25/09/2026
8 août. Aiguille de la Grande Sassière — 3 745 m.
Ce jour-là, l’objectif n’était pas simplement d’aller chercher un sommet de plus.
À quelques semaines du Kilimandjaro, je voulais confronter ma préparation à quelque chose que je ne pouvais pas vraiment reproduire plus bas : l’altitude.
12,54 km, 1 473 m de dénivelé positif, un sac de plus de 18 kg sur le dos, et du début jusqu’à la fin, une seule façon de respirer : par le nez.
Pas de masque d’entraînement cette fois. À cette altitude, la montagne faisait déjà suffisamment le travail.
Plus je montais, plus l’air se raréfiait, et plus chaque respiration prenait de l’importance. C’est justement ce que je venais chercher : observer comment mon corps réagissait, continuer à avancer sans ouvrir la bouche et rester concentré sur cette respiration nasale malgré l’effort et l’altitude.
Parce que derrière cette sortie, il y avait déjà le Kilimandjaro.
Une ascension à 5 895 mètres que je prépare avec une contrainte bien particulière : tenter de réaliser l’intégralité de la montée en respiration nasale, bouche scotchée.
Alors ce 8 août, la Grande Sassière n’était pas seulement une magnifique journée en montagne.
C’était un terrain d’entraînement. Une façon de mettre à l’épreuve des mois de préparation et d’aller chercher, une nouvelle fois, cette frontière où le corps demande de ralentir, où le mental commence à négocier… et où la respiration devient le point autour duquel tout le reste s’organise.
3 745 mètres. Une étape de plus vers 5 895. 🏔️