Sous la mêlée

Sous la mêlée

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La parole donnée engage, sinon il faut partir
Christian ARNAUD

Proche soutien de Florian Grill depuis 2018 et acteur de son élection, je ne peux accepter ni les promesses non tenues depuis 2023, ni le comportement envers la famille Narjissi.

19/06/2026

MATCHS À RISQUE :
LA VIDÉO, UNE PARTIE DE LA SOLUTION ?

Dans notre précédent article, nous évoquions la nouvelle procédure mise en place par la FFR pour les matchs à risque.

Il est de la responsabilité de la FFR et des LIGUES de protéger les arbitres, les joueurs et les bénévoles dans le cadre de rencontre dont on sait qu'elle peuvent être conflictuelle

Cette procédure est louable mais c'est avant tout l'aveu d'un échec de la politique contre la violence alors qu'il est nécessaire de travailler sur la prévention.

Cette procédure FFR ou LIGUE soulève aussi plusieurs questions. Qui décide qu'un match est à risque ? Qui est responsable ? Qui supporte les coûts supplémentaires ? Et surtout, quelle image voulons-nous donner du rugby amateur ?

Car voir des forces de l'ordre autour d'un terrain n'est jamais anodin.

Quel message envoie-t-on aux familles ?

Aux enfants de l'école de rugby ?

Aux partenaires ?

Aux élus qui soutiennent les clubs ?

Le rugby ne peut pas se satisfaire d'apprendre à mieux gérer les matchs à risque. Il doit aussi chercher à réduire leur nombre.

C'est dans cette logique que peut être utilisée la vidéo.

RESPONSABILISER

La force de la vidéo n'est pas d'abord disciplinaire.
Elle est comportementale car on ne se comporte pas de la même manière lorsque l'on sait que ses actes sont filmés.

La caméra ne remplacera jamais l'éducation, le respect ou les valeurs du rugby. Mais elle rappelle à chacun qu'il devra assumer ses actes.

La différence est importante.

- Une sanction intervient après les faits.
- La vidéo agit avant.

ÉTABLIR LES FAITS

Lorsqu'un incident survient, les commissions de discipline travaillent principalement à partir des rapports et des témoignages.

Les images n'ont pas vocation à remplacer ces éléments mais elles permettent d'apporter un regard complémentaire, factuel et objectif.

Quelques secondes de vidéo suffisent parfois à comprendre ce qui s'est réellement passé et à éviter des débats interminables.

FORMER

L'intérêt de la vidéo ne s'arrête pas à la discipline, elle doit être mise à dispositions

- des entraîneurs qui peuvent analyser les séquences de jeu.
- des joueurs qui peuvent revoir leurs placements et leurs choix.
- des arbitres qui peuvent travailler leur communication, leur positionnement ou certaines situations de match.

Une même rencontre devient ainsi un support de progression pour tous les acteurs du rugby.

INVESTIR DANS LA PRÉVENTION

Depuis des années, le rugby produit des règlements, des chartes et des sanctions ce qui est nécessaire.

Mais investir dans la sécurité, c'est aussi investir dans des outils capables d'agir avant que les incidents ne surviennent.

Les systèmes de captation vidéo existent déjà. Ils sont utilisés dans de nombreux clubs et leurs performances progressent chaque année.

Combien ça coûte ?

- Faut-il que les Ligues, la FFR disposent de plusieurs équipements mis à disposition lors des rencontres sensibles ?

- Faut-il aider les clubs à s'équiper directement ?

Les deux solutions sont envisageables et nous ne sommes pas dans le domaine de l'utopie ou de la technologie inaccessible.

Le coût de ces équipements est désormais très accessible au rugby amateur.

Nous reviendrons d'ailleurs plus en détail sur cette question dans un prochain article consacré aux différentes solutions disponibles, à leurs performances et à leur coût réel.

Car si la FFR a choisi de mieux gérer les matchs à risque, il est peut-être temps d'ouvrir également le débat sur les outils capables d'éviter qu'ils ne le deviennent.


18/06/2026

MATCHS A RISQUE
Agir sur les conséquences ou prévenir les causes ?

À la suite de sa réunion du 3 juin 2026, le Bureau Stratégique de la FFR a adopté une nouvelle procédure de gestion des « matchs à risque », officialisée par l'Avis hebdomadaire n°1175 du 11 juin 2026.

Cette mesure s'inscrit dans le cadre du Plan de lutte contre les violences et les incivilités et s'appliquera à l'ensemble des compétitions fédérales et régionales.

DEUX NIVEAUX DE RISQUES

Le dispositif distingue deux catégories de rencontres.

Le niveau 1 – risque modéré concerne notamment les matchs à rejouer, les contentieux récurrents entre clubs ou l'existence d'antécédents disciplinaires.

