Sous la mêlée

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La parole donnée engage, sinon il faut partir
Christian ARNAUD

Proche soutien de Florian Grill depuis 2018 et acteur de son élection, je ne peux accepter ni les promesses non tenues depuis 2023, ni le comportement envers la famille Narjissi.

24/08/2026

🏉 JE PARTAGE TOTALEMENT CETTE ANALYSE… ET JE VAIS LA COMPLÉTER

Je partage totalement l’analyse de Lionel Girardi sur les 60 millions d’euros annoncés par Florian Grill.

🔗https://www.facebook.com/share/p/1CgyV3umFf/?mibextid=wwXIfr

D’ailleurs cette communication sur les chiffres, je l’ai déjà dénoncée à plusieurs reprises.

5 + 5 = 20.

Au départ, 5 millions issus de l’héritage de France 2023 et 5 millions annoncés par la FFR, avec un effet levier pouvant conduire à 20 millions d’investissements.

Sauf que les 5 millions de la FFR ont été imputés au déficit de la période Bernard Laporte. Les présenter ensuite comme un nouvel effort financier de la gouvernance Grill est fallacieux

Puis est arrivé le 2,5 + 2,5 = 5.

2,5 millions de l’ANS.

2,5 millions des collectivités.

0 euro de la FFR.

Et maintenant : 60 millions d’euros d’investissements annoncés.

Mais si environ 55 millions proviennent principalement des financements publics et des collectivités et seulement environ 5 millions de la FFR, alors soyons précis :

OUI LIONEL, MOBILISER 60 MILLIONS N’EST PAS FINANCER 60 MILLIONS.

C’est exactement la question que j’avais déjà posée à Florian Grill : lorsque la FFR expliquait que sa situation financière était catastrophique, était-ce réellement sa mission de financer des équipements sportifs qui relèvent largement des collectivités et qui ne profitent pas uniquement au rugby ?

Oui, aider les clubs est une bonne chose.

Mais s’attribuer la totalité de l’investissement est une autre histoire.

Et pendant que l’on communique sur les vestiaires féminins, rappelons que le rugby féminin reste structurellement le parent pauvre de la Fédération.

Environ 30 millions d’euros sont consacrés au haut niveau et aux équipes de France, dont la majorité pour l’équipe de France masculine de Fabien Galthié.

Alors oui, je partage cette analyse.

Je la complète simplement avec ce que je répète depuis longtemps :

LES CLUBS ONT LE DROIT DE SAVOIR QUI PAIE QUOI.

Parce qu’entre 60 millions mobilisés et 60 millions financés par la FFR, il y a une différence considérable.

Ce n’est pas de la communication. C’est de la transparence.





🏉 LE « PLAN MARSHALL » DE FLORIAN GRILL : 60 MILLIONS ANNONCÉS, MAIS COMBIEN PAYÉS PAR LA FFR ?

Florian Grill était récemment à Saint-Genès-Champanelle pour mettre en avant de nouvelles installations du club, soutenues à hauteur de 30 000 € par la FFR dans le cadre de son « Plan Marshall des équipements ».

Des équipements dont personne ne contestera l’utilité.

Le rugby amateur a besoin d’infrastructures. Les clubs ont besoin d’être accompagnés. Et toute aide destinée à améliorer leurs conditions de pratique est évidemment bienvenue.

Mais derrière les annonces et les chiffres, une question mérite d’être posée :

QUE FINANCE RÉELLEMENT LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DE RUGBY ?

💰 DU « 5 + 5 = 20 »…
AUX 60 MILLIONS D’EUROS

À l’origine, le « Plan Marshall » de Florian Grill reposait sur une présentation relativement simple.

Dans le cadre de l’héritage de France 2023, 5 millions d’euros étaient mobilisés par l’ANS. Florian Grill expliquait parallèlement que la FFR avait « sanctuarisé 5 millions d’euros de l’héritage de la Coupe du monde ».

Soit 10 millions d’euros mobilisés, avec un effet levier permettant jusqu’à 20 millions d’euros d’investissements.

