénité et la corruption du couple formé par les lobbies industriels et le pouvoir politique qui se donnait en spectacle, avec un tel déploiement de sécurité privée que cela en dit long sur la peur qu’ils ont de nous, les citoyens.
Le 8 mai, avec quelques vaillants bénévoles qui avaient fait le déplacement, nous étions au port industriel d’IJmuiden aux Pays-Bas pour documenter et dénoncer le baptême du nouveau-né de la major néerlandaise de la pêche industrielle Parlevliet & Van der Plas (P&P) : un monstre d’acier de 112 mètres de long, un navire-usine gigantesque aussi puissant que le plus grand chalutier du monde, l’Annelies Illena, que nous avons fait connaître par des vidéos virales.
Le 8 mai, alors que l’océan a déjà été vidé de plus de la moitié de sa vie marine, P&P n’a pas trouvé de meilleure idée que de baptiser un nouveau navire-usine : l’ANNIE HILLINA (vous apprécierez le nom quasi identique à celui de l’Annelies Illena) qui transformera à son bord les 400 000 kilos de poissons que ce géant peut attraper PAR JOUR !
400 000 kilos de poissons, c’est ce qu’un pêcheur artisan attrape au cours d’une vie entière.
L’ANNIE HILLINA, c’est la démesure faite machine. C’est un ogre.
Un ogre qui va ravager les mers et les pêcheurs du Globe car ce navire-usine rutilant d’efficacité technologique dernier-cri viendra pêcher dans les eaux françaises de la Manche, au nez et à la barbe de nos pêcheurs, écœurés par les choix faits par les dirigeants politiques.
La France pourrait décider d’un trait de plume d’interdire l’accès de nos eaux à ce navire. Elle peut l’imposer aux Pays-Bas, mais elle ne le fait pas.
Jamais, le choix politique de la puissance industrielle CONTRE les emplois durables du littoral n’a été aussi clair. Malaise, dégoût, colère, voilà ce que cela crée en nous et chez les pêcheurs.
Le 8 mai, BLOOM était la seule ONG à IJmuiden aux Pays-Bas pour manifester et dénoncer la naissance de cet ogre des mers.
P&P avait mis en place un dispositif de sécurité privée démesuré pour protéger leur cocktail de VIP célébrant au champagne le baptême de cette machine de mort de l’océan et des pêcheurs artisans. Leurs vigiles ont même agressé un journaliste français.
Le climat était tellement tendu que la police néerlandaise est restée jusqu’au bout pour nous protéger.
P&P se comporte en empire : régner, dominer, écraser, mépriser. Ils savent que les politiques leur mangent dans la main.
Tout cela a trop duré.
Ces ravages sociaux et environnementaux sont financés par nos impôts : sans aides publiques, sans la détaxe sur les millions de litres de fioul qu’ils utilisent par an et sans les millions d’euros dépensés par l’UE chaque année pour leur payer l’accès aux eaux d’Afrique (les « accords de pêche »), ces navires n’existeraient pas.
La pêche industrielle est biberonnée à l'argent public.
Cela doit cesser.
🔴 Nous demandons :
- Que la France exclue ces monstres industriels de ses eaux
- Que l'Europe démantèle ces navires géants
Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu doivent agir sans plus tarder au niveau français et au Conseil de l’UE à Bruxelles.
Merci aux citoyens qui ont fait 9h de route depuis Lille pour venir à IJmuiden.
Elargissons la mobilisation.
Voici comment gagner :
- Signez notre pétition et faites-la tourner massivement. https://petitions.bloomassociation.org/fr/stop-mega-trawlers
- Partagez ce post.
- Interpellez Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu pour demander l’interdiction des navires de plus de 25m des 12 milles français.
La lutte ne fait que commencer.
Hauts les cœurs.
✊
Photos de David Mulnard
05/05/2026
🚨 LES INDUSTRIELS ATTAQUENT LA PÊCHE ARTISANALE EN JUSTICE
Le Comité régional des pêches de Normandie avait pris une décision historique en décembre dernier : interdire les navires de plus de 25 mètres dans la bande côtière des 12 milles (environ 22 km). Ces navires sont conçus pour aller au large. C'est donc une mesure de bon sens pour protéger les écosystèmes marins et les pêcheurs côtiers du pillage organisé par les navires-usines chaque hiver.
Réponse de l'industrie ? Une attaque en justice pour entrave à la libre concurrence !
L'Union des armateurs de la pêche française (un syndicat patronal équivalent au MEDEF) et France Pélagique (qui possède deux navires usines de 81 et 88 mètres pêchant régulièrement proches des côtes) ont décidé de traîner cet arrêté devant les tribunaux. Les mastodontes industriels s'en prennent à une décision soutenue à 98% par les pêcheurs sondés par le Comité des pêches de Normandie.
