04/08/2020
Mardi 4 août
Quelle galère 🚣♀️ !!
Nous pensions être sortis d’affaires, et pourtant... (que la montagne est belle)
Petit retour en arrière (flashback, pour les bilingues) :
Nous avions opté pour un retour Montpellier - Strasbourg en avion ✈️.
Une semaine à peine avant le décollage, nous sommes notifiés de l’annulation de notre vol, et sommes replacés, non pas sur un vol 2 heures avant, mais 2 JOURS avant le départ prévu...
Chance 🍀 : remboursement obtenu. Normal après tout.
Plan B : le train 🚞
À la base, nous étions plutôt satisfaits que ce plan B se transforme malgré nous en plan A (question pratique pour les montures).
La SNCF étant assez folklorique dans ses renseignements et ses conditions, nous réservons le train de 6h30, en 1ère classe, persuadés que les vélos non démontés / non emballés sont acceptés (en 1ère seulement).
Un direct MPL - SXB en prime.
Arrivés sur le quai à 6h00 dans le coltar 🌫🌫 nous nous voyons refuser l’accès au train.
Vélos pas emballés = pas de train.
No packing = No training
« C’est pourtant écrit dans les conditions lors de la réservation du billet » affirme l’agent de la SNCF agréable et serviable à souhait.
Raccompagnés vers la sortie par la sécurité 👮♂️ tels des terroristes malveillants, nous voilà bredouilles, une fois encore.
La journée commence bien.
Dieu merci, il ne reste qu’une quinzaine d’heures...
Encore une fois « chanceux », nous parvenons à obtenir l’intégralité du remboursement de nos billets, notre train étant encore à quai.
Plan C : le train, vélos emballés cette fois-ci.
Départ prévu à 12h33, via la capitale.
1h04 pour :
- Déballer les vélos
- Monter les vélos
- Changer de gare (4km)
- Démonter les vélos
- Emballer les vélos
Le timing est serré.
Préparation mentale pour la gymnastique 🤸🏻♂️ qui nous attend.
C’est dans la joie et la bonne humeur que nous dégustons notre petit déjeuner 🍊 🥐 au café ☕️ en face de la gare, entourés des cousins de nos amis rencontrés précédemment à Montauban.
Petit déjeuner pour nous faire patienter jusqu’à l’ouverture d’un des plus grand Décathlon de France.
« Chance » encore : il y a en stock 5 housses à vélos. À 60€ l’unité, deux nous suffiront.
Sur le trajet, car encore en avance, nous faisons escale au centre commercial l’Odysseum, juste à côté.
Et nouvel incident mécanique, « mineur » cette fois, pour nous sauver d’une journée complètement ratée.
Une vis du porte bagage a cédé.
Demi-tour, à fond la forme.
Palala papa 🎶 palala papa 🎵
Explication du problème.
Demande d’acquisition d’une vis de remplacement.
« Nous n’avons pas de visserie en stock. Je ne peux que vous proposer de racheter un nouveau porte bagages en entier ».
L’enseigne qui se prétend éco-responsable 🌱🌿🌴 a encore un peu de chemin à parcourir.
Merci toutefois pour votre accueil et votre amabilité (réelle pour le coup).
IKEA est la porte à côté 🇸🇪
Ouverture à 10h. Nouveau 1/4 d’heure d’attente pour une nouvelle tentative.
Ouverture du magasin et du service après-vente.
Ouverture et... 1er client : plus de papier dans l’imprimante des tickets d’attente. Patientons calmement.
Plutôt agaçant dans cette situation.
IKEA : Amabilité made in SNCF.
Ou l’inverse, allez savoir.
Ça repart, encore une fois bredouille.
Sur la route, éclair ⚡️ de génie 🧞♂️ :
Déshabiller Paul pour habiller Jacques.
Technique subtile employée en politique depuis quelques décennies.
Nous tentons l’expérience.
Pour le peu de route qui reste, ça devrait tenir.
Retour à la gare donc...
5km
10h30
A la gare certes, mais la mauvaise.
Le plan C ne part plus du centre, mais de la nouvelle gare de Montpellier Sud de France, à quelques pas de l’Odysseum.
C’est reparti pour les mêmes 5km.
On rembobine.