Mais il faut déjà faire une distinction essentielle :

20 MILLIONS D’EUROS D’INVESTISSEMENTS NE SIGNIFIENT PAS 20 MILLIONS D’EUROS FINANCÉS PAR LA FFR.

Puis, lors de l’Agora du congrès de la FFR à Brest en 2026, Florian Grill annonce désormais 60 millions d’euros d’investissements au profit des clubs.

Un chiffre qui impressionne.

Mais lorsque l’on regarde la répartition présentée lors des échanges, le tableau devient beaucoup moins spectaculaire.

Selon les éléments communiqués, environ 5 millions d’euros seraient directement financés par la FFR, tandis que près de 55 millions d’euros proviendraient essentiellement de financements publics et des collectivités.

Autrement dit :

60 MILLIONS D’EUROS ANNONCÉS.

DONT 5 MILLIONS D’EUROS DIRECTEMENT FINANCÉS PAR LA FFR.

Soit à peine 8 % du montant annoncé.

La différence mérite donc d’être expliquée.

🏟️ ET LES 30 000 € DE SAINT-GENÈS-CHAMPANELLE ?

L’exemple de Saint-Genès-Champanelle pose exactement la même question.

La FFR annonce une participation de 30 000 €.

Très bien.

Mais quelle est la valeur totale du projet ?

Quelle part correspond réellement aux équipements rugby ?

Quelle part concerne des installations partagées avec le football ou d’autres pratiques ?

S’agit-il de 50 % d’un investissement spécifiquement rugby ou de 50 % d’une dépense considérée comme éligible dans le cadre d’un projet mixte ?

Sans ces éléments, il est difficile de mesurer précisément l’effort financier réellement consenti par la Fédération.

Et c’est précisément là que la transparence devrait être la règle.

🥁 UNE MAYONNAISE QUI PREND BIEN… MAIS QUI A MIS QUOI ?

Le problème est finalement assez simple.

On mélange désormais dans une même communication :

L’HÉRITAGE DE FRANCE 2023, L’ANS, LA FFR, LES COLLECTIVITÉS ET LES INVESTISSEMENTS GLOBAUX.

Au départ :

5 + 5 = 10 MILLIONS MOBILISÉS, AVEC JUSQU’À 20 MILLIONS D’INVESTISSEMENTS.

Aujourd’hui :

60 MILLIONS D’EUROS ANNONCÉS.

Mais environ 5 millions d’euros directement financés par la FFR, selon les éléments présentés.

Le chiffre de 60 millions est donc beaucoup plus impressionnant que l’effort financier direct de la Fédération.

Et c’est là que la communication politique de Florian Grill peut légitimement être interrogée.

MOBILISER 60 MILLIONS D’EUROS N’EST PAS LA MÊME CHOSE QUE FINANCER 60 MILLIONS D’EUROS.

✅Les collectivités qui financent les infrastructures doivent être créditées de leur contribution.

✅L’ANS doit être créditée de son engagement.

✅Et l’héritage de France 2023 doit rester présenté pour ce qu’il est :
UN HÉRITAGE COLLECTIF.

📢 LE VRAI SUJET : L’EFFET D’ANNONCE

Soyons clairs :
➡️Les clubs ont besoin d’équipements.

➡️Les terrains, les vestiaires, les infrastructures et les conditions d’accueil doivent être améliorés.

Personne ne peut sérieusement contester cela.

Mais une Fédération doit également être capable de présenter ses comptes avec précision.

Parce qu’à force d’annoncer des dizaines de millions d’euros d’investissements, Florian Grill donne l’image d’une FFR qui investirait massivement, directement, dans les clubs.

Or les chiffres présentés racontent une réalité différente.

Le rugby amateur et les clubs méritent simplement de savoir qui finance quoi.

Lionel Girardi

23/08/2026

PEUT-ON ENCORE DEVENIR PRÉSIDENT DE LA FFR AVEC MOINS DE 110 000 EUROS ?

LAPORTE A CASSÉ LES CODES

Avant 2016, une élection à la FFR se gagnait dans les réseaux, les comités, les ligues et les salons.

Bernard Laporte va casser les codes.

Le 1er septembre 2015, plus d’un an avant le scrutin, il lance sa campagne. Avec Mourad Boudjellal, il aménage son emploi du temps pour pouvoir partir sur les routes de France. Pendant quinze mois, il multiplie les réunions et les rencontres avec les clubs.

Il explique aussi financer lui-même sa campagne, notamment grâce aux conférences et séminaires qu’il donne. 100 000 € sont évoqués, mais en réalité probablement beaucoup plus.

Bernard Laporte invente une nouvelle méthode : pour gagner la FFR, il faut aller chercher les clubs.

2020 : GRILL REPREND LA MÉTHODE

Le 25 juin 2019, Florian Grill est officiellement désigné tête de liste de l’opposition et confirme publiquement sa candidature face à Bernard Laporte.

Sa méthode : le terrain, les rencontres et surtout les barbecues.

Une campagne longue, conviviale, proche des clubs, mais aussi plus coûteuse.

Le compte d’Ovale Ensemble fait apparaître 121 897,74 € de dépenses, dont 101 307,97 € sur les opérations de 2020.

Le Comité d’éthique constate que la liste de Florian Grill a dépensé près de quatre fois plus que celle de Bernard Laporte.

Mais le règlement ne prévoit aucun plafond.

Bernard Laporte, qui s’est déclaré t**divement, fin août 2020, gagne avec 51,47 % des voix contre 48,53 % à Florian Grill.

PUIS GRILL DEVIENT PRÉSIDENT

Après son jugement, même s’il a fait appel et est présumé innocent, Bernard Laporte, poussé vers la sortie par la ministre des Sports, démissionne le 27 janvier 2023.

En juin 2023, Florian Grill devient président de la FFR.

Et là, il ne faut pas se mentir : un président n’a plus besoin des mêmes moyens pour faire campagne.

Il dispose de la visibilité de la fonction, des déplacements institutionnels, des réunions, de la communication fédérale, d’un accès permanent aux clubs et le code électoral n’est pas suffisamment précis pour discerner ce qui relève de la fonction de président de celle de candidat.

En 2024, Didier Codorniou se lance trop t**d et ne pourra compenser ce manque de moyens financiers et techniques pour construire sa campagne face à un président en campagne perpétuelle.

Bernard Laporte l’avait fait, Florian Grill reproduit.

La campagne officielle de Florian Grill ne dure que trois mois : il se déclare le 19 juillet 2024, pour une élection le 19 octobre 2024.

Les sommes inscrites sur les comptes de campagne de Florian Grill en 2024 seront donc évidemment sans commune mesure, mais j’y reviendrai car son financement pose questions.

Questions que j’ai posées et qui n’ont pas eu de réponse.

ALORS, LE CODE ÉLECTORAL DOIT ÉVOLUER POUR QUE LA DÉMOCRATIE S’EXPRIME.

POURQUOI NE PAS FINANCER LA DÉMOCRATIE ?

La solution pourrait être simple.

Aucun financement privé autorisé et égalité de traitement pour tous.

Par exemple, 50 000 € de budget plafond pour chaque liste officiellement candidate, avec des dépenses contrôlées et remboursées sur justificatifs. Bien sûr, chaque liste devant atteindre un suffrage minimum, mais avec un budget plancher de 10 000 €, par exemple.

Imaginons quatre candidats : 200 000 € pour une élection nationale tous les 4 ans. C’est un prix raisonnable pour la démocratie de notre Fédération.

Ce n’est pas excessif pour garantir une élection transparente, démocratique et indépendante.

Et surtout, cela permettrait de limiter les financements privés, les conflits d’intérêts, les éventuels retours d’ascenseur et ouvrirait la porte à plus de candidats.

Mais l’argent ne suffit pas.

La FFR doit aussi garantir les mêmes moyens de communication à tous les candidats : accès aux clubs, accès aux locaux des ligues, diffusion des programmes, débats, vidéos de présentation diffusées par les canaux fédéraux, accès au site de la ffr ....

Pourquoi les candidats ne peuvent-ils pas utiliser les adresses génériques des clubs ?

Parce qu’une élection démocratique, ce n’est pas seulement donner le droit de voter.

C’est donner à chacun les mêmes moyens d’être entendu, de présenter son programme, ses idées, ses colistiers...et d’avoir un COP plus représentatif.

