10/09/2026
on va voir si quelqu'un ira entretenir les places de chant ?
C’est désormais acté : le Lagopède alpin et le Grand Tétras perdent leur statut d’espèces chassables et deviennent des espèces protégées.
De quoi faire jubiler les associations animalistes… Pourtant, sur le terrain, la réalité est beaucoup moins confortable que leurs communiqués victorieux.
Pendant des années, alors même que les prélèvements étaient déjà nuls dans de nombreux territoires, des chasseurs locaux et passionnés ont continué à donner de leur temps, de leur énergie et de leur argent pour suivre, connaître et tenter de préserver ces oiseaux emblématiques.
Et dans le même temps ? Le ministère annonce l'arrêt du programme de renforcement du Grand Tétras dans les Vosges, après une mortalité massive des oiseaux relâchés. Parmi les causes mises en avant figure notamment une prédation très importante, en particulier par la martre.
Voilà toute l'absurdité d'une certaine vision de la biodiversité : on applaudit lorsqu'on interdit la chasse, mais on détourne le regard lorsqu'il faut ensuite gérer concrètement les équilibres naturels.
Car non, la nature n'est pas un dessin animé. Prédateurs et proies interagissent, et protéger une espèce patrimoniale nécessite parfois de regarder l'ensemble de l'écosystème, même lorsque la réalité dérange.
Alors aux animalistes qui célèbrent aujourd'hui cette « victoire » : où étiez-vous lorsqu'il fallait agir concrètement pour ces populations ?
Interdire ? Toujours présents. Gérer, financer, suivre et préserver ? Là, bizarrement, il y a beaucoup moins de monde.