24/05/2026
🌞🌞Les Marsupilamis de Brasparts se réveillent toujours avec le soleil. Pas une minute avant. Pas une minute après.
Dans les Monts d’Arrée, c’est une tradition sacrée : dès que le premier rayon du soleil traverse la brume, on entend un long :
« Houbaaaaaa… mais qui a encore déplacé le beurre salé ? »
Car oui, les Marsupilamis de Brasparts ne vivent pas dans la jungle. Eux préfèrent le Yeun Elez, les crêpes au beurre salé et les discussions interminables sur la météo.
🌅Au lever du jour, toute la famille sort de sa cahute couverte de lichen.
Le père Marsupilami étire sa queue sur quinze mètres et renverse trois paires de sabots, la karriguel et le diablotin qui passait par là.
La mère prépare le petit-déjeuner : crêpes sucrées, beurre salé et tripes de Brasparts — parce qu’ici, même les Marsupilamis ont des goûts mystérieux.
Les petits, eux, bondissent partout dans la rosée matinale :
— Houba !
— Houba houba !
— Non Marcel, on ne saute pas sur le menhir du voisin !
Puis vient le grand moment : la salutation officielle au soleil. Tous les Marsupilamis de Brasparts se tournent vers l’est, lèvent la queue bien droite et chantent :
« Ô soleil magnifique,
Toi qui sèches nos chaussettes,
Fais mûrir les fraises,
Et éloigne les touristes en sandales-chaussettes ! »
Le soleil, très gêné, monte alors un peu plus vite dans le ciel.
Et pendant ce temps-là, au Feelgood, les habitués regardent la scène sans surprise :
— Bah… c’est l’été.
— Oui.
— Ils sont en avance cette année.
— Le réchauffement climatique, sûrement.🥵
Toi aussi tu veux les rencontrer ?
Toi aussi tu veux entendre leur cri mystérieux ?
Le samedi 8 Août quand le soleil sera haut sur la lande, vient tenter d'entendre ce cri mystérieux :
« Houba… où est passée le beurre salé ? »