Dans ce cas, la FFR prévoit notamment la désignation d'officiels expérimentés, éventuellement renforcés par des officiels supplémentaires, une sensibilisation des dirigeants, joueurs, encadrants et spectateurs ainsi qu'une vigilance accrue autour de la rencontre.

Le niveau 2 – risque majeur vise les situations les plus sensibles : violences graves antérieures, menaces diffusées sur les réseaux sociaux ou déclarations publiques susceptibles de générer des tensions.

Aux mesures du niveau 1 s'ajoutent alors une coordination avec les forces de l'ordre, une information des services préfectoraux compétents et l'interdiction de la vente d'alcool lors de la rencontre.

Toutes les initiatives visant à renforcer la sécurité des acteurs du rugby et à prévenir les violences vont naturellement dans le bon sens. Sur ce point, l'objectif poursuivi par la FFR ne peut qu'être partagé.

Pour autant, soutenir le principe n'empêche pas de s'interroger sur certaines modalités d'application.

QUI CONTRÔLE QUOI ?

Parmi les critères retenus figurent les menaces diffusées sur les réseaux sociaux.

Mais qui assure cette veille ? Qui vérifie les informations signalées ? Comment distinguer une publication isolée d'un véritable risque pour la rencontre ? Et quels éléments permettront d'établir qu'un club est réellement concerné par des propos tenus parfois par des personnes extérieures à sa structure ?

QUI DÉCIDE ?

La procédure repose également sur des notions relativement larges, comme les « déclarations publiques susceptibles de générer des tensions ».

Qui appréciera ce risque ? Selon quels critères ? Une critique d'une décision sportive, arbitrale ou fédérale peut-elle être concernée ? Les clubs disposeront-ils d'un moyen de faire valoir leurs observations avant qu'une rencontre soit classée à risque ?

QUI PAIE ?

Le renforcement du dispositif d'encadrement entraînera inévitablement des coûts supplémentaires.

Officiels supplémentaires, déplacements, coordination renforcée : ces mesures ont un coût humain et financier.

Or, dans les rencontres sensibles, chacun considère souvent que les difficultés viennent de l'autre camp. Qui supportera alors ces charges ? Selon quels critères ? Et comment seront réglés les désaccords lorsque les responsabilités apparaîtront partagées ou difficiles à établir ?

LE RISQUE DE LA STIGMATISATION

Quelles seront les conséquences pour un club dont plusieurs rencontres seraient classées à risque ?

Même lorsqu'elle est justifiée, une telle qualification n'est jamais neutre.

À terme, certains clubs pourraient se retrouver durablement associés à une image négative, alors même que la grande majorité de leurs dirigeants, bénévoles, éducateurs et licenciés œuvrent quotidiennement pour faire vivre les valeurs du rugby

La stigmatisation ne serait utile à personne.

QUELLE IMAGE DONNONS NOUS AU RUGBY ?

C'est probablement la question la plus importante.

Lorsqu'une rencontre nécessite un dispositif exceptionnel de sécurité, une vigilance particulière ou l'intervention des forces de l'ordre, cela traduit une préoccupation légitime.

Mais cela constitue également un constat.

Le constat que l'on redoute ce qui pourrait se produire mais cette image n'est jamais neutre.

Que voient les enfants présents autour du terrain ?

Que retiennent les parents qui accompagnent les écoles de rugby ?

Quelle impression conservent les partenaires, les élus locaux ou les bénévoles qui découvrent ces rencontres ?

Une bagarre générale, des tensions permanentes ou un important dispositif de sécurité ne sont jamais anodins.

Après avoir assisté à certaines scènes, combien de parents se demandent si c'est réellement l'environnement dans lequel ils souhaitent voir évoluer leurs enfants ?

UNE REPONSE QUI GERE PLUS LE CONSTAT QUE LES CAUSES

La nouvelle procédure a le mérite d'exister mais elle intervient lorsque le risque a déjà été identifié. Autrement dit, lorsqu'il existe déjà des antécédents, des tensions, des menaces ou des incidents.

Elle organise la gestion du risque.

Elle sécurise la rencontre.

Elle tente d'éviter que la situation ne dégénère.

Mais elle agit principalement sur les conséquences d'un problème déjà constaté.

La véritable question est peut-être ailleurs.

Comment prévenir les violences avant qu'un match ne soit classé à risque ?

Comment protéger les arbitres sans donner l'impression que certains terrains nécessitent un dispositif exceptionnel ?

Comment objectiver les faits lorsqu'un incident survient ?

Comment dissuader les comportements inacceptables avant même qu'ils n'apparaissent ?

OUVRIR LE DÉBAT - DES PISTES

Dans les prochains jours, Sous la Mêlée consacrera plusieurs articles aux outils qui pourraient compléter les dispositifs actuels :

- la captation vidéo des rencontres comme outil de prévention et d'aide aux commissions de discipline ;
- l'utilisation de ces technologies au service des clubs et du rugby féminin ;
- les différentes solutions disponibles aujourd'hui ;
- et plus largement les outils susceptibles d'améliorer la formation, l'accompagnement et la protection des arbitres.

Car si la gestion des matchs à risque est nécessaire, l'objectif doit rester de réduire le nombre de rencontres qui méritent d'être qualifiées comme telles.

UN DISPOSITIF A ÉPROUVER

Cette nouvelle procédure répond à une problématique réelle, la nécessité de lutter contre les violences et les incivilités.

Reste désormais à voir comment elle sera appliquée sur le terrain.

Car comme souvent, ce n'est qu'à l'usage que pourront être évalués la pertinence des critères retenus, l'efficacité des mesures mises en œuvre et les éventuels ajustements nécessaires.

Le débat est ouvert. Et il mérite sans doute d'être abordé sous l'angle de la prévention autant que sous celui de la sécurité.



Protège-dents : indispensable pour un rugby en sécurité 17/06/2026

LE DÉBAT RESTE OUVERT 😉

À partir de la saison 2026-2027, la FFR engage une nouvelle étape en matière de prévention avec une évolution progressive autour du port du protège-dents. Déjà fortement recommandé, cet équipement deviendra obligatoire à partir de 2027-2028 dans toutes les pratiques avec contact ou plaquage.

Protège-dents : indispensable pour un rugby en sécurité À partir de la saison 2026-2027, la FFR engage une nouvelle étape e...

17/06/2026

SALARY CAP : UNE NÉCESSITÉ PAS SI FACILE À RÉGULER

Le débat sur le salary cap est sorti des bureaux de la Ligue nationale de rugby pour arriver sur les bancs de l'Assemblée nationale.

L’article de Marc Duzan dans le Midol nous apprend que Le 7 mai dernier, les députées Delphine Lingemann et Sophie Mette ont déposé un amendement dans le cadre de la proposition de loi sur l'organisation et le financement du sport professionnel. Son objectif est de sécuriser juridiquement les mécanismes de régulation financière du sport professionnel, et notamment le salary cap.

Concrètement, le texte vise à élargir ce qui pourrait être pris en compte dans le calcul des rémunérations : salaires directs, mais aussi avantages accordés directement ou indirectement aux joueurs. Les contrats d'image sont clairement dans le viseur.

L'objectif est compréhensible.

Si un partenaire lié à un club rémunère un joueur en dehors de son contrat sportif, il paraît normal que cette rémunération soit intégrée au salary cap. Sinon, il devient facile de contourner les règles.

Mais le sujet est plus complexe.

LA VALEUR D'UN JOUEUR N'APPARTIENT PAS TOUJOURS À SON CLUB

Un joueur ne construit pas sa valeur uniquement grâce à son club.

Quand il devient international, participe au Tournoi des Six Nations ou à une Coupe du monde, sa notoriété dépasse souvent le cadre de son employeur. Une partie de cette valeur lui appartient même s’il change de club.

Dès lors, si une entreprise sans aucun lien avec le club souhaite signer un contrat avec lui, faut-il automatiquement considérer qu'il s'agit d'un avantage accordé au club ?

Évidemment non, nier la valeur propre du joueur serait une erreur qui pénaliserait le joueur en plafonnant sa rémunération.

L’ARTICLE OUBLIE UNE PARTIE DE L'ÉQUATION

L'article de Marc Duzan évoque les contrats d'image. En revanche, il ne traite pas un autre mécanisme qui modifie déjà le salary cap : la mise à disposition des internationaux.

Aujourd'hui, lorsqu'un club met un joueur à disposition du XV de France, il perçoit de la LNR une indemnisation de 1 900 euros par jour et par joueur.

Mais ce n'est qu'une partie du dispositif.

Les clubs qui fournissent des internationaux bénéficient également de crédits internationaux qui viennent augmenter leur plafond salarial autorisé.

La logique est simple.

Lorsqu'un club perd plusieurs joueurs pendant le Tournoi ou les tournées internationales, il doit malgré tout disputer le championnat. Pour compenser ces absences, il doit disposer d'un effectif plus large et donc de moyens supplémentaires.

UN PLAFOND QUI N'EST PAS LE MÊME POUR TOUS

C'est ce qui rend le débat compliqué

Le salary cap n'est déjà plus un plafond uniforme.

Les contrats d'image peuvent avoir un impact.

Les indemnisations des internationaux aussi.

Les crédits internationaux également.

Au final, deux clubs soumis au même salary cap théorique ne disposent pas forcément des mêmes marges de manœuvre.

GARDER L'OBJECTIF EN TÊTE

Le salary cap est indispensable car c’est lui qui permet de limiter la course aux dépenses et de préserver un minimum d'équité sportive.

