10/11/2021
đComment et rĂ©duire son temps d'Ă©cran sans forcĂ©ment partir au bout du monde ?
Entre les rĂ©unions Zoom, les RĂ©seaux Sociaux, et nos sĂ©ries prĂ©fĂ©rĂ©es nous passons plus de 4h00 par jour devant nos đ» âŠ
Avant de prendre des décisions radicales et réserver une semaine de detox numérique dans le Larzac (un bel endroit au demeurant), si on allait regarder de « vraies » images dans les ?
Ăa tombe bien car cet automne la scĂšne parisienne des expos brille de milles feux, sans danger dâĂȘtre exposĂ© Ă la lumiĂšre bleue.
PlongĂ© dans la pĂ©nombre de lâexposition Cartier et les arts de lâIslam au MusĂ©e des Arts DĂ©coratifs on peut se laisser Ă©blouir par les pierres prĂ©cieuses et Ă©tourdir par tant de motifs dâun raffinement extrĂȘme.
Eblouis đ, vous le serez aussi si vous grimpez au 5e Ă©tage du Centre Pompidou, par la vue dâabord, dont on ne se lasse pas, puis par les toiles de Georgia OâKeefe qui nous offre un voyage aux đșđž, des plaines du Wisconsin au Nouveau Mexique.
c'est un peu comme , on croit connaßtre, on pense que ce sont juste des fleurs, quelque chose de décoratif et qu'on a déjà vu cent fois.
La réalité est pourtant bien différente. Sa peinture est si matériellement présente, presque aveuglante. Comme un miroir de l'intensité de sa relation avec Alfred Stieglitz qui fit, avec Steichen et d'autres, de la photographie un art à part entiÚre et de sa compagne Georgia une superstar de l'art.
Rien Ă voir avec le couple Rodin/Claudel 30 ans plus tĂŽt ou Picasso et Marie-ThĂ©rĂšse Walter au mĂȘme moment par exemple, ou encore Anni et Josef Albers, Ă dĂ©couvrir au MusĂ©e d'Art Moderne de Paris jusquâau 9 janvier, un belle histoire dâart, de design et dâamour.
Plus intimiste, lâexposition sur le couple fantasmĂ© et au MUSEERODIN.
Idem, on croßt connaßtre. L'exposition abrite pourtant des pépites, tout en sensualité et intensité. La Celestina nous y accueille de son regard sorcier. On y redécouvre le Ba**er, en Minotaure dévorant sa jeune amante dans des dessins ou la maßtrise absolue du trait vient contenir la fougue des étreintes, les femmes courant sur la plage de Dinard, une fascinante tentation de Saint Antoine par Rodin.
Sous nos yeux sidĂ©rĂ©s (pupilles chastes sâabstenir) les tendres Ă©treintes deviennent conquĂȘtes brutales et les amants des bĂȘtes monstrueuses. Surtout, on y explore une confrontation intĂ©ressante entre la Porte de l'enfer et , comme autant d'Ă©chos Ă l'actualitĂ©.
Tout semble se rapprocher cet automne : les corps des amants amĂ©ricains, Picasso et Rodin, lâombre et la lumiĂšre. Il ne vous reste qu'Ă vous approcher...
Pour rĂ©server votre moment hors du temps, c'est par ici âĄïž