(5h de sommeil)
Bonne humeur 😁
11h00
Arrivée à la gare. La bonne.
L’exercice d’emballage débute.
Nous sommes plutôt habiles et rapides.
Une heure de répit jusqu’à l’embarquement.
12h15, annonce (que vous devinez déjà) : suite à problème de signalisation, le train [...] 15 minutes de re**rd.
Nos 64 minutes de correspondance se transforment en 49 minutes.
On transpire déjà 🥵.
Enfin dans le 1er train.
Écœurés toutefois par la montée d’un autre passager accompagné lui aussi d’un vélo, ni démonté, ni emballé, dans ce même train.
Quand on vous dit qu’on y comprend rien 🧐...
C’est 20 minutes avant l’arrêt à Paris que nous commençons notre gymnastique, encore à bord, histoire de gagner quelques précieuses minutes.
La circulation dans Paris débute, « à la parisienne » oblige.
Paris Gare de l’Est en vue.
Soulagement 😎
Aujourd’hui on valide le rang « super-héros »
(👏🏻 applaudissements 👏🏻)
Demain, on se marrera un verre à la main 🍻 en y repensant.
19h20
Strasbourg, ici Strasbourg.
Merci à tous de nous avoir suivi.
Nous rendons l’antenne.
A vous les studios.
😘 ❤️
04/08/2020
Lundi 3 août
C’est le départ pour la dernière étape.
Il se fait aux premières lueurs du jour : 7h30 🕢
Il ne faudrait pas changer les habitudes. On est descendu dans la cuvette millavoise, il fallait bien en sortir.
Premiere heure : fraîcheur du matin et escalade 🧗🏻♂️ à la moulinette pour monter sur les Causses et le Larzac. C’est raide.
Une heure de trajet, pas encore trop éloignés de la ville et premier stop sur un promontoire pour capturer quelques clichés de la petite passerelle.
La nature nous aura mis à rudes épreuves et aura placé quelques éléments contre nous tout au long du périple. Nous avons patiemment attendu ce dernier jour et nous recevons ce qui ressemblent à des félicitations du jury :
Routes plates, descentes, soleil camouflé derrière quelques nuages, température maximale de 24°, et surtout, vent dans le dos. Vent dans le dos en montées ET en descentes, au point de nous propulser sur des portions plates avec si peu d’effort et de coup de pédales à 60km/h.
Le paradis sur le vélo.
Nous volons d’ailleurs sur le col du vent à quelques 700m de hauteur.
Ceci explique peut-être cela.
Les cyclistes locaux nous informent à l’arrivée que cette situation est permanente : le vent souffle toujours dans notre « bon sens » : de Millau vers Montpellier.
Pause déjeuner à Saint-Guilhem-Le-Désert. Village médiévale de toute beauté mais hélas surpeuplé de touristes. On y trouve moins d’habitants locaux que de voitures.
C’est la fil indienne 🇮🇳 et l’embouteillage sur plusieurs km sur une petite départementale longeant les gorges de l’Hérault. Le slalom entre les voitures nous fait perdre patience, à nous, et à un rayon de la roue arrière du gros.
Ce dernier avait pourtant allégé sa monture pour la journée en confiant ses bagages à l’ingénieur 👨🏻💻 qui les rapatriera en voiture plus t**d dans la journée sur Montpellier.
Et malgré cet allègement, le meilleur grimpeur au classement reste en tête sur la dernière étape.
C’est donc à 40km de la destination finale que nous déclarons le premier sinistre mécanique officiel du voyage.
Pas de quoi décourager les athlètes.
20km plus loin, nous rencontrons un British, de Manchester, qui tient un atelier de réparation de vélo.
Fraîchement installé en France, il débute tout juste son activité depuis quelques semaines. La boutique est encore en travaux.
C’est la fuite du Brexit 🇪🇺 / 🇬🇧 qui l’a poussé jusqu’à ces terres méridionales.
He’s not so fluent in french, so we spoke English with him. This guy from HelloVelo (in french, it means « bonjour bicyclette ») is really kind and gave us a lot of advices (really useful at this stage of the trip).
He fixed up the rayon, put some oil 🌻 on our chain ⛓ and tell us some funny stories.
After a thirty minutes Time-Off, nous nous remettons en route.
