GrandMaster Mavoungou Nestor

GrandMaster Mavoungou Nestor

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Maître de Taekwondo 7ème Kukkiwon,Je partage avec vous mon expérience et ma passion pour cet art martial.

Je vous aide à développer une discipline rigoureuse par une pratique régulière et maîtriser.

07/06/2026

Séance d’entraînement au Master Club ! 💪

Pour terminer la séance dans la bonne humeur, un concours d’abdominaux vitesse a opposé les participants. Et cette fois, l’élève a dépassé le maître ! 😄

Le Grand Master s’est incliné face au Master Kids Eddy Mavoungou, qui a réalisé une superbe performance avec 140 abdominaux contre 130.

Bravo à Eddy pour cette belle victoire et son esprit de dépassement de soi ! 🎉🏆 L’avenir s’annonce prometteur lorsque les élèves poussent leurs maîtres à se surpasser. 👏👏👏

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 06/06/2026

🇬🇦🥋 Retour au Gabon après la Corée : le début d’une nouvelle aventure ! 🇰🇷➡️🇫🇷➡️🇬🇦

Après notre séjour en Corée, nous avons quitté Séoul pour la France 🇫🇷 avec une escale à Paris, avant de prendre notre vol pour Libreville. À notre arrivée à l’aéroport Léon Mba, chacun est rentré retrouver sa famille. Nous avons passé le week-end auprès des nôtres avant de nous retrouver dès le lundi au Club 105 de Baraka.

Je vous laisse imaginer l’ambiance des retrouvailles ! 😅

À cette époque, le Grand Maître Park Nam Young était toujours au Gabon 🇬🇦. Il arrivait au terme de son contrat et préparait déjà l’arrivée du Maître S*k Ong. Le Club 105 ne désemplissait pas : tout le monde voulait voir ce que les stagiaires revenus de Corée étaient devenus. Les salles étaient pleines, au point que beaucoup s’entraînaient à l’extérieur, et il nous arrivait même d’utiliser la grande cour de Baraka pour les séances.

Une idée qui allait marquer l’histoire

Quelques mois plus t**d, les responsables militaires du club et de l’armée gabonaise eurent une idée ambitieuse : organiser une grande compétition baptisée Coupe Colonel Laïguy.

Parmi les initiateurs figuraient notamment le Général Ratanga, le Général Etoumbi, le Maître Ollomo, le Major Aworet et plusieurs responsables de l’État-Major Général.

À cette époque, le Club 105 était le club mère du Taekwondo gabonais. On entendait déjà parler du club de Rénovation, du club LDD avec le Maître Kim (que je ne connaissais pas encore personnellement), ainsi que du club de la Sécurité Pénitentiaire près de la Maison du Parti, où le nom du Commandant Imbinga revenait souvent dans les discussions.

(Les anciens, n’hésitez pas à me corriger si certains détails m’échappent ! 😊)

Le Club 105 : un club unique

Le Club 105 avait une particularité : il regroupait à la fois militaires et civils. Les différentes unités de l’armée venaient s’y entraîner, car il n’existait pas encore de clubs dans chaque unité.

Pour organiser la Coupe Colonel Laïguy, une décision fut prise : répartir les pratiquants dans leurs unités respectives afin de constituer quatre clubs compétitifs.

À l’époque, l’Armée de Terre comptait notamment :

* Le 1er Bataillon des Parachutistes Gabonais (BPG)
* Le Bataillon de Reconnaissance et de Combat (BRC)
* Baraka (l’unité)
* Le Club 105, qui conservait principalement les civils

Nous n’avons eu que deux semaines de préparation avant la compétition.

Les revenants de Corée

Parmi les stagiaires revenus de Corée, seuls deux combattants étaient alors présents dans les clubs comme compétiteur :

🥋 Ongoundou Mathurin, au club de Baraka (l’unité)

🥋 Nestor Mavoungou, chez les parachutistes du BPG (que beaucoup connaissent aujourd’hui comme GrandMaster)

Mais il faut aussi rappeler que le Club 105 restait une véritable référence avec des combattants redoutables comme :

* Messamet Guy Serge
* Aveira Martin dit «Shaka»
* lmbong Paul

…et bien d’autres encore.

Croyez-moi, ce n’étaient pas des cadeaux sur l’aire de combat ! 😅

Le Général Ratanga avait parfaitement préparé son affaire. Sur le papier, tout le monde savait que le Club 105 restait le favori et, pour beaucoup, le meilleur club de la compétition.🙄😅

Les personnages marquants

À Baraka, il y avait Mathurin, spécialiste du dolyo chagi jambe avant et du dwi tchagi. Le genre de combattant capable de vous placer un coup sans même vous regarder… impossible à oublier ! 😂

Chez les parachutistes du BPG, certains avaient retrouvé leur terrain de prédilection. Les entraînements dans la neige, sous les arbres étaient derrière il avait retrouvé son sac marin . Le petit garçon de Sette-Cama avait laissé place à une véritable machine.

D’ailleurs, les surnoms de l’époque n’étaient pas de mon invention : « La Machine », « Bruce Lee »… ce sont les amis, les supporters et les spectateurs qui me les avaient donnés. 😅

Préparation de la compétition

Pour préparer notre équipe, nous sommes partis une semaine au Cap.

Notre entraîneur était le Major Aworet. Quant au Maