Sous la mêlée

Itinéraire

Sous la mêlée La parole donnée engage, sinon il faut partir
Christian ARNAUD

Proche soutien de Florian Grill depuis 2018 et acteur de son élection, je ne peux accepter ni les promesses non tenues depuis 2023, ni le comportement envers la famille Narjissi.

14/10/2026

DÉPLACEMENTS DES CLUBS : OÙ SONT PASSÉS LES 1,7 MILLION D’EUROS ?

Des caisses de blocage aux primes d’engagement : une réforme qui mérite des explications.

Lors de l’assemblée générale financière de la FFR de décembre 2022, Alexandre Martinez, alors trésorier de la Fédération française de rugby, expliquait l’évolution du financement des déplacements des clubs amateurs.

Jusqu’à la saison 2021-2022, le dispositif reposait sur des caisses de blocage alimentées pour financer les déplacements des clubs. Selon Alexandre Martinez, cette enveloppe représentait alors 11,4 millions d’euros.

Avec la réforme, le remboursement kilométrique a été remplacé par un système de primes d’engagement, de développement et de performance.

Selon les explications d’Alexandre Martinez, le nouveau système devait permettre qu’aucun club ne soit perdant par rapport à l’ancien dispositif. L’enveloppe annoncée devait ainsi atteindre 13,1 millions d’euros, soit 1,7 million d’euros supplémentaires.

Cette somme devait notamment permettre de compenser les clubs qui auraient perçu moins avec le nouveau système qu’avec les indemnités kilométriques.

Or, à la lecture des montants publiés par la Fédération pour les primes d’engagement, de développement et de performance, leur total reste aujourd’hui de l’ordre de 11 à 12 millions d’euros.

OÙ SONT PASSÉS LES 1,7 MILLION D’EUROS ?

Les barèmes ont-ils évolué depuis la mise en place de la réforme ? L’enveloppe annoncée a-t-elle été intégralement maintenue ?

Et surtout, les clubs qui auraient dû être compensés ont-ils effectivement perçu les sommes promises ?

Ces clubs ont-ils finalement été perdants ? Ont-ils perçu moins qu’avec l’ancien système ?

Les documents financiers doivent permettre de répondre à ces questions.

D’autant que les clubs doivent aujourd’hui faire face à des coûts de déplacement toujours plus lourds, notamment avec la hausse des carburants.

Entre les 13,1 millions d’euros annoncés et les montants que l’on retrouve dans les documents financiers, l’écart appelle une explication claire de la Fédération.

LES CLUBS ONT LE DROIT DE SAVOIR.

Chacun pourra se faire son opinion. Encore faut-il disposer des chiffres permettant de comparer les engagements annoncés et les sommes réellement versées.

Alors, depuis la saison 2022-2023, qu’est devenu le supplément de 1,7 million d’euros annoncé pour financer les déplacements des clubs amateurs ?

La question mérite une réponse chiffrée.


Française de Rugby

LA FFR RAPPELLE AUX CLUBS LEURS RESPONSABILITÉS. MAIS QU’EN EST-IL DE LA FÉDÉRATION ET DE SES ORGANES DÉCONCENTRÉS ?Les ...
13/10/2026

LA FFR RAPPELLE AUX CLUBS LEURS RESPONSABILITÉS. MAIS QU’EN EST-IL DE LA FÉDÉRATION ET DE SES ORGANES DÉCONCENTRÉS ?

Les clubs affiliés à la FFR ont reçu par courriel une circulaire interne datée du 12 octobre 2026, signée par le directeur général, Christophe Pierrel, et le DTN, Olivier Lièvremont. Elle rappelle les règles de sécurité applicables aux stages sportifs de mineurs.

La FFR peut-elle démontrer que les mêmes consignes ont été formellement transmises aux ligues, aux comités et aux personnels techniques chargés d'encadrer les jeunes ?

DES OBLIGATIONS PRÉCISES POUR LES CLUBS

La circulaire concerne les rassemblements d'au moins sept mineurs âgés de six ans ou plus, comportant au moins une nuitée, en France ou à l'étranger.

Elle rappelle la responsabilité des clubs organisateurs et recommande d'appliquer les règles des accueils collectifs de mineurs à tous les stages concernés, y compris hors compétition.

Parmi les exigences rappelées :

- Déclaration des stages sur la plateforme TAM, selon les délais applicables.
- Déclaration des encadrants pour le contrôle de leur honorabilité, avec au moins deux encadrants et un ratio conseillé d'un encadrant pour douze jeunes.
- Projets éducatif et pédagogique communiqués aux familles.
- Respect des règles de transport, d'hébergement, d'hygiène et de sécurité.
- Prise en compte de la santé des jeunes, des secours et des qualifications des éducateurs.