Le véritable enjeu est là : faire en sorte que demain, pour devenir président de la FFR, il ne soit pas nécessaire d’être riche, déjà président ou parfaitement installé dans les réseaux fédéraux ou les réseaux de généreux donateurs.

Le code électoral de la FFR doit évoluer.

Un prochain article flash sera consacré au financement actuel des campagnes et à ses dérives.


23/08/2026

QUAND LES PROCHES DE FLORIAN GRILL DÉRAPENT, FLORIAN GRILL SE TAIT

BERTRAND MANIÈRE : « TAisez-vous »

Le 16 août, Bertrand Manière intervient sur une publication consacrée à Medhi Narjissi :

«« En mémoire de Medhi Narjissi SVP. Arrêtez avec ces commentaires, c’est lourd et ça devient une vraie saga de l’été. Taisez-vous s’il vous plaît. »»

Ces propos, interviennent alors que la famille continue de se battre pour comprendre les circonstances de la disparition de Medhi.

Bertrand Manière est coutumier de ce genre de commentaires agressifs voir insultants sur les réseaux sociaux.

Bertrand Manière n’est pourtant pas un inconnu pour Florian Grill. Président du Chambertin Olympique, il est très proche de la famille Grill. Des publications de Françoise Grill montrent même qu’il a été reçu dans le chalet familial de Saint-Sorlin.

PIERRE BELLAMY : LES BAÏNES POUR EXPLIQUER DIAS BEACH

À la suite d’un reportage de RMC consacré à la disparition de Medhi, Pierre Bellamy, militant " Ovale Ensemble ", dit "Pierrot", très proche de Florian Grill, élu de la Ligue Nouvelle-Aquitaine et Chargé de Mission Bénévole à la FFR, avait comparé Dias Beach aux baïnes de l’Atlantique.

Oui, les baïnes sont dangereuses. Mais Medhi n’était pas un vacancier ayant décidé seul d’entrer dans une zone dangereuse. Il était un jeune joueur de l’équipe de France, dans le cadre d’un déplacement fédéral et sous encadrement censé être de haut niveau National.

Ce commentaire intervenait dans le contexte du premier anniversaire de sa disparition.

JEAN-CHARLES MASCETTI : « FLORIAN GRILL A-T-IL NOYÉ LE PETIT GRÉGORY ? »

Jean-Charles Mascetti est l’un des douze premiers membres à avoir créé Ovale Ensemble autour de Florian Grill. Président du club de Marcoussis, il est aujourd’hui chargé de faire visiter le Centre National du Rugby aux enfants, aux écoles et aux bénévoles.

Lorsque j’étais dans les groupes WhatsApp d’Ovale Ensemble, ses commentaires, dont il amait publier des copies d’écran, étaient déjà régulièrement très durs, souvent dissimulés derrière l’humour.

JE L’AI BANI DE MA PAGE MAIS DERNIEREMENT SUR UNE AUTRE PAGE.

«« [...] j’ai un nouveau sujet à développer qui peut t’occuper très longtemps : Florian Grill a-t-il noyé le petit Grégory ? »»

Même avec des émoticônes, l’allusion à l’affaire Grégory est totalement hors sol.

L’HUMOUR N’EFFACE PAS LA VIOLENCE DES PROPOS.

J’AI DÉJÀ SAISI LE COMITÉ D’ÉTHIQUE

UNE QUESTION DE PRINCIPE
NE RIEN LAISSER PASSER.

Après un commentaire de Thierry Tonnelier, le Président de la Ligue Aura, membre du COP, sur une publication de Florian Grill sur sa page facebook, dans lequel il s’en prenait notamment à mes « valeurs », j’ai saisi le Comité d’éthique.

J’ai échangé par mails officiels, avec Florian Grill et avec le Comité d’éthique. J’ai conservé toute la traçabilité de ces échanges et les captures d’écran.

Florian Grill essayait de se justifié en argumentant qu’il aurait suffi que je lui signale le commentaire pour qu’il le retire.

Sauf qu’il l’avait vu et j’ai démontré qu’il avait même « liké » ce commentaire de Thierry Tonnelier.