Mais pour être efficace, il doit rester compréhensible, juste, équitable

L’amendement proposé par les députées Lingemann et Mette est utile. Il soulève la question des contrats d'image revendiqué d’ailleurs, à juste titre, par les internationaux eux même, dont Antoine Dupont, mais il gagnerait cependant à intégrer l'ensemble des mécanismes qui modifient déjà le plafond salarial.

Car la difficulté n'est pas seulement de fixer une limite, la difficulté est de déterminer ce qui doit y entrer, ce qui peut en sortir et quelles compensations sont justifiées.

C'est là que se joue l'équilibre du rugby professionnel.



16/06/2026

EMMA VERNIER ET LE DOUBLE PROJET :
COMBIEN DE TEMPS LE RUGBY FÉMININ POURRA-T-IL ENCORE ATTENDRE ?
Kinesport Prévention

Dans cette vidéo, Emma Vernier met des mots sur une réalité que connaissent toutes les joueuses de haut niveau.

D'un côté, quelques joueuses bénéficient aujourd'hui d'un contrat fédéral. Celles qui jouent en Equipe de France de Jeu à XV et à 7

De l'autre, une immense majorité doit continuer à concilier entraînements, déplacements, récupération, études, vie de famille, activité professionnelle, blessures, maladie, maternité

Pendant longtemps, cette situation a été présentée comme normale, comme une richesse. Et il est vrai qu'elle possède des qualités.

Contrairement à beaucoup de sportifs masculins, les joueuses sont contraintes de préparer leur avenir, leur reconversion et leur insertion professionnelle.

Mais faut-il pour autant considérer cette situation comme un modèle ? Est ce normal ?

Emma Vernier répond elle-même à la question lorsqu'elle explique que si l'opportunité lui était offerte, elle choisirait d'être joueuse professionnelle.

Et comment lui donner tort ?

Car derrière les discours sur le double projet, il y a une réalité beaucoup plus simple : les journées ne font que vingt-quatre heures.

Chaque heure passée au travail ou en cours est une heure qui n'est pas consacrée à l'entraînement, à la récupération, à la préparation physique ou à la prévention des blessures.

C'est précisément ce qui a frappé les équipes de Kiné Sport Prévention lorsqu'elles ont travaillé avec les joueuses du Stade Villeneuvois. Elles ont découvert des sportives soumises à des contraintes comparables à celles du haut niveau, mais sans bénéficier pleinement du statut qui devrait les accompagner.

Le débat n'est donc pas de savoir si les joueuses sont capables de mener un double projet.

Elles le démontrent chaque jour.

Le débat est de savoir si le rugby féminin français peut continuer à demander autant à ses joueuses tout en leur offrant aussi peu en retour.

La France dispose aujourd'hui de l'une des meilleures équipes du monde.

Il est peut-être temps que les conditions de pratique soient enfin à la hauteur des performances.

📹 Extrait vidéo : Emma Vernier

🙏 Merci à KSP – Kiné Sport Prévention pour son travail auprès des joueuses, pour la qualité de ses analyses et pour son autorisation d'utiliser certains extraits dans le cadre de cette réflexion sur la professionnalisation du rugby féminin.

📱 Instagram :

🌐 Site internet : [Kiné Sport Prévention](https://kinesport-prevention.com/?utm_source=chatgpt.com)

16/06/2026

Le 3 juillet 2026 l’USB vous invite à sa première édition de la NUIT DU RUGBY !
Au programme de cette soirée :
🏉 Diffusion du documentaire « Femmes de Terrains », mettant à l’honneur le rugby féminin et celles qui le font vivre.
🎉 Se retrouver, échanger et célébrer ensemble la fin de saison du rugby bergeracois dans une ambiance chaleureuse, festive et conviviale.
À partir de 18h30, au stade Gaston Simounet de Bergerac.
🍴 Restauration sur place.

15/06/2026

RÉFORME DES COMPÉTITIONS :

2026-2027, LA PLUS GRANDE SAISON DE BRASSAGE DE L'HISTOIRE DU RUGBY FÉDÉRAL ?

IL AURAIT FALLU DU COURAGE POLITIQUE

Le rugby fédéral et surtout les poules Nationale coûte de plus en plus cher. Alors oui, il fallait probablement réduire le nombre de divisions nationales. Oui, la disparition de la Nationale 2 pouvait avoir du sens.

Mais encore aurait-il fallu l'assumer.

Cela revenait à expliquer à certains clubs que leur avenir se trouvait davantage dans les compétitions régionales que dans des championnats nationaux toujours plus coûteux.

Or ce n'est pas le choix qui a été été fait.

Dans le projet de réforme, effectivement une division disparaît mais le nombre de clubs évoluant au niveau national reste pratiquement identique et seuls 22 clubs rejoignent réellement le niveau régional.

La Fédération a choisi une autre voie : conserver l'immense majorité des clubs dans des compétitions nationales et les redistribuer dans une nouvelle architecture.