La circulaire précise également que ces stages sont couverts par l'assurance responsabilité civile de la FFR. Les familles doivent néanmoins être informées de l'intérêt d'une assurance individuelle complémentaire couvrant les dommages corporels.

ET LES LIGUES, LES COMITÉS ET LES CADRES TECHNIQUES ?

La circulaire vise notamment les dirigeants, éducateurs et directeurs techniques des ligues régionales. Mais qu'en est-il des ligues et des comités départementaux ou territoriaux lorsqu'ils organisent leurs propres rassemblements ou sélections ?

Les mêmes consignes leur ont-elles été transmises ? Quelles procédures encadrent les déplacements de mineurs ? Les DTL, CTL et CTC disposent-ils de directives précises adaptées à leurs missions ?

La sécurité suppose des responsabilités clairement réparties, des procédures connues et des contrôles effectifs, quel que soit l'organisateur.

APRÈS LE DRAME DE MEDHI NARJISSI, QUELLES MESURES ?

Après le décès de Medhi Narjissi, la FFR a indiqué à la Cour des comptes avoir commencé à déclarer systématiquement sur la plateforme TAM les stages et compétitions de jeunes qu'elle organise. Elle a également évoqué la préparation d'un guide destiné aux organes déconcentrés.

Comment ces mesures ont-elles été déployées ? Quels documents ont été transmis aux ligues, aux comités et aux structures ultramarines ? Quels contrôles vérifient leur application ?

UNE SORTIE À WALLIS SOULÈVE DES QUESTIONS

Selon les informations publiées par Lionel Girardi, également corroborées par les éléments qui nous ont été rapportés, un stage d'immersion organisé à Wallis du 9 au 12 avril 2026 dans le cadre de l'APER-NC aurait concerné seize jeunes du Pôle Espoirs de rugby de Nouméa.

Durant ce séjour, les jeunes auraient effectué une traversée en bateau jusqu'à l'îlot Kaviki, où une baignade était prévue. Les photographies diffusées dans le cadre du signalement soulèvent des questions sur les conditions de transport et les équipements de sécurité.

Qui a organisé cette sortie ? Quelles consignes avaient été données ? Les risques liés à la traversée et à la baignade avaient-ils été évalués ? Quels moyens d'encadrement et de secours étaient prévus ?

Selon Lionel Girardi, ces faits ont été signalés à plusieurs responsables du rugby local et fédéral, notamment à Jordan Roux, vice-président de la FFR chargé des territoires et de la filière jeune.

Nous souhaitons connaître les réponses apportées et les éventuelles mesures prises. Les circonstances précises de cette sortie et les responsabilités de chacun restent à établir.

LA SÉCURITÉ DOIT ÊTRE UNE EXIGENCE COMMUNE

Rappeler aux clubs leurs obligations est nécessaire. Mais la prévention doit concerner l'ensemble du rugby fédéral, y compris les activités des ligues, des comités et des sélections territoriales.

Nous demandons à la FFR de préciser à qui la circulaire a été adressée, quelles procédures s'appliquent aux autres structures et quels contrôles sont mis en place.

La sécurité des jeunes rugbymen ne peut pas reposer uniquement sur des rappels adressés aux clubs. Elle exige des règles claires, des moyens adaptés et des responsabilités assumées à tous les niveaux de la Fédération.




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LA VOITURE DE THIERRY TONNELIER AU CHÂTEAU DE L’ENGARRAN : LA TRANSPARENCE À L’ÉPREUVE DU DROITLe 1er juillet 2025, lors...
12/10/2026

LA VOITURE DE THIERRY TONNELIER AU CHÂTEAU DE L’ENGARRAN : LA TRANSPARENCE À L’ÉPREUVE DU DROIT

Le 1er juillet 2025, lors de l’assemblée générale de l’association « Ovale Ensemble », organisée au château de l’Engarran, près de Montpellier, propriété familiale du président de la ffr, j’avais constaté la présence du véhicule de fonction de Thierry Tonnelier, président de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de Rugby.

Cette association, distincte des instances statutaires de la FFR, n’a pas de lien institutionnel avec la Fédération. Elle a soutenu la campagne qui a conduit Florian Grill à la présidence de la FFR et Thierry Tonnelier à celle de la ligue Aura

Aujourd’hui à la lumière de la jurisprudence du Conseil d’État et des avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (CADA).

QUEL LIEN AVEC LA MISSION DE SERVICE PUBLIC ?

Un président de ligue se déplace à l’assemblée générale d’une association distincte de la Fédération et de la Ligue. Ce déplacement présente-t-il un lien suffisamment direct avec la mission de service public exercée par la Ligue AURA ?

À première vue, ce lien ne paraît pas probable.

Pourtant, c’est précisément sur ce critère que repose désormais une partie du droit d’accès aux pièces comptables.

Dans sa décision du 13 avril 2021, n° 435595, le Conseil d’État a distingué les comptes généraux des organismes chargés d’une mission de service public des pièces comptables relatives aux dépenses. Pour ces dernières, il faut examiner si les opérations concernées présentent un lien suffisamment direct avec cette mission.

Conséquence : si une dépense concerne une activité associative sans lien suffisamment direct avec la mission de service public, son justificatif peut ne pas être considéré comme un document administratif communicable sur ce fondement.

Factures de restaurant, frais de déplacement, dépenses liées à un véhicule : chaque situation peut ainsi soulever une question de rattachement à la mission de service public.

LE PARADOXE DE LA TRANSPARENCE

C’est là que le raisonnement atteint ses limites.

Les comptes généraux peuvent être communicables, mais les pièces permettant de comprendre certaines dépenses ne le sont pas nécessairement.

Or, comment les clubs peuvent-ils vérifier l’utilisation des moyens de leur Ligue s’ils ne peuvent pas accéder aux justificatifs qui permettraient d’éclairer certaines opérations ?

Il ne s’agit pas d’affirmer qu’une dépense est irrégulière. Il s’agit de pouvoir en connaître la nature, le motif et les conditions de prise en charge.

LE RISQUE EST QUE LES DÉPENSES QUI SUSCITENT LE PLUS DE QUESTIONS SOIENT AUSSI CELLES POUR LESQUELLES L’ACCÈS AUX JUSTIFICATIFS EST LE PLUS DIFFICILE.

La transparence financière ne peut pas se limiter à la communication d’un bilan et d’un compte de résultat si les clubs ne peuvent ensuite comprendre certaines opérations.

DES PROCÉDURES QUI ONT PERMIS D’OBTENIR DES DOCUMENTS DÉTAILLÉS

À la suite de mes actions devant le tribunal administratif de Versailles et devant le tribunal administratif de Toulon, concernant respectivement la FFR et la Ligue Sud, j’avais obtenu la communication de l’ensemble des comptes demandés, ainsi que des relevés détaillés de cartes bancaires.

Ces documents concernaient notamment les dépenses effectuées avec les cartes bancaires de Henri Mondino pour la Ligue Sud, ainsi que celles de Bernard Laporte et de Serge Simon pour la FFR.

Mais il ne serait plus possible d’accéder à celles de Tierry Tonnelier pour la ligue Aura ou de Christian Dullin pour le Comité des Alpes.

SIX MOIS POUR UN AVIS : SIX MOIS DE PERDUS ?

Dans le dossier de Domène Métropole Rugby, la demande de communication des documents financiers a conduit Julien Carlesso à saisir la CADA le 28 février 2026.

L’avis n° 202603143 n’a été rendu que le 17 septembre 2026.

PLUS DE SIX MOIS ENTRE LA SAISINE ET L’AVIS.

Ce délai est particulièrement parlant. À titre de comparaison, le délai moyen de traitement des dossiers de la CADA était de 78 jours en 2025, contre 66 jours en 2024.

La demande de transparence est de plus en plus forte, les dossiers s’accumulent mais les avis deviennent moins tranchants, moins exploitables.

Or, un avis de la CADA, préalable obligatoire, ne constitue pas, à lui seul, une décision de justice imposant directement la communication des documents.

Si la structure concernée maintient son refus, le demandeur doit ensuite saisir le tribunal administratif pour faire valoir son droit.

Le référé étant très difficile à obtenir, il faut souvent s’attendre à des délais de deux ou trois ans avant qu’une décision intervienne, selon le tribunal administratif saisi.

Le temps passe. Les documents restent inaccessibles. Et les clubs doivent continuer à attendre pour exercer leur droit à l’information.

LA CADA DOIT-ELLE ÉVOLUER OU DISPARAÎTRE ?

La CADA, la Commission d’accès aux documents administratifs, a été créée pour faciliter l’accès aux documents administratifs et garantir l’effectivité de ce droit.

Mais à quoi sert un dispositif de transparence si l’obtention des documents se heurte à des critères difficiles à apprécier, à des interprétations discutables et à des délais qui s’allongent ?