Une heure plus t**d, nous arrivons à Montpellier.
Nous l’avons fait.
Un litre de Perrier fines bulles 💦 sur la place de la Comédie pour célébrer 🥂.
Nous sommes catapultés du rang « d’athlètes » au rang de héros.
(applaudissements 👏🏻 svp)
Au compteur, c’est la journée la plus longue : 127km (sans compter les 10km déplacements intra-muros) pour 5h41 de vélo.
Le cap des 1000km a été franchi.
Journée à plus vive allure également, mais peut-être l’une des moins fatigantes tellement les éléments jouaient en notre faveur.
Dîner en terrasse du bouchon Montpelliérain pour se féliciter une fois encore, accompagnés cette fois-ci deux deux Salomon.
L’aventure touche à sa fin.
Train tôt dans la matinée de demain.
🚲 🏁 🥳
04/08/2020
Gromanche 2 août
La journée commence par une veillée suite aux Ricard-Magrets-cubis de la veille jusqu’à 4h du matin environ.
Puis, au réveil aux alentours de midi, le rythme effréné s’enclenche sur le canapé 🛋 :
- La chute du Faucon Noir 🎞
- Mac Donald 🍟
- Old Guard 🎥
- Paradis d’Asie 🍚
- In the shadow of the moon 🍿 🌔
Nous sommes éreintés par cette journée.
🛏 💤
01/08/2020
Samedi 1er août
Journée sans bicyclette.
La journée commence par un réveil en douceur. A l’ouverture des yeux, quelle surprise : B. Pons, chargé d’une dizaine de viennoiseries pour notre plus grand plaisir.
Une petite fouace aveyronnaise confectionnée la veille par Emma accompagne le petit déjeuner.
Et c’est logiquement que nous décidons de fignoler la cuisson débutée la veille sur le tarmac, par une finition sur l’eau.
Nous descendons donc ce jour les gorges du Tarn sur une cinquante de kilomètres en kayak, accompagné du meilleur pilote d’hélicoptère de France et de Navarre.
La chaleur appelant la soif, nous nous arrêtons précédemment au Géant, de quoi se procurer 3 salades, 3 glaçons et 3 litres de rosé, en cubis.
Juste de quoi demeurer hydratés le temps du pédalage, avec les bras, pour changer.
Sur la route de l’embarcadère, notre pilote célèbre le passage des 200 000 heures de vol de son véhicule terrestre à moteur. Applaudissements et standing ovation.
Immortalisation de l’instant.
Il est content.
La descente est entrecoupée de pauses acrobatiques et apéritives.
Nous n’avons hélas aucun cliché de cette aventure à vous partager. Le fameux pilote ayant eu quelques mauvaises expériences avec les bidons étanches quelques jours auparavant. Nous n’avons pas pris le risque de lui faire confiance.
La journée se termine de la plus belle des manières. Apéritifs (encore), magrets de canard 🦆 à la plancha, tomates au basilic 🍅 🌿 , piscine sur les hauteurs 🏊♂️.
On est bien.
C’est beau.
Bonne soirée à vous.
Service
⛰ 🌉 🛶 ☀️ 🍸 🍹 🍷 🍺 🏊♂️
01/08/2020
Vendredi 31 juillet
C’est avec un sachet plein de croissants que Marco nous rejoint sur les coups de 9h pour le petit dej’, comme promis la veille.
Nous sommes surpris. L’aveyronnais est généreux et accueillant.
Après ce café - croissant, nous nous remettons donc en route pour l’avant-dernière étape : Millau.
C’est 45km qui nous séparent de notre destination du jour, et non des plus plats. Beaucoup de descente, certes (avec un peu de vent de face), mais aussi quelques mètres de montées.
Nous gravissons d’ailleurs une petite colline à quelques 1047m d’altitude : le col de Poulzinières.
A cette hauteur, l’air est respirable. Ça fait du bien.
Nous faisons une pause apéritive à Castelnau-Pégayrols, qui se transforme en pause déjeunatoire (l’informaticien décalant son arrivée prévue à 13h, à l’heure de l’apéritif du soir).
Nous finissons donc la journée entre 15h et 16h sur une courte montée d’une petite 1/2h sous une chaleur accablante de 70° (35° du soleil + 35° émanant du bitume fondu par endroits).