AUJOURD'HUI ET DEMAIN

Aujourd'hui :

- Nationale : 14 clubs
- Nationale 2 : 24 clubs
- Fédérale 1 : 48 clubs
- Fédérale 2 : 96 clubs
- Fédérale 3 : 160 clubs
Soit 342 clubs

Demain :

- Nationale : 16 clubs
- Nationale 2 : 48 clubs
- Nationale 3 : 96 clubs
- Promotion Nationale : 160 clubs
Soit 320 clubs

La réforme ne retire que 22 clubs des compétitions fédérales et Nationales, elle les redistribue.

COMMENT SERONT CONSTITUÉES LES DIVISIONS ?

La saison 2026-2027 servira à répartir les clubs dans la future pyramide.

NATIONALE : 16 clubs

- clubs maintenus de Nationale ;
- 2 clubs promus de Nationale 2 ;
- 1 relégué de Pro D2 ;
- 1 club issu de l'Access Match.

NATIONALE 2 : 48 clubs :

- 22 clubs de l'actuelle Nationale 2 ;
- 24 clubs qualifiés pour les phases finales de Fédérale 1 ;
- 2 clubs qualifiés par barrage entre les 7es.

Pour un club de Fédérale 1, il faudra terminer dans les six premiers de sa poule ou remporter le barrage des 7es.

NATIONALE 3 : 96 clubs

- 22 clubs de Fédérale 1 ;
- 72 clubs de Fédérale 2 ;
- 2 clubs qualifiés par barrage.

En Fédérale 2, les clubs classés de la 1re à la 9e place accéderont directement à la Nationale 3.

Les clubs classés 10es disputeront les deux dernières places.

PROMOTION NATIONALE : 160 clubs

- 22 clubs issus de Fédérale 2 ;
- 128 clubs issus de Fédérale 3 ;
- 10 clubs promus de Régionale 1.

La Fédérale 3 compte actuellement 160 clubs répartis en 16 poules de 10.

Les 128 meilleures équipes accéderont à la Promotion Nationale donc concrètement, cela revient presque à retenir les 8 premiers de chaque poule.

Au final, seuls 22 clubs rejoignent réellement le niveau régional.

UNE SAISON DE CLASSEMENT

Pour beaucoup de clubs, la saison 2026-2027 ne sera pas une saison de montée.

Ce sera une saison de classement.

L'objectif sera d'être du bon côté de la ligne :

- parmi les 26 clubs de Fédérale 1 qui rejoindront la Nationale 2

- parmi les 74 clubs de Fédérale 2 qui rejoindront la Nationale 3

- parmi les 128 clubs de Fédérale 3 qui rejoindront la Promotion Nationale.

UNE RECOMPOSITION SPORTIVE

- La future Nationale 2 sera composée de 22 clubs déjà présents et de 26 clubs accédants.

- La future Nationale 3 réunira 22 clubs issus de Fédérale 1 et 74 clubs issus de Fédérale 2.

- La Promotion Nationale accueillera elle aussi une majorité de clubs découvrant leur nouvel environnement.

Habituellement, un ou deux clubs montent chaque saison et fond souvent l’ascenseur, mais en 2027/2028I certaines divisions seront composées pour moitié, voire davantage, de clubs accédants.
Quelles seront les différences de niveau

Il faudra plusieurs saisons avant que la hiérarchie sportive se stabilise.

LE RUGBY A TOUJOURS FONCTIONNÉ DANS L'AUTRE SENS

Traditionnellement, les clubs débutent dans des poules géographiques cohérentes.

Les déplacements restent maîtrisés.

Puis viennent les phases finales du championnat de France et c’est à partir de ce moment que les distances augmentent.

Tous les dirigeants connaissent cette réalité.
Un 16e, un 8e ou un quart de finale peut rapidement représenter plusieurs milliers d'euros entre le transport, les repas et l'hébergement.

La réforme inverse la logique.

La saison 2026-2027 va d'abord sélectionner des clubs à l'échelle nationale et ce n'est qu'ensuite que la FFR constituera les futures poules.

Certaines régions seront fortement représentées mais d’'autres le seront moins.

Des clubs se retrouveront nécessairement plus éloignés que d'autres.

L'INCERTITUDE ÉCONOMIQUE

Une fois les poules connues, la FFR pourra calculer précisément les distances et les coûts de déplacement par poule

Elle pourra savoir quelles poules nécessitent davantage d'hôtels, davantage de repas et davantage de kilomètres.

Alors les aides kilométriques seront-elles adaptées aux réalités de chaque poule ?

Les clubs connaîtront-ils ces aides avant de s'engager ?

Les écarts entre poules seront-ils compensés ?

Un club pourra-t-il refuser une accession ?

Et si un club refuse, le suivant sera-t-il promu ?

RÉDUIRE LA BULLE FINANCIÈRE ?