C'est une attaque frontale, inédite, contre ceux qui font vivre nos côtes et nos territoires.
Les industriels montrent désormais leur vrai visage.
Les prédateurs contre les artisans.
Leurs profits contre la protection de la ressource.
Il est urgent d'agir : le 8 mai prochain sera inauguré, aux Pays Bas, un nouveau navire usine de 112 mètres capable d'engloutir 400 tonnes de poisson par jour.
Or, ce navire a le droit de pêcher dans la bande côtière de la Normandie et des Hauts-de-France.
Plus que jamais, il est essentiel de se mobiliser pour défendre les pêcheurs artisans et préserver les écosystèmes : signez notre pétition pour interdire les plus de 25mètres des 12 milles français. https://petitions.bloomassociation.org/fr/stop-mega-trawlers
27/04/2026
🚨 Scandale : pendant que les pêcheurs artisans agonisent, une multi nationale néerlandaise s’offre un méga chalutier flambant neuf.
Son nom : Annie Hillina.
- 112 mètres de long.
- 400 tonnes de poissons aspirées chaque jour soit l’équivalent d’une vie entière de pêche pour un petit pêcheur.
- C’est l’un des chalutiers les plus puissants au monde qui va piller les eaux européennes, africaines et sud-américaines
Ce navire-usine ciblera notamment des espèces déjà surexploitées à la base de la chaîne alimentaire : maquereau, hareng, sardine et merlan bleu…
C’est la multinationale néerlandaise Parlevliet & van der Plas, l’un des puissants Big Five de la pêche, qui s’est offert ce monstre à 80 millions d’euros pour célébrer ses 75 ans d’existence.
Et ce n’est pas tout.
Grâce à ses “droits historiques” offert par son immatriculation aux Pays-Bas, ce géant pourra opérer jusqu’à 6 milles des côtes françaises de Normandie et des Hauts-de-France, sur les mêmes zones que les pêcheurs artisans.
Ce modèle est une impasse. Au lieu de ralentir, l’industrie accélère. Le 8 mai prochain, l’Annie Hillina sera inaugurée. BLOOM appelle à la mobilisation contre ce modèle destructeur. Le gigantisme n’a plus sa place en Europe et dans le monde.
Notre communiqué : https://bloomassociation.org/flambant-neuf-un-mega-chalutier-de-112-metres-menace-les-pecheurs-artisans
02/04/2026
Dégoutés, mais certainement pas résignés. Honte à Catherine Chabaud - députée européenne
29/03/2026
On sait que les nouvelles sont mauvaises partout mais on ne peut pas baisser les bras. Si nous ne nous mobilisons pas pour les animaux marins qui ne sont pas « charismatiques », alors qui le fera ? On compte sur vous pour interpeller la ministre Catherine Chabaud - députée européenne et qu’elle respecte la science et qu’elle sauve les poissons !
Voici comment agir :
1. Interpellez Catherine Chabaud - députée européenne
2. Partagez ce post
3. Taguez 3 ami·es en commentaire pour qu’on soit nombreux·ses à défendre le vivant (ce qu’il en reste...)
Merci !
13/03/2026
À deux jours du premier tour des élections municipales, difficile de ne pas s’adresser aux citoyen·ne·s qui restent attaché·e·s aux faits. Il y a trop à dire mais une piqûre de rappel n’est jamais inutile. Lisez les slides jusqu’au bout et tenez le cordon sanitaire. Aucun vote à l’extrême droite ou à ses alliés.
Erratum : slide 2, il ne s’agit pas de Mantes-la-Jolie mais bien de Mantes-La-Ville en 2015.
04/03/2026
⁉️ Mensonge de la ministre ou sabotage par l’administration ?
Ce que nous venons de découvrir est inacceptable.
Rappelez-vous. Grâce à votre mobilisation massive, nous avions annoncé une victoire d’étape : la ministre de la Mer, Catherine Chabaud, promettait enfin plus de justice sociale. Elle avait annoncé que 400 tonnes de maquereaux seraient retirées aux navires-usines pour être redistribuées aux pêcheurs artisans. 400 tonnes arrachées après une bataille féroce contre les lobbies à qui elle a dû « tordre le cou ». Le même jour, la ministre annonçait travailler sur une répartition plus équitable du thon rouge dont les quotas sont en augmentation de 1100 tonnes par rapport à 2025.
Les arrêtés de répartition ont été publiés. Nous avons fait et refait les calculs.
Et ce que nous avons découvert nous laisse sans voix.
Lire notre actualité : https://bloomassociation.org/quotas-en-faveur-de-la-peche-artisanale-deux-arretes-contredisent-les-engagements-de-la-ministre/