17/09/2026
🌊 Parlons de possibilités plutôt que de barrières... à part celle de corail, bien sûr !
Une magnifique initiative et un superbe témoignage à découvrir absolument ! 💙🤿
Le projet Handisub en Nouvelle-Calédonie prouve que la passion et l'humain peuvent déplacer des montagnes (ou plutôt ouvrir les portes de l'océan). À partager sans modération ! 👇
https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/programme-audio/ligne-directe-14926/
« Mais pourquoi elle ne peut pas y aller ? »
Cette phrase de Priscille Bouvier m’est restée après notre Ligne Directe consacrée à la rencontre entre Handisub et le service d’accueil de jour de l’APEH.
Parce qu’en fin d’émission, Priscille a eu des mots particulièrement émouvants sur l’accessibilité.
Lorsqu’une personne lui dit : « Moi, je ne peux pas y aller », son premier réflexe est de se demander pourquoi.
Pourquoi ne pourrait-elle pas plonger ?
Quel est réellement l’obstacle ?
Et surtout : que peut-on changer, adapter, imaginer pour le dépasser ?
Et puis cette phrase : « Notre raisonnable à nous, c’est pas le raisonnable de la société. On a envie d’aller un petit peu plus loin. »
Aller un peu plus loin, c’est aussi tout le travail, souvent invisible, des bénévoles.
Et parmi eux, il y a les « petites fées » comme Fanfi.
J’ai beaucoup aimé cette image pendant l’émission. Pendant que les encadrants se concentrent sur la personne qui plonge, les petites fées sont autour : préparer le matériel, tenir un masque, apporter les palmes, vérifier un gilet, rassurer, observer, anticiper…
Fanfi nous a surtout rappelé que derrière toutes les adaptations techniques, il y a l’humain. On discute, on écoute, on essaie, on débriefe, on recommence. Et surtout, on ne force jamais. Si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera peut-être la prochaine fois.
Et puis il y avait nos trois plongeurs.
Paul, d’abord, qui nous a bien fait rire avec son enthousiasme et son fameux « go, let's go ! ». Mais derrière les sourires, il a aussi délivré un beau message : il faut essayer, se faire confiance et savoir que des personnes sont là pour accompagner et sécuriser chaque étape.
Tom, lui, nous a expliqué très simplement pourquoi il n’avait pas vraiment eu peur : il savait qu’il était bien encadré. Une petite phrase qui dit finalement beaucoup du travail réalisé en amont par toutes ces « petites fées » et ces bénévoles.
Et Bath-Sheba, enfin.
Depuis toute petite, elle rêvait de plongée. Elle ne pensait pas forcément que ce rêve deviendrait un jour réalité.
À la toute fin de l’émission, je lui ai demandé ce qu’elle avait ressenti sous l’eau.
Sa réponse a tenu en quelques mots :
« Je me sentais libre. Pour tout dire. »
Je crois que tout était là.
Priscille nous a parlé des barrières que l’on peut choisir de questionner.
Fanfi, de tout ce que l’on peut mettre en place humainement pour les dépasser.
Paul et Tom, de confiance, de courage et du plaisir de se jeter à l’eau.
Et Bath-Sheba nous a offert le mot de la fin : la liberté.
Pendant 40 minutes, nous pensions parler de plongée, de handicap, de matériel, de sécurité et d’accessibilité.
Nous avons finalement beaucoup parlé de possibilités.
Merci à Priscille Bouvier, Fanfi et à toutes les « petites fées » de Handisub, à Julie Dubois et l’APEH, et bien sûr à Bath-Sheba, Paul et Tom pour leurs témoignages, leur spontanéité et leurs sourires.
Parce que l’accessibilité, ce n’est pas demander aux personnes de s’adapter sans cesse à un environnement qui n’a pas été pensé pour elles.
C’est aussi nous demander, collectivement : qu’est-ce que nous pouvons changer pour rendre les choses possibles ?
Et parfois, la réponse permet simplement à quelqu’un de nous dire :
« Je me sentais libre. »
À réécouter ici : https://la1ere.franceinfo.fr/nouvellecaledonie/programme-audio/ligne-directe-14926/