La réforme est présentée comme une réponse aux difficultés économiques du rugby fédéral.

Mais des déplacements plus longs, davantage de nuitées et davantage de contraintes logistiques ne réduisent pas les dépenses.

Ils peuvent aussi nécessiter des effectifs plus profonds, une organisation plus lourde. Des bénévoles très sollicitées...

La réforme modifie l'organisation des compétitions mais elle ne démontre pas encore comment elle réduira les charges supportées par les clubs.

LA VÉRITABLE QUESTION

La réforme explique où les clubs joueront.

Elle explique beaucoup moins avec quels moyens.

Or une accession n'est pas seulement une question sportive.

C'est aussi une question de budget, d'organisation et de capacité à tenir dans la durée.

Quel budget par division ?
Quel salary cap ?
Quelle sécurisation des partenaires ?
Quel soutien et encadrement des clubs ?

La saison 2026-2027 servira à répartir les clubs dans la nouvelle pyramide.

C'est lorsque les futures poules seront connues que l'on pourra mesurer les conséquences réelles de cette réforme sur les déplacements, les budgets et l'équilibre sportif des compétitions.


14/06/2026

POURQUOI J’AI DEPOSÉ PLAINTE A LA CNIL.

AVIS DU COMITÉ D'ÉTHIQUE, RGPD ET RESPONSABILITÉ DU DIRECTEUR DE LA PUBLICATION

La personne concernée par la saisine était également le directeur de la publication du site de la FFR sur lequel l'avis a été publié.

LES QUESTIONS QUE J'AVAIS POSÉES

En juin 2025, j'ai saisi le Comité fédéral d'éthique sur deux sujets.

Le premier concernait les publications de Florian Grill.

Je m'interrogeais sur l'utilisation de sa qualité de président de la FFR dans des communications personnelles et professionnelles, notamment sur les réseaux sociaux, ainsi que sur les risques de confusion entre sa fonction de président
et son activité d'entrepreneur.

Le second concernait la page « Sous la mêlée ».

J'ai demandé au Comité si cette démarche, créée pour permettre l'expression d'une voix différente sur la gestion de la Fédération, était légitime au regard des principes éthiques et déontologiques du rugby.

LA RÉPONSE DU COMITÉ

Le Comité a considéré que les publications de Florian Grill n'étaient pas contraires aux principes éthiques et déontologiques du rugby.

J’avais pris acte de cette position, même si je continue à penser que le débat reste légitime.

Concernant « Sous la mêlée », le Comité a reconnu que chacun devait pouvoir exprimer librement ses opinions et que le principe même de cette page ne soulevait aucune difficulté particulière.

Mais il a également rappelé à son auteur la nécessité d'adopter des publications raisonnables, constructives et respectueuses.

Chacun appréciera l'équilibre de cet avis.

UNE PUBLICATION QUI INTERROGE

L'avis a ensuite été publié sur le site de la FFR avec mon identité.

Or la personne concernée par cette saisine était également le directeur de la publication du site sur lequel cet avis a été diffusé.

Ce n'est qu'après le courrier que j'ai adressé à Florian Grill, en sa qualité de directeur de la publication, que l'avis a finalement été anonymisé.

Plusieurs mois se sont pourtant écoulés entre la publication initiale et cette modification.

Le mal était fait.

POURQUOI J'AI DÉPOSÉ UNE PLAINTE AUPRÈS DE LA CNIL

Le RGPD — Règlement général sur la protection des données repose sur un principe simple :

Une organisation ne doit utiliser ou publier des données personnelles que lorsque cela est réellement nécessaire à l'objectif poursuivi.

Alors était-il nécessaire de publier mon identité pour comprendre l'avis rendu par le Comité d'éthique ?

Aujourd'hui, cet avis a été anonymisé à ma demande.

Mais si mon nom n'était finalement pas indispensable, pourquoi a-t-il été publié pendant plusieurs mois ?

C'est pour obtenir une réponse indépendante à cette question que j'ai déposé une plainte auprès de la CNIL.

CE COMBAT N'EST PAS LE MIEN

Soyons clairs, le fait que mon nom apparaisse ne m'a jamais réellement dérangé.

J'ai toujours assumé mes positions.

Mais le sujet n'est pas mon cas personnel.

Car demain, un dirigeant de club, un éducateur, un arbitre, un bénévole ou un salarié pourrait vouloir saisir une instance d'éthique.

Personne ne devrait hésiter à poser une question légitime par crainte de voir son identité exposée publiquement alors que cela n'est pas nécessaire.

Une telle publication peut avoir des conséquences personnelles, professionnelles, familiales ou simplement porter atteinte à l'image de la personne concernée.

L'avis a été anonymisé mais La question de principe, elle, demeure.

14/06/2026

🏉 Un article de fond signé Lionel Girardi qui mérite d'être lu.