Puis Florian Grill avait argumenté que la FFR n’avait pas les moyens de rémunérer un " modérateur ".

Je lui avais répondu " c’est ta page perso, tu es responsable de la publication "

J’avais alors choisi de prendre le temps du dialogue et des instances sportives plutôt que de saisir immédiatement la justice mais déterminé à ne rien laisser passer.

LE COMITE D’EHIQUE A CONCLU QUE CES PROPOS N’ETAIENT PAS SOUHAITABLES VENANT D’ACTEURS MAJEURS DU RUGBY MAIS N’ETAIT PAS HABILITÉ À QUALIFIER L’INFRACTION.

LE PARQUET DE LYON

Lorsque j’ai finalement saisi le parquet de Lyon, je savais que le délai de prescription de trois mois était dépassé.

Les réponses du parquet puis dans un deuxième temps du procureur général de Lyon ont confirmé la question de la prescription, tout en retenant les qualifications correspondant aux faits dénoncés, notamment INJURES PUBLIQUES ET DIFFAMATION.

L’article 29 de la loi du 29 juillet 1881 : la diffamation est constituée lorsqu’une allégation ou l’imputation d’un fait porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne visée.

Le procureur général m’a par ailleurs indiqué que, dans une prochaine situation de cette nature, la voie de la citation directe pouvait être envisagée.

J’aurais donc aujourd’hui la possibilité de poursuivre d’autres démarches notamment au niveau Fédéral.

JE NE LE FAIS PAS MAIS JE TIENS CES COURRIERS DE LA JUSTICE A DISPOSITION.

Parce que j’ai pu constater combien certains de mes courriers et signalements à Florian Grill peuvent rester sans suite.

Parce que j’imagine mal Florian Grill saisir la Commission fédérale de discipline pour examiner des propos tenus par Thierry Tonnelier, sur sa propre page facebook, même si ces propos sont qualifiés d’infraction caractérisée par le Procureur Général.

Et parce que mon objectif n’a jamais été d’encombrer les tribunaux.

ALORS, QUE FAIRE ?

Florian Grill n’est évidemment pas juridiquement responsable de chaque commentaire écrit par ses proches.

Mais il a un devoir évident envers ceux qui l’entourent : leur rappeler les limites et l’exigence de respect qu’il revendique pour le rugby.

Il pouvait le faire avec Thierry Tonnelier.

Il pouvait le faire avec Jean-Charles Mascetti.

Il pouvait le faire avec Pierre Bellamy.

Et aujourd’hui, il pourrait le faire avec Bertrand Manière.

Il ne le fait pas.

À NE RIEN FAIRE, ON CAUTIONNE. À FORCE DE NE RIEN FAIRE, ON PEUT MÊME FINIR PAR ENCOURAGER.

La FFR affiche désormais sur son site la possibilité de lancer des alertes.

Mais lorsque les alertes, les signalements et les courriers restent sans suite:

À quoi servent ces dispositifs s’ils ne débouchent sur rien ?

La protection des valeurs du rugby ne peut pas être une simple opération de communication.

Elle doit commencer par ceux qui sont les plus proches de ceux qui dirigent.

19/08/2026

FABIENNE BOURDAIS – FLORIAN GRILL :
QUE DISAIENT CES COURRIERS ?

UN AVIS QUI POSE QUESTION

En relisant l’avis du Comité fédéral d’éthique et de déontologie, rendu après la saisine de la famille de Medhi Narjissi, un élément interpelle.

L’avis indique que, le 31 octobre 2025, Florian Grill a transmis au Comité d’éthique :

- le courrier adressé le 2 juin 2025 à la FFR par Fabienne Bourdais, alors directrice des Sports ;
- sa réponse du 2 juillet 2025.

Ces courriers concernent les suites à donner aux recommandations du rapport de l’IGESR sur la disparition de Medhi Narjissi.

Mais que disait exactement Fabienne Bourdais ? Et qu’a répondu Florian Grill ?

Nous ne connaissons toujours pas le contenu précis de ces échanges.