Lorsque les avis ne suffisent pas à débloquer la situation, le demandeur doit engager de nouvelles démarches. Il doit parfois saisir le tribunal administratif, attendre une décision, puis éventuellement poursuivre la procédure pendant plusieurs années.

J’ai d’ailleurs déjà écrit au président de la CADA, à la suite d’un précédent avis, pour lui suggérer de faire évoluer les pouvoirs de la Commission, afin qu’elle puisse être plus coercitive et ne plus accepter qu’une administration reste sans répondre.

La CADA ne doit pas accepter de ne pas avoir de réponse de l’administration.

LA TRANSPARENCE NE PEUT PAS ÊTRE UN DROIT THÉORIQUE DONT L’EXERCICE DEVIENT UN PARCOURS D’OBSTACLES.

La CADA doit-elle évoluer pour que ses avis aient une portée plus effective, que les délais soient mieux maîtrisés et que les critères de communicabilité soient plus lisibles ?

Ou faut-il finir par s’interroger sur l’utilité d’une institution dont les avis, lorsqu’ils ne sont pas suivis, peuvent laisser le demandeur au point de départ ?

Les clubs financent les structures du rugby. Ils doivent pouvoir comprendre comment leurs moyens sont utilisés.

LA TRANSPARENCE NE DEVRAIT PAS DÉPENDRE DE LA PATIENCE, DES MOYENS FINANCIERS OU DE LA CAPACITÉ D’UN CLUB À ENGAGER DES ANNÉES DE PROCÉDURES.



LIGUE AURA : LA TRANSPARENCE FINANCIÈRE NE DEVRAIT PAS ÊTRE UN COMBATLES COMPTES DU COMITÉ DES ALPES ET DE LA LIGUE AURA...
11/10/2026

LIGUE AURA : LA TRANSPARENCE FINANCIÈRE NE DEVRAIT PAS ÊTRE UN COMBAT

LES COMPTES DU COMITÉ DES ALPES ET DE LA LIGUE AURA SONT EN JEU. LA CADA A RAPPELÉ LE DROIT. RESTE À LE FAIRE RESPECTER.

Le 17 septembre 2026, la Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) a rendu son avis n° 202603143 à la suite de la demande de Julien Carlesso, pour le Domène Métropole Rugby, concernant les comptes de l'ancien Comité territorial des Alpes et ceux de la Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de Rugby.

La CADA rappelle que les ligues régionales de la FFR sont des organismes privés chargés d'une mission de service public. Elle reconnaît le caractère communicable des bilans, comptes de résultats, procès-verbaux des réunions et assemblées, rapports des commissaires aux comptes et traités de fusion, sous réserve des secrets protégés par la loi.

Pour les grands livres et les balances comptables, elle introduit depuis l’arrêt du Conseil d’état de 2021 concernant la Fédération Française de Kataté, une réserve liée au lien direct entre les opérations retracées et la mission de service public.

MAIS COMMENT CONTRÔLER LA GESTION FINANCIÈRE D'UNE LIGUE SI L'ACCÈS AUX DOCUMENTS COMPTABLES DÉTAILLÉS DEVIENT UN PARCOURS D'OBSTACLES ?

Trois arguments sont régulièrement opposés aux demandes de transparence :

1. LE LIEN AVEC LA MISSION DE SERVICE PUBLIC

Depuis l'arrêt du Conseil d'État du 13 avril 2021, n° 435595, la CADA distingue les comptes dans leur ensemble des pièces comptables relatives aux dépenses. Ces dernières doivent présenter un lien suffisamment direct avec la mission de service public.

Cette réserve ne signifie pas que les grands livres ne sont pas communicables. Elle impose d'examiner les opérations concernées et ce lien.

2. LA CHARGE DE TRAVAIL

Les documents existent déjà. Tous les logiciels de comptabilité permettent une extraction en quelques secondes au format PDF.
Leur communication ne devrait pas être confondue avec la création d'un nouveau dossier comptable. Une charge de travail disproportionnée doit être justifiée concrètement, elle ne peut pas simplement être invoquée pour écarter une demande.

3. LA CONFIDENTIALITÉ

Certains renseignements doivent effectivement être protégés. Mais le Code des relations entre le public et l'administration prévoit la possibilité d'occulter les mentions protégées afin de communiquer le reste du document.

La confidentialité ne peut donc pas devenir un motif général de refus d’autant que à part les informations sur les salariés comme le livre de paye qui n’est pas demandé, quelles autres informations pourraient être confidentielles dans une association ?

LA LIGUE SUD : JE SAIS DE QUOI JE PARLE

Je ne parle pas de cette question en théorie.