Derrière une réforme présentée comme technique, voir obligatoire, c'est une nouvelle étape de la verticalisation du pouvoir qui se dessine au sein du rugby français.

Moins de représentation directe des territoires. Des instances resserrées. Des centres de décision toujours plus éloignés des clubs et des bénévoles qui font vivre notre sport au quotidien.

La question dépasse largement les statuts. Elle touche à la vision même du rugby que nous voulons construire : un rugby qui remonte du terrain vers le sommet, ou un rugby piloté du sommet vers le terrain.

L'analyse est documentée, argumentée et pose les bonnes questions.

Parce qu'au final, les structures peuvent être transformées, les équilibres peuvent être bouleversés, mais tant qu'il restera des clubs, des bénévoles et des passionnés pour faire vivre le rugby dans les territoires, ils pourront détruire nous pourrons reconstruire.

À lire et à partager.

𝗥𝗨𝗚𝗕𝗬 : 𝗖𝗢𝗠𝗜𝗧𝗘́𝗦 𝗗𝗘́𝗣𝗔𝗥𝗧𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧𝗔𝗨𝗫 𝗘𝗧 𝗟𝗜𝗚𝗨𝗘𝗦, 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗣𝗥𝗢𝗫𝗜𝗠𝗜𝗧𝗘́ 𝗔̀ 𝗟𝗔 𝗧𝗨𝗧𝗘𝗟𝗟𝗘 : 𝗟𝗔 𝗡𝗢𝗨𝗩𝗘𝗟𝗟𝗘 𝗢𝗙𝗙𝗘𝗡𝗦𝗜𝗩𝗘 𝗖𝗘𝗡𝗧𝗥𝗔𝗟𝗜𝗦𝗔𝗧𝗥𝗜𝗖𝗘 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗙𝗙𝗥

Présentée comme une simple adaptation statutaire, la réforme présentée aux présidents de ligues régionales et de comités départementaux marque pourtant une nouvelle étape dans la concentration des pouvoirs au sein du rugby français. Derrière les arguments d’efficacité et d’harmonisation, c’est la place même des territoires dans la gouvernance fédérale qui se trouve remise en question.

Cette réforme avait déjà été présentée aux présidents de Ligues Régionales réunis à Lille en février dernier.
Depuis, le projet a poursuivi son chemin institutionnel et va désormais être soumis à l’examen au prochain Congrès de la FFR à Brest.

Pour relire une première analyse faite ici :

👉 https://www.facebook.com/share/p/18u6ZQVseA/?mibextid=wwXIfr

Depuis son arrivée à la tête de la Fédération Française de Rugby, Florian Grill revendique une volonté de moderniser le fonctionnement de l’institution. Transparence, professionnalisation, efficacité : les mots sont connus. Pourtant, au fil des réformes, une autre tendance se dessine progressivement. Celle d’une centralisation croissante du pouvoir fédéral au détriment des structures de proximité qui ont historiquement fait la force du rugby français.

Le projet de refonte des statuts des Ligues Régionales et des Comités Départementaux, présenté le 11 juin aux dirigeants territoriaux, en constitue une nouvelle illustration.

Derrière un document technique de trente-trois pages se cache en réalité une réforme profondément politique qui modifie les équilibres entre la Fédération, les Ligues et les Comités Départementaux.

𝗟𝗘𝗦 𝗧𝗘𝗥𝗥𝗜𝗧𝗢𝗜𝗥𝗘𝗦 𝗣𝗘𝗥𝗗𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗘𝗨𝗥 𝗩𝗢𝗜𝗫

La mesure la plus symbolique concerne la place des Comités Départementaux au sein des instances régionales.

Jusqu’à présent, les présidents des Comités Départementaux participaient directement à la gouvernance régionale. Ils représentaient les clubs de leur territoire, portaient les problématiques locales et participaient aux décisions.

Demain, ce ne sera plus le cas.

Les Comités Départementaux ne seront plus membres de droit des futures instances dirigeantes des Ligues. Leurs présidents pourront toujours assister aux réunions, mais sans pouvoir de vote.

Autrement dit, ils seront présents sans être véritablement décisionnaires.

Pour compenser cette disparition, la réforme prévoit la création d’un collège des Comités Départementaux chargé de désigner quelques représentants appelés à siéger dans les nouvelles instances régionales.

La nuance peut sembler mineure.

Elle est pourtant fondamentale.

Hier, chaque département disposait d’une représentation directe.

Demain, quelques représentants parleront au nom de tous.

La voix des territoires devient indirecte. La proximité cède la place à la délégation.

𝗨𝗡𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗖𝗘𝗡𝗧𝗥𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗣𝗢𝗨𝗩𝗢𝗜𝗥 𝗔𝗦𝗦𝗨𝗠𝗘́𝗘

Autre évolution majeure : la réduction importante de la taille des organes dirigeants.