UN AVIS QUI AVAIT DÉJÀ SUSCITÉ L’INCOMPRÉHENSION DE LA FAMILLE

Le Comité d’éthique avait bien relevé plusieurs manquements dans son avis, notamment concernant les obligations déontologiques et la gouvernance fédérale.

Mais il n’avait pas jugé nécessaire de saisir la Commission de discipline.

Cette conclusion avait profondément déçu la famille Narjissi, qui attendait que les responsabilités fédérales soient examinées plus loin.

Quelques mois plus t**d, le 24 avril 2026, la Fédération française de rugby était finalement mise en examen pour homicide involontaire dans le cadre de l’information judiciaire sur la disparition de Medhi.

UNE POSITION DE FABIENNE BOURDAIS QUI NE CONCERNAIT PAS QUE LA FFR

En 2023, Fabienne Bourdais avait été auditionnée par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les dysfonctionnements dans le sport.

Elle ne parlait pas spécifiquement de la FFR, mais du contrôle exercé par l’État sur les fédérations agréées et délégataires.

Elle expliquait notamment que les fédérations devaient veiller à l’application de leurs obligations jusque dans leurs structures déconcentrées et les clubs.

Elle évoquait également la possibilité, lorsque les manquements le justifient, d’aller jusqu’au retrait de l’agrément ou de la délégation.

Ce n’était donc pas une position particulière contre le rugby, mais le cadre général du contrôle de l’État sur les fédérations délégataires.

ET CELA RAPPELLE MAAGI JESSOP

Cette position pose question lorsqu’on la rapproche du décès de Maagi Jessop, à Futuna, le 22 mai 2024.

L’activité ne relevait pas du seul club. Elle concernait une sélection de jeunes issus de plusieurs clubs, avec un encadrement territorial et un CTC identifié comme responsable de la sortie.

Si la FFR estimait ne pas être directement responsable de ce drame, n’avait-elle pas pour autant le devoir de chercher à comprendre ce qui s’était passé ?

UNE ENQUÊTE INTERNE QUI N’A PAS ÉTÉ MENÉE

Un jeune licencié de 13 ans venait de mourir par noyade dans le cadre d’une activité liée au rugby.

J’ai demandé par écrit à Florian Grill quels rapports, conclusions d’enquête ou documents existaient sur ce drame.

La réponse de la Fédération est claire : aucun de ces documents n’existait.

Cette position a ensuite été portée devant la CADA, qui en a pris acte.

Autrement dit, la FFR n’a pas mené d’enquête interne sur ce drame, ou n’a pas jugé nécessaire de formaliser une enquête et d’en tirer des enseignements.

La question n’est donc plus seulement de savoir si la FFR était juridiquement responsable.

La question est de savoir :

a-t-elle cherché à comprendre ce qui s’était passé ?

a-t-elle tiré des enseignements pour protéger les autres jeunes licenciés ?

QUELQUES SEMAINES PLUS T**D : MEDHI

Le 7 août 2024, quelques semaines après le drame de Futuna, Medhi Narjissi disparaissait dans les vagues de Dias Beach, en Afrique du Sud, lors d’un déplacement de l’équipe de France U18.

Deux drames et une question demeure :

quels enseignements la Fédération avait-elle tirés du premier drame avant que le second ne survienne ?

Pour Medhi Narjissi, une enquête interne de la FFR a finalement été menée immédiatement et même avant l’enquête de l’IGESR et à la procédure judiciaire.

Pourquoi cette différence de traitement entre les deux drames ?

ET LES COURRIERS DE L’ÉTAT ?

- Le rapport de l’IGESR existe.
- Le courrier de Fabienne Bourdais du 2 juin 2025 existe.
- La réponse de Florian Grill du 2 juillet existe.

Le Comité fédéral d’éthique en a eu connaissance.
Mais nous ne savons toujours pas ce qui a été demandé, ce qui a été répondu et quelles suites concrètes ont été données par l’État.

FABIENNE BOURDAIS N’EST PLUS DIRECTRICE DES SPORTS

Fabienne Bourdais avait été nommée directrice des Sports le 13 juillet 2022.

Elle a quitté ses fonctions le 1er février 2026, appelée à d’autres fonctions.