En tant que président de club, j'ai moi-même engagé un combat de 2018 à 2022 pour obtenir les comptes de la Ligue Sud Provence-Alpes-Côte d'Azur de Rugby.

J'ai saisi le tribunal administratif de Versailles, qui m'a donné raison, en référé puis sur le fond. Le président Henri Mondino a ensuite saisi à deux reprises le Conseil d'État, qui a rejeté ses demandes. Les comptes ont finalement été communiqués.

Aujourd'hui, je considère que la Ligue Sud constitue un exemple de transparence dans ce domaine.

Cette expérience démontre qu'obtenir les documents est possible que cela est vertueux et que la transparence peut progresser lorsque le droit est effectivement appliqué.

ET MAINTENANT, LA LIGUE AURA ?

Julien Carlesso a obtenu un avis de la CADA. Nous suivrons la réponse de la Ligue AURA et vous tiendrons informés des suites de cette affaire.

Comme il m’a fait avec la CADA, Thierry Tonnelier qui a été avisé, ne répondra probablement pas.

Si le refus persiste, Julien pourrait être contraint de saisir le tribunal administratif pour faire respecter son droit d'accès.

Mais quelques soient les raisons avancées devant le Tribunal, le constat est clair : il y aurait des choses à cacher ?

Avec Julien Jean Carless nous entendons poursuivre ce combat pour la transparence financière dans les ligues, les comités et jusqu'à la Fédération française de rugby.

Car nous parlons ici de documents administratifs liés à l'exercice d'une mission de service public, et non d'un droit de regard illimité sur la vie privée d'une association.

Enfin, une question se pose : à quoi sert la CADA si ses avis ne permettent pas d'obtenir les documents qu'elle reconnaît communicables ?

Faut-il renforcer ses pouvoirs, lui donner les moyens de faire respecter ses avis et prévoir des mécanismes plus contraignants ? Le débat mérite d'être ouvert.

À défaut, les demandeurs continueront de devoir saisir les tribunaux pour obtenir ce que la loi leur permet de demander.

LA TRANSPARENCE N'EST PAS UNE FAVEUR ACCORDÉE AUX CLUBS. LORSQU'ELLE EST PRÉVUE PAR LA LOI, C'EST UN DROIT.



🔴 FONDATION ALBERT FERRASSE : 1 MILLION D’EUROS POUR UN POSTE DE GESTIONNAIRE. QUI PAIE ?L’ARGENT DES GRANDS BLESSÉS VA-...
10/10/2026

🔴 FONDATION ALBERT FERRASSE : 1 MILLION D’EUROS POUR UN POSTE DE GESTIONNAIRE. QUI PAIE ?

L’ARGENT DES GRANDS BLESSÉS VA-T-IL FINANCER LE FONCTIONNEMENT DE RUGBY AU CŒUR ?

Rugby au Cœur vient de publier une annonce de recrutement en CDI pour un poste de chargé de gestion et d’accompagnement des bénéficiaires du Fonds Albert Ferrasse, dans le cadre de la réorganisation de la solidarité du rugby voulue par la FFR.

Mais avec quel argent ce poste sera-t-il financé ?

📌 1 MILLION D’EUROS SUR DIX ANS POUR LA GESTION

La trésorerie de la Fondation Albert Ferrasse est estimée à 6 millions d’euros. Ces fonds, issus notamment de dons et de mécénat, ont été constitués pour aider les grands blessés du rugby et leurs familles.

Dans le projet présenté par la FFR, deux ponctionnements sur ces 6 M€ sont prévus :

🔹 1 million d’euros sur dix ans pour la gestion du dispositif ;

🔹 1 million d’euros pour des actions de promotion et de prévention, dont le contenu reste à préciser.

Deux millions d’euros, soit environ un tiers d’une trésorerie de six millions. Ce n’est pas un simple détail comptable : c’est un choix de priorité dans l’utilisation de fonds dédiés à la solidarité.

📌 UN POSTE EN CDI : POUR QUELLES MISSIONS ?

L’annonce prévoit notamment le suivi des bénéficiaires, l’instruction des demandes, le suivi administratif, comptable et financier des aides, ainsi que la préparation des instances du Fonds, en lien avec sa responsable et la FFR qui à priori hébergerait désormais la Fondation Ferrasse.

Mais comment garantir que ce salarié travaillera exclusivement pour le Fonds Albert Ferrasse, et non pour les autres activités de Rugby au Cœur ?

L’annonce ne le précise pas.

Si les missions sont partagées, une partie du coût pourrait être supportée par des fonds destinés aux grands blessés, au bénéfice d’une structure qui poursuit d’autres objectifs.

