24/08/2026
🏉 JE PARTAGE TOTALEMENT CETTE ANALYSE… ET JE VAIS LA COMPLÉTER
Je partage totalement l’analyse de Lionel Girardi sur les 60 millions d’euros annoncés par Florian Grill.
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D’ailleurs cette communication sur les chiffres, je l’ai déjà dénoncée à plusieurs reprises.
5 + 5 = 20.
Au départ, 5 millions issus de l’héritage de France 2023 et 5 millions annoncés par la FFR, avec un effet levier pouvant conduire à 20 millions d’investissements.
Sauf que les 5 millions de la FFR ont été imputés au déficit de la période Bernard Laporte. Les présenter ensuite comme un nouvel effort financier de la gouvernance Grill est fallacieux
Puis est arrivé le 2,5 + 2,5 = 5.
2,5 millions de l’ANS.
2,5 millions des collectivités.
0 euro de la FFR.
Et maintenant : 60 millions d’euros d’investissements annoncés.
Mais si environ 55 millions proviennent principalement des financements publics et des collectivités et seulement environ 5 millions de la FFR, alors soyons précis :
OUI LIONEL, MOBILISER 60 MILLIONS N’EST PAS FINANCER 60 MILLIONS.
C’est exactement la question que j’avais déjà posée à Florian Grill : lorsque la FFR expliquait que sa situation financière était catastrophique, était-ce réellement sa mission de financer des équipements sportifs qui relèvent largement des collectivités et qui ne profitent pas uniquement au rugby ?
Oui, aider les clubs est une bonne chose.
Mais s’attribuer la totalité de l’investissement est une autre histoire.
Et pendant que l’on communique sur les vestiaires féminins, rappelons que le rugby féminin reste structurellement le parent pauvre de la Fédération.
Environ 30 millions d’euros sont consacrés au haut niveau et aux équipes de France, dont la majorité pour l’équipe de France masculine de Fabien Galthié.
Alors oui, je partage cette analyse.
Je la complète simplement avec ce que je répète depuis longtemps :
LES CLUBS ONT LE DROIT DE SAVOIR QUI PAIE QUOI.
Parce qu’entre 60 millions mobilisés et 60 millions financés par la FFR, il y a une différence considérable.
Ce n’est pas de la communication. C’est de la transparence.
🏉 LE « PLAN MARSHALL » DE FLORIAN GRILL : 60 MILLIONS ANNONCÉS, MAIS COMBIEN PAYÉS PAR LA FFR ?
Florian Grill était récemment à Saint-Genès-Champanelle pour mettre en avant de nouvelles installations du club, soutenues à hauteur de 30 000 € par la FFR dans le cadre de son « Plan Marshall des équipements ».
Des équipements dont personne ne contestera l’utilité.
Le rugby amateur a besoin d’infrastructures. Les clubs ont besoin d’être accompagnés. Et toute aide destinée à améliorer leurs conditions de pratique est évidemment bienvenue.
Mais derrière les annonces et les chiffres, une question mérite d’être posée :
QUE FINANCE RÉELLEMENT LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE RUGBY ?
💰 DU « 5 + 5 = 20 »…
AUX 60 MILLIONS D’EUROS
À l’origine, le « Plan Marshall » de Florian Grill reposait sur une présentation relativement simple.
Dans le cadre de l’héritage de France 2023, 5 millions d’euros étaient mobilisés par l’ANS. Florian Grill expliquait parallèlement que la FFR avait « sanctuarisé 5 millions d’euros de l’héritage de la Coupe du monde ».
Soit 10 millions d’euros mobilisés, avec un effet levier permettant jusqu’à 20 millions d’euros d’investissements.
Mais il faut déjà faire une distinction essentielle :
20 MILLIONS D’EUROS D’INVESTISSEMENTS NE SIGNIFIENT PAS 20 MILLIONS D’EUROS FINANCÉS PAR LA FFR.
Puis, lors de l’Agora du congrès de la FFR à Brest en 2026, Florian Grill annonce désormais 60 millions d’euros d’investissements au profit des clubs.
Un chiffre qui impressionne.
Mais lorsque l’on regarde la répartition présentée lors des échanges, le tableau devient beaucoup moins spectaculaire.
Selon les éléments communiqués, environ 5 millions d’euros seraient directement financés par la FFR, tandis que près de 55 millions d’euros proviendraient essentiellement de financements publics et des collectivités.
Autrement dit :
60 MILLIONS D’EUROS ANNONCÉS.
DONT 5 MILLIONS D’EUROS DIRECTEMENT FINANCÉS PAR LA FFR.
Soit à peine 8 % du montant annoncé.
La différence mérite donc d’être expliquée.
🏟️ ET LES 30 000 € DE SAINT-GENÈS-CHAMPANELLE ?
L’exemple de Saint-Genès-Champanelle pose exactement la même question.
La FFR annonce une participation de 30 000 €.
Très bien.
Mais quelle est la valeur totale du projet ?
Quelle part correspond réellement aux équipements rugby ?
Quelle part concerne des installations partagées avec le football ou d’autres pratiques ?
S’agit-il de 50 % d’un investissement spécifiquement rugby ou de 50 % d’une dépense considérée comme éligible dans le cadre d’un projet mixte ?
Sans ces éléments, il est difficile de mesurer précisément l’effort financier réellement consenti par la Fédération.
Et c’est précisément là que la transparence devrait être la règle.
🥁 UNE MAYONNAISE QUI PREND BIEN… MAIS QUI A MIS QUOI ?
Le problème est finalement assez simple.
On mélange désormais dans une même communication :
L’HÉRITAGE DE FRANCE 2023, L’ANS, LA FFR, LES COLLECTIVITÉS ET LES INVESTISSEMENTS GLOBAUX.
Au départ :
5 + 5 = 10 MILLIONS MOBILISÉS, AVEC JUSQU’À 20 MILLIONS D’INVESTISSEMENTS.
Aujourd’hui :
60 MILLIONS D’EUROS ANNONCÉS.
Mais environ 5 millions d’euros directement financés par la FFR, selon les éléments présentés.
Le chiffre de 60 millions est donc beaucoup plus impressionnant que l’effort financier direct de la Fédération.
Et c’est là que la communication politique de Florian Grill peut légitimement être interrogée.
MOBILISER 60 MILLIONS D’EUROS N’EST PAS LA MÊME CHOSE QUE FINANCER 60 MILLIONS D’EUROS.
✅Les collectivités qui financent les infrastructures doivent être créditées de leur contribution.
✅L’ANS doit être créditée de son engagement.
✅Et l’héritage de France 2023 doit rester présenté pour ce qu’il est :
UN HÉRITAGE COLLECTIF.
📢 LE VRAI SUJET : L’EFFET D’ANNONCE
Soyons clairs :
➡️Les clubs ont besoin d’équipements.
➡️Les terrains, les vestiaires, les infrastructures et les conditions d’accueil doivent être améliorés.
Personne ne peut sérieusement contester cela.
Mais une Fédération doit également être capable de présenter ses comptes avec précision.
Parce qu’à force d’annoncer des dizaines de millions d’euros d’investissements, Florian Grill donne l’image d’une FFR qui investirait massivement, directement, dans les clubs.
Or les chiffres présentés racontent une réalité différente.
Le rugby amateur et les clubs méritent simplement de savoir qui finance quoi.
Lionel Girardi
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