Accueillis par Emma, nous attendons patiemment au bord de la piscine l’arrivée du grand.
C’est alors que le guide local (avec une nouvelle heure de re**rd) nous transporte vers une nouvelle quarantaine de km, à pieds cette fois-ci, dans les rues étroites de la cité millavoise. Parcours jonché de petits jaunes et d’Aperol Spritz confectionnés avec du Campari 🤢.
La soirée se termine en beauté au restaurant le jeu de Paume. Entrée - plat - dessert avec viandes et spécialités locales.
Nous rentrons pour s’endormir avec un petit blind test mono-joueur :
1 animateur
1 joueur
1 dormeur.
La fin est proche. Deux jours d’activités reposantes s’offrent à nous.
30/07/2020
Jeudi 30 juillet
Départ de Belcastel. Difficile de quitter le plus bel endroit du séjour.
Comme à son habitude, le profil altimétrique de l’itinéraire nous prend à froid.
Comprenez qu’il nous échauffe les gambettes à peine sur le vélo. De bon matin, jamais agréables les 17% de la pente qui nous emmène droit vers le ciel.
Arrivés à Rodez, c’est avec le fameux alligot saucisse que nous reprenons nos forces (plutôt sympa la Mousseline).
Le soleil toujours présent nous fait reporter le départ post-digestion.
L’un se vautre dans son hamac tendu dans un parc, l’autre en profite pour explorer le musée de Pierre Soulages, le roi du noir centenaire et toujours en activité.
Le redémarrage est particulièrement compliqué.
Nous n’étions pas préparés mentalement à autant, voire plus, de pente que le pays basque.
Si peu de kilomètres et tellement de grimpette.
L’enfer en Aveyron.
Heureusement, nous tombons par hasard sur la guitoune de Marco et Vincent, installée sur les bords du lac de Pareloup, qui nous réconfortent avec leurs burgers aveyronnais au roquefort accompagnés de frites maison.
René, le propriétaire du terrain sur lequel Marco est installé, nous laisse nous pendre gracieusement (dans tous les sens du terme) à ses arbres pour la nuit.
Petit déjeuner prévu à l’aube avec Marco.
Destination : un grand pont
30/07/2020
Mercredi 29 juillet
Départ de Monteils pour une traversée du département de l’Aveyron.
D’abord Villefranche-de-Rouergue, puis destination du jour : Belcastel et son beau château (pour celles et ceux qui n’auraient pas compris).
Le périple a été interrompu ce jour par une chasse au trésor sur une départementale à l‘entrée de Lanuéjouls suite à un problème technique intervenu sur une bécane.
Nous repartons avec les 2 tiers du butin. Bel exploit quand il s’agissait de retrouver une aiguille dans une meule de foin.
Nous ne transmettrons pas plus de détails ici.
Le chemin reprend et se termine donc sur le plus beau village visité jusqu’alors.
Un château à flanc de colline.
L’Aveyron à ses pieds.
Le vieux pont reliant le village construit au XVème siècle et classé monument historique depuis 1958.
Naturellement séduits par ce fameux château, nous décidons d’y monter pour y effectuer quelques prises de vues.
Non pas à vélo, mais en marchant cette fois-ci (ça monte à plus de 37% sur plusieurs km : pente intenable à bicyclette).
C’est alors que notre artiste, dessinateur-peintre-photographe déballe ses ustensiles de cuisine (crayons, compas, équerre, rapporteur, jumelles, fil à plomb et j’en passe) et se met à gribouiller quelques traits.
Je vous laisse admirer le résultat qui, on doit l’admettre, reste plutôt fidèle au décor.
Nous dînons donc au bas de cette merveille avec une vue des plus plaisantes.
Nos digressions sur les sujets philosophiques d’actualités et d’un intérêt sociétal fort ne sont interrompues que par le bruit des pas du cheval allant se désaltérer dans l’Aveyron, monté par la serveuse du café du coin.
Il se fait t**d.
Nous allons dormir.
Encore une grosse petite journée demain.
29/07/2020
Mardi 28 juillet
Avec la motivation de deux ânes morts, le binôme se remet en route et quitte leur château en poursuivant le long des gorges de l’Aveyron.
Vers Saint-Antonin-Noble-Val dans un premier temps, puis Caylus, dans un second.