Nous demandons donc des réponses sur l’affectation exclusive du poste ou, à défaut, une comptabilité précise du temps de travail et de la répartition des coûts.

L’argent de la Fondation Ferrasse ne doit pas financer indirectement les autres activités de Rugby au Cœur.

📌 100 000 EUROS PAR AN : QUELLE JUSTIFICATION ?

Un million d’euros sur dix ans représente 100 000 euros par an. Ce montant avec les cotisations patronales représente un salaire brut de 5.800 € par mois.

Des réponses sont donc nécessaires :

🔹 Quel est le coût annuel complet du poste ?

🔹 Quelle part sera prélevée sur les ressources de la Fondation Ferrasse ?

🔹 Le poste sera-t-il exclusivement consacré aux grands blessés ?

🔹 Qui contrôlera cette affectation ?

🔹 Pourquoi cette organisation nécessite-t-elle une telle enveloppe sur dix ans ?

Jusqu’à présent, la Fondation Albert Ferrasse reposait largement sur l’engagement bénévole de ses administrateurs et des personnes investies dans son fonctionnement.

Payer quelqu’un pour faire ce que d’autres accomplissaient bénévolement hier, et parfois depuis des années, peut se discuter. Mais cela doit être justifié, chiffré et transparent.

Le modèle HEC du président Grill ne doit pas anéantir le bénévolat ni décourager les bonnes âmes qui s’engagent sans attendre de retour.

📌 LA FONDATION FERRASSE ÉTAIT-ELLE CONDAMNÉE À ÊTRE TRANSFÉRÉE ?

Rien ne démontrait que son transfert vers Rugby au Cœur constituait l’unique solution.

La Fondation pouvait poursuivre sa mission dans le cadre existant, ou étudier un élargissement de ses actions, notamment sur les commotions cérébrales, la prévention et le soutien aux victimes de leurs conséquences.

J’avais proposé cette piste.

La Fondation de France m’a par ailleurs rappelé, dans sa réponse du 23 février 2026, qu’un éventuel transfert devait respecter l’objet de la fondation, la destination des fonds et les procédures de validation applicables.

J’ai renouvelé mes demandes pour connaître la situation exacte du dossier.

Aujourd’hui, l’annonce présente le Fonds Albert Ferrasse comme abrité par Rugby au Cœur. Mais les décisions formelles, les conditions du transfert, l’affectation des fonds et les garanties de contrôle doivent être rendues publiques.

📌 DEUX MILLIONS D’EUROS : DES COMPTES À RENDRE

La question n’est pas de savoir s’il faut mieux accompagner les grands blessés.

La question est de savoir pourquoi un million d’euros serait consacré à la gestion et un autre million à des actions de promotion et de prévention, alors que ces ressources proviennent d’une trésorerie constituée pour leur venir en aide.

Quels projets ? Quels bénéficiaires ? Quels résultats attendus ? Quel contrôle des dépenses ?

Les donateurs ont donné pour une cause. Les grands blessés ont besoin d’aides concrètes, d’un accompagnement durable et de garanties sur l’utilisation des fonds.

La solidarité ne doit pas devenir un budget de fonctionnement dont les bénéficiaires ignoreraient les coûts et les arbitrages.

🔴 LES GRANDS BLESSÉS ONT DROIT À LA TRANSPARENCE. CHAQUE EURO DOIT POUVOIR ÊTRE JUSTIFIÉ.



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🔴 MONTBRAND : FLORIAN GRILL, UNE COMMUNICATION AMBIGUËUN EMPRUNT DE 15 MILLIONS D’EUROS N’EST PAS UN REDRESSEMENT. C’EST...
09/10/2026

🔴 MONTBRAND : FLORIAN GRILL, UNE COMMUNICATION AMBIGUË

UN EMPRUNT DE 15 MILLIONS D’EUROS N’EST PAS UN REDRESSEMENT. C’EST UNE DETTE.

À l’inauguration de Montbrand, Florian Grill explique que la FFR a pu financer le centre parce que ses comptes sont redressés.

Mais emprunter n’est pas gagner. Et financer un équipement ne signifie pas qu’il sera rentable.

Pour un projet d’environ 34 millions d’euros TTC, la FFR a obtenu une offre de prêt de 15 millions, au taux de 3,64 %, avec une garantie hypothécaire. Le président annonce pourtant encore 1,5 million d’euros de déficit d’exploitation annuel.

Où est le redressement dans cette présentation ? Où sont les chiffres sur le coût réel et la rentabilité future ?

TROIS ANS POUR CONTRÔLER

Le contrat a été signé par Alexandre Martinez le 6 juin 2023. Florian Grill a été élu huit jours plus t**d.