Les actuels Comités Directeurs laisseraient place à un Comité d’Orientation Politique (COP), tandis que les Bureaux deviendraient des Bureaux Stratégiques (BS).

Officiellement, l’objectif est de rendre les structures plus agiles et plus efficaces.

Dans les faits, cela signifie surtout moins d’élus autour de la table.

Moins de représentants des territoires.

Moins de diversité dans les débats.

Et davantage de pouvoir concentré entre les mains d’un cercle restreint.

Le Bureau Stratégique, qui sera chargé de mettre en œuvre la politique régionale et de prendre les décisions opérationnelles, pourrait ne compter que quelques membres selon la taille de la Ligue.

La question mérite d’être posée : l’efficacité justifie-t-elle toujours la réduction de la représentation démocratique ?

𝗨𝗡𝗘 𝗥𝗘́𝗙𝗢𝗥𝗠𝗘 𝗤𝗨𝗜 𝗗𝗘́𝗣𝗔𝗦𝗦𝗘 𝗟𝗔𝗥𝗚𝗘𝗠𝗘𝗡𝗧 𝗟𝗘𝗦 𝗢𝗕𝗟𝗜𝗚𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗟𝗘́𝗚𝗔𝗟𝗘𝗦

Pour justifier cette évolution, la Fédération met en avant la nécessité de se conformer à la loi du 2 mars 2022 visant à démocratiser le sport.

Personne ne conteste cet objectif.

Mais plusieurs dispositions de la réforme vont bien au-delà des exigences légales.

La loi impose la parité.

Elle n’impose pas la disparition des représentants départementaux des instances régionales.

La loi impose certaines adaptations statutaires.

Elle n’impose ni la réduction du nombre d’élus ni la concentration des pouvoirs dans des structures plus restreintes.

Ces choix relèvent donc avant tout d’une orientation politique de gouvernance.

𝗨𝗡𝗘 𝗟𝗢𝗚𝗜𝗤𝗨𝗘 𝗗𝗘́𝗝𝗔̀ 𝗔̀ 𝗟’Œ𝗨𝗩𝗥𝗘 𝗗𝗘𝗣𝗨𝗜𝗦 𝗣𝗟𝗨𝗦𝗜𝗘𝗨𝗥𝗦 𝗔𝗡𝗡𝗘́𝗘𝗦

Cette réforme ne constitue pas un événement isolé.

Elle s’inscrit dans une évolution engagée depuis plusieurs années.

La création des grandes Ligues régionales avait déjà éloigné les centres de décision de nombreux clubs.

La montée en puissance des services fédéraux a progressivement réduit les marges de manœuvre locales.

La volonté affichée d’harmoniser les pratiques sur l’ensemble du territoire a souvent conduit à uniformiser les décisions.

Aujourd’hui, avec cette réforme statutaire, c’est un nouvel échelon territorial qui voit son influence diminuer.

Après les anciens comités territoriaux, ce sont désormais les Comités Départementaux qui se retrouvent marginalisés dans les processus décisionnels.

𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗟𝗨𝗕𝗦 𝗢𝗡𝗧-𝗜𝗟𝗦 𝗤𝗨𝗘𝗟𝗤𝗨𝗘 𝗖𝗛𝗢𝗦𝗘 𝗔̀ 𝗬 𝗚𝗔𝗚𝗡𝗘𝗥 ?

C’est sans doute la question essentielle.

Les clubs amateurs sont confrontés à des difficultés croissantes : recrutement de bénévoles, fidélisation des licenciés, recherche de financements, développement des écoles de rugby, maintien de l’activité dans les zones rurales.

Face à ces enjeux, les Comités Départementaux restent souvent les interlocuteurs les plus proches du terrain.

Ils connaissent les réalités locales.

Ils accompagnent les clubs au quotidien.

Ils constituent le premier niveau de proximité de la gouvernance fédérale.

Réduire leur poids politique revient mécaniquement à éloigner un peu plus les lieux de décision des réalités vécues par les clubs.

𝗨𝗡𝗘 𝗩𝗜𝗦𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗨 𝗥𝗨𝗚𝗕𝗬 𝗤𝗨𝗜 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗥𝗥𝗢𝗚𝗘

La question posée par cette réforme dépasse largement les aspects techniques des statuts.

Elle touche à la conception même du rugby français.

Veut-on une fédération construite à partir de ses territoires, de ses bénévoles et de ses clubs ?

Ou souhaite-t-on une organisation de plus en plus pilotée depuis le sommet, où les décisions descendent progressivement vers la base ?

Les défenseurs de la réforme parleront d’efficacité.

Ses opposants y verront une nouvelle étape dans la centralisation du pouvoir.

Une chose est certaine : derrière les modifications statutaires présentées comme administratives, c’est bien l’équilibre démocratique du rugby français qui est aujourd’hui en train d’évoluer.

Et peut-être plus profondément qu’il n’y paraît.

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