À SANV, nous avons la chance d’admirer une petite exposition d’art contemporain dans l’hôtel de ville.
C’est sur un rythme très peu soutenu que les km défilent. Seule une soixantaine n’est prévue par jour jusqu’au bout de l’aventure.
La moitié sportive est définitivement derrière nous, place au tourisme.
C’est le camping de Monteils qui nous accueil pour la soirée, en périphérie de Castanet.
Fin du vélo à 16h, à l’ombre des platanes.
Le repos est bienvenu.
👨🏼🦼🏕🕶
28/07/2020
Lundi 27 juillet
C’est sous un soleil accablant que nous nous réveillons.
Peu satisfaits par la température ambiante, nous décidons de démarrer la journée par un mini golf.
C’est le meilleur grimpeur qui remporte la partie, de peu, sur un malencontreux coup de chance.
Décidément, il est loin en tête au classement.
La pré-cuisson débute.
Le fait de se tenir à la vertical est un effort qui nous fait évaporer l’entièreté de l’eau de notre corps.
Nous roulons donc de 11h à 14h jusqu’au centre de Montauban, en passant par le stade Sapiac tout de même, et c’est sur la place nationale que nous nous restaurons.
Pause jusqu’à 16h.
L’air est irrespirable.
Le soleil brûle.
Nous décidons de reporter la fin de la cuisson à plus t**d et nous nous installons devant la médiathèque MÉMO, dans le quartier du Neuhof de Montauban.
Posés à l’ombre, approvisionnés en glaces au Leader Price et en crème soleil indice 2000 à la pharmacie du coin, nous sommes rejoints par des personnes d’une authenticités rares, tous munis d’une Amsterdam 11° tiède et d’une dentition à l’abandon et en ruine, telles les maisons en vente croisées lors de la traversée du Gers.
Les anecdotes sans queue, mais surtout sans tête, démarrent et nous font presque oublier le cagnard.
Nous mettons toute cette incohérence sur le compte de la chaleur claviculaire.
C’est peu après 18h que nous poursuivons la route vers l’est.
Super U de Negrepelisse pour les provisions, puis le splendide village médiévale de Penne (81140, 579 habitants) pour la nuit.
C’est certainement le plus beau village traversé jusqu’alors.
☀️ 🥵 🏰
27/07/2020
Dimanche 26 juillet
« Mais, vous savez, moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation. Moi, si je devais résumer ma vie aujourd’hui avec vous, je dirais que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. Et c’est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée… Parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l’interlocuteur en face, je dirais, le miroir qui vous aide à avancer. Alors ce n’est pas mon cas, comme je le disais là, puisque moi au contraire, j’ai pu ; et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie… Je ne suis qu’amour ! Et finalement, quand beaucoup de gens aujourd’hui me disent « Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? », eh ben je leur réponds très simplement, je leur dis que c’est ce goût de l’amour, ce goût donc qui m’a poussé aujourd’hui à entreprendre une construction mécanique, mais demain, qui sait, peut-être seulement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi. »
26/07/2020
Et c'est reparti pour 100km,
on garde la banane !
25/07/2020
Samedi 25 juillet
Départ de Capvern après une nuit calme dans un camping très rustique, le binôme décide de se séparer pour quelques heures.
Chacun pour vaquer à sa discipline artistique de prédilection : le premier toujours en tête, l’art picturale, le second, l’art musicale et la chanson.
Chacun pour traverser villages au noms plus authentiques les uns que les autres.
C’est donc une soixantaine de km plus loin que les compères se retrouvent sur la place principale de Marciac, village très charmant du Gers, pour se restaurer et de désaltérer à grands verres de boissons belges.
Malgré le soleil de plomb qui cogne depuis l’aube et les grands itinéraires très « roulants », voire monotones (ligne droite, ombre rarissime à travers champs et sans trop de dénivelé), nous décidâmes de pédaler encore une vingtaine de km plus loin pour nuiter à Mirande.
On en viendrait presque à regretter la montagne.
C’est à camping Paradis que nous atterrissons pour déguster nos gnocchis sauce tomate / olives avec les moyens du bord.
Le plein de calories est fait.
Au dodo.
Demain : direction Auch
☀️ 🥵