Il n’a pas signé le contrat initial. Mais il a disposé de plus de trois ans pour examiner le dossier, contrôler les coûts, vérifier les prestations et rechercher des économies.

Le procès-verbal du Bureau stratégique du 4 juin 2025 est d’ailleurs révélateur : la FFR y reconnaît que le budget est passé de 11 à 25, puis 32 millions d’euros, sans justification des hausses de coûts ni documents de suivi suffisants.

La question est donc simple : qu’a fait la nouvelle gouvernance pour maîtriser cette dérive ?

UN SIGNALEMENT À LA JUSTICE, MAIS AUSSI DES QUESTIONS SUR LE CONTRÔLE

En octobre 2025, la FFR a confirmé avoir saisi le procureur de la République au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale.

Les interrogations portaient notamment sur les conditions d’attribution du marché, les procédures de validation interne, l’absence de certains justificatifs contractuels et l’incertitude sur les surfaces livrées par rapport aux surfaces facturées.

Ce signalement ne constitue pas une preuve d’infraction. Mais il soulève des questions sérieuses.

Et elles appellent une autre interrogation : pourquoi ces vérifications interviennent-elles après des années de pilotage, alors que Florian Grill avait l’autorité nécessaire pour demander des contrôles dès son arrivée ?

La FFR devait défendre ses intérêts, surveiller les coûts et vérifier l’exécution du contrat. Le signalement à la justice ne remplace pas ce travail de contrôle.

UNE DETTE POUR LES GÉNÉRATIONS FUTURES

La FFR doit désormais rembourser son emprunt, faire fonctionner le centre et absorber son déficit éventuel.

Ce sont les clubs et les générations futures de licenciés qui hériteront de cette charge.

Florian Grill peut expliquer qu’il aurait fait des choix différents. Il peut invoquer les décisions de ses prédécesseurs.

Mais il doit aussi rendre compte de ce qu’il a fait, lui, pendant son mandat.

Les présidents de clubs ne demandent pas une communication arrangée. Ils demandent des faits, des chiffres et de la transparence.

Florian Grill avait les cartes en main pour contrôler Montbrand dont il était à l’origine lorsqu’il était président de la ligue Ile de France.

Il doit expliquer pourquoi la maîtrise des coûts n’a pas été au rendez-vous.



🔴 PANTIN – STADE RAOUL-MONTBRANDFLORIAN GRILL NOUS RACONTE SON HISTOIRE…NOUS ALLONS VOUS RACONTER UNE TOUTE AUTRE HISTOI...
08/10/2026

🔴 PANTIN – STADE RAOUL-MONTBRAND

FLORIAN GRILL NOUS RACONTE SON HISTOIRE…

NOUS ALLONS VOUS RACONTER UNE TOUTE AUTRE HISTOIRE

Hier, Florian Grill inaugurait le Centre National de Rugby de Pantin.

34 millions d’euros. Trois terrains. Une tribune de 660 places. Une trentaine de chambres.

Dans son discours, le président de la FFR dit qu’il aurait probablement fait « des choix différents » sur l’ampleur du projet.

Mais il affirme aussi que les comptes de la FFR sont redressés, que le centre est financé et que « le débat n’est plus là ».

Vraiment ?

Parce que l’histoire de Montbrand ne commence pas hier.

UN PROJET QUI NE COMMENCE PAS AVEC BERNARD LAPORTE

Florian Grill présente aujourd’hui sur RMC, le projet comme une réalisation initiée sous Bernard Laporte.

En fait dès 2018, alors qu’il présidait la Ligue Île-de-France, Florian Grill travaillait déjà à la réhabilitation du site de Raoul-Montbrand.

Il a d’ailleurs expliqué à plusieurs reprises que la FFR lui aurait ensuite « pris » le dossier.

La réalité est plus simple : la Ligue Île-de-France avait porté l’idée, mais elle n’avait pas les moyens financiers de réaliser seule un projet de cette dimension.

La FFR a donc repris le dossier, avec NGE, et l’a considérablement développé.

En 2020, la FFR et NGE présentent ensemble leur offre au Département de Seine-Saint-Denis.

En 2021, le comité directeur de la FFR autorise la convention d’occupation du site pour 70 ans.

Florian Grill connaissait donc parfaitement l’histoire de Montbrand.

Ce n’était pas un dossier découvert en 2023.

« J’AURAIS FAIT DES CHOIX DIFFÉRENTS »

Florian Grill dit aujourd’hui qu’il aurait fait autrement.