Elle a ensuite été nommée inspectrice générale de l’Éducation, du Sport et de la Recherche.

Son successeur est Jérôme Fournier, d’abord chargé de l’intérim, puis nommé officiellement directeur des Sports le 11 février 2026.

Rien ne permet d’établir un lien entre ces changements et l’affaire Narjissi.

Mais un fait demeure :
la personne qui a écrit à la FFR le 2 juin 2025 n’est plus aujourd’hui à la tête de la Direction des Sports.

UNE QUESTION DE TRANSPARENCE

Il ne s’agit pas de demander la publication d’éléments qui seraient couverts par le secret de l’instruction.

Mais l’existence de ces courriers est désormais officielle.

Il serait donc souhaitable que la FFR, Florian Grill et le Comité fédéral d’éthique, dans la mesure de ce qui peut être communiqué, apportent davantage de transparence.

- Que demandait exactement Fabienne Bourdais ?
- Qu’a répondu Florian Grill ?
- Quelles mesures ont été prises ?
- Quelles suites l’État a-t-il données au rapport de l’IGESR ?

Et surtout :
pourquoi la FFR n’a-t-elle pas jugé nécessaire de tirer les enseignements du drame de Maagi Jessop avant qu’un autre jeune joueur, Medhi Narjissi, ne disparaisse à son tour ?

Nous avons aujourd’hui les questions. Il est temps d’avoir les réponses.



17/08/2026

ARRÊTE FLORIAN, ARRÊTE !

« Arrête Florian, arrête ! »
Cette formule fait forcément penser à la séquence entre Christophe Urios et Fabien Galthié. Mais elle pourrait aussi résumer un sentiment qui revient régulièrement à la lecture des publications de Florian Grill.

Depuis ses premières campagnes en 2019, Florian Grill explique qu’il faut aller dans les clubs, écouter les bénévoles, rapprocher le rugby des lieux de vie et réduire la « bulle financière » du rugby.

Très bien.

Mais trois ans après son élection, les mêmes problèmes sont toujours évoqués.

LES CLUBS DOIVENT ENCORE TROUVER LES SOLUTIONS

À Chambon-sur-Lac, Florian Grill appelle les bénévoles à faire renaître le rugby.

Or un dirigeant local lui répond dans les commentaires qu’une école de rugby existe déjà depuis 2019 et qu’elle rassemble des enfants de plusieurs communes.

Nous ne connaissons pas suffisamment la situation locale pour confirmer ce témoignage. Mais s’il est exact, cela montre au minimum qu’il faut connaître ce qui existe déjà avant de proposer de nouvelles structures.

L’EXEMPLE DE DOMENE METROPOLE RUGBY

L’exemple de Domène Métropole Rugby rappelle que le problème ne se limite pas à une visite sur un terrain.

Depuis plusieurs années, Julien Carlesso se bat pour faire revivre le rugby à Domène. Son projet, créé en 2022, a connu de nombreux obstacles administratifs et sportifs de la part de la ligue Aura et de la FFR.

La FFR avait encore inscrit en 2025 son dossier comme incomplet avec une proposition de refus.

La FFR a même refusé la conciliation du CNOSF qui avait pourtant conclu que son affiliation était de droit.

Après plusieurs recours et plusieurs années de démarches, l’affiliation du club a finalement été officialisée en 2026 mais Julien Jean Carless n’a toujours pas de terrain pour ses séniors alors que le club est inscrit en R3

Alors Florian, peut être un petit tour à côte de Grenoble pour rencontrer le nouveau Maire de Domène et surtout le sénateur Michel SAVIN, Sénateur de l'Isère actuellement conseiller municipal à Domène et élu métropolitain

Le maillage territorial, ce n’est donc pas seulement une belle intention. C’est aussi permettre à ceux qui veulent créer ou relancer un club de pouvoir le faire.

LA PYRAMIDE EST TOUJOURS DÉSÉQUILIBRÉE

Un autre commentaire évoque la difficulté des clubs régionaux, démobilisé par des déplacements coûteux.

Florian Grill parlait déjà, dans ses campagnes, de la nécessité de réduire la « bulle financière » du rugby.