Mais il faut rappeler que ce projet qu’il présente aujourd’hui comme un héritage de l’ancienne gouvernance est d’abord né sous sa présidence de la Ligue Île-de-France.

Le maître d’ouvrage et les principaux acteurs du projet étaient déjà identifiés.

Le dispositif a ensuite été repris par la FFR avec NGE mais l’idée de départ était là.

Ce qui a changé, c’est l’échelle.
Et surtout, l’addition a explosé.

Mais Florian Grill avait le temps de rentrer dans le dossier.

Le contrat principal est signé le 6 juin 2023 par Alexandre Martinez.

Huit jours plus t**d, le 14 juin, Florian Grill est élu président de la FFR.

Il n’est pas le signataire.
Mais il dispose ensuite de plus de trois années de présidence pour réexaminer le projet, ses coûts, son financement et son modèle économique.

C’est là que se pose la question de sa responsabilité politique dans la suite donnée à ce projet.

DE 11 MILLIONS À 34 MILLIONS D’EUROS

Les premières estimations se situaient autour de 11 à 14,7 millions d’euros HT.
Puis 24 millions.
Puis 25 millions.
Puis près de 28 millions HT.
Pour atteindre environ 34 millions d’euros TTC.

La Cour des comptes a documenté cette évolution.

Et aujourd’hui, Florian Grill explique que la Fédération est redressée et qu’elle a finalement pu financer le centre.

Mais Pantin n’a pas été financé uniquement par le redressement des comptes.

Un emprunt de 15 millions d’euros destiné au financement de l’opération a été approuvé par les clubs en AG à Clermont en juillet 2025.

Le CNR a ensuite servi de garantie à cet emprunt.

Le redressement financier est une chose. L’endettement pour financer Pantin en est une autre d’autant que le taux d’emprunt est élevé

LA COUR DES COMPTES AVAIT PRÉVENU

La Cour des comptes relève l’explosion du coût du projet et s’interroge surtout sur son modèle économique.

Dans ses prévisions de 2025, elle estimait le résultat déficitaire à près de 2,8 millions d’euros.

Aujourd’hui, Florian Grill parle d’environ 1,5 million d’euros de déficit d’exploitation annuel.

ALORS COMBIEN PANTIN COÛTERA-T-IL RÉELLEMENT CHAQUE ANNÉE À LA FFR ?

IL FAUDRA REMPLIR PANTIN

Le modèle repose sur une forte occupation du site.

Équipes de France. Jeunes. Académies. Formations. Clubs franciliens. Comité 93. Rugby Olympique de Pantin. Louves de Bobigny.

Florian Grill veut faire de Pantin un lieu ouvert sur son territoire.

Mais un équipement qui génère 1,5 million d’euros de déficit annuel ne peut pas simplement être magnifique.

IL FAUT LE REMPLIR. IL FAUT LE FAIRE VIVRE.

« ICI, CE N’EST PAS FORT KNOX »

Hier, Florian Grill déclarait :
« Le CNR Pantin doit être un lieu ouvert. Ici, ce n’est pas Fort Knox. »

ALORS QUELLE SÉCURITÉ POUR UN CENTRE NATIONAL QUI DOIT ACCUEILLIR DES MINEURS, DES ÉQUIPES DE FRANCE ET DES SPORTIFS HÉBERGÉS SUR PLACE ?

Le secteur des Courtillières et du Fort d’Aubervilliers connaît depuis des années des problèmes documentés de trafics et de violences.

Et des vidéos montrant des jeunes armés sur le site circulent aujourd’hui sur les réseaux sociaux.

Ces images devront naturellement être authentifiées.

DES JEUNES, DES ÉQUIPES DE FRANCE, DES CLUBS
Pantin doit accueillir des jeunes, des mineurs, des académies, des équipes de France et des clubs.

Alors la sécurité n’est pas un détail.
Elle devient une condition du projet.
Et donc une condition de son modèle économique.
Et comment assurer la sécurité à l’extérieur du site ?

LE VRAI BILAN COMMENCE MAINTENANT

Hier, il y avait l’inauguration.
Aujourd’hui, il y a le bâtiment.
Demain, il faudra payer, remplir, faire fonctionner et sécuriser.

34 millions d’euros investis.
15 millions d’euros d’emprunt pour l’opération.
1,5 million d’euros de déficit d’exploitation annoncé.

Le véritable bilan de Pantin ne se fera pas devant les caméras de l’inauguration.

Il se fera dans cinq ans.

Avec les comptes, le taux d’occupation, les recettes, les dépenses, la sécurité et le déficit réel.

Florian Grill nous raconte son histoire...

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