Mais cette évolution aurait aussi dû être anticipée dès 2023 dans ses conséquences sur le rugby régional. Nous avons perdu 4 ans puisque la réforme ne sera applicable que la saison prochaine.

Demain, la Nationale 2 va évoluer vers un championnat à 24 clubs pour renforcer le maillage. Mais la redistribution vers les niveaux régionaux reste insuffisante.

Et dans certaines régions, les poules de Régionale 1, 2 ou 3 comptent tellement peu de clubs que les déplacements peuvent devenir comparables à ceux de divisions beaucoup plus élevées.

Sauf que les clubs régionaux n’ont évidemment pas les mêmes budgets.

Comment demander aux clubs de proximité de développer le rugby tout en leur imposant parfois les contraintes géographiques d’un championnat national ?

PLUS DE LICENCIÉS, MAIS QUEL RUGBY À LA BASE ?

La progression du nombre de licenciés est positive.

Les baby-rugby également. Mais Florian Grill rappelait lui-même que la durée moyenne d’une licence est d’environ deux ans et demi.

La vraie question est donc : combien de ces enfants resteront demain dans nos écoles de rugby, puis dans nos clubs jusqu’aux seniors ?

Le rugby féminin progresse également, notamment parce qu’il partait de plus loin.

Mais le véritable projet pour professionnaliser durablement l’Élite 1 et le rugby féminin en général reste attendu.

Et puis il y a ta fédération à missions ....

ALORS, ARRÊTE FLORIAN, ARRÊTE !

Le problème n’est pas que Florian Grill visite les clubs.

Le problème est qu’après trois ans, les clubs lui décrivent toujours les mêmes difficultés.

Manque de bénévoles.
Déplacements trop importants.
Poules déséquilibrées.
Fragilité financière.
Manque de partenaites
Désengagement des collectivité territoriales
Difficultés à faire vivre les petites structures.
Mais aussi une image dégradée du rugby et de ses valeurs.

Les clubs n’ont pas attendu 2026 pour connaître ces problèmes.

Ils les vivent chaque week-end.

La question n’est donc pas de dire auc clubs se qu’ils doivent faire.

Après trois ans de présidence, on peut aussi demander ce que la Fédération a concrètement changé pour résoudre ces problèmes.

Alors oui…

Arrête Florian, arrête !

Les clubs n’attendent plus seulement des constats, des conseils, des éxigences toujours plus difficiles pour obtenir ses étoîles, genre de bon-points que les plus anciens ont connu à l’école.

Ils attendent des résultats.


16/08/2026

MEDHI NARJISSI : D’OÙ VIENT CETTE VERSION ?

Béatrice Eon est venue commenter notre publication. Elle affirme que la séance était terminée, que tout le monde était sorti de l’eau et que Medhi et d’autres jeunes y seraient retournés de leur propre initiative.

D’où tient-elle cette version ?

Car jusqu’ici, L’Équipe, 20 Minutes, Rugbyrama et Sud Ouest ont notamment rapporté une autre chronologie : celle de cinq minutes supplémentaires accordées aux joueurs.

UNE QUESTION

Béatrice Eon est vice-présidente d’Ovale Ensemble, l’association qui a porté Florian Grill à la présidence de la FFR.

Ovale Ensemble ne s’est, à notre connaissance, jamais publiquement exprimée sur la tragédie de Medhi Narjissi.

Alors cette version est-elle issue d’éléments auxquels Béatrice Eon aurait eu accès, ou est-ce simplement la version qui circule aujourd’hui chez Ovale Ensemble ?

Car pourquoi, plus de deux ans après les faits, chercher à mettre l’accent sur le comportement des enfants ?

Le sujet n’est pas de savoir si Medhi est retourné dans l’eau avec des copains

Le sujet est de savoir pourquoi, alors qu’il était sous la responsabilité d’un encadrement de l’équipe de France, sa sécurité n’a pas été assurée, sa vie a été mise en danger.

Ne cherchons pas à déplacer les responsabilités. Cherchons à établir les faits et surtout respectons la mémoire de Medhi et le combat de sa famille



Photos from En mémoire de Medhi Narjissi's post 16/08/2026
16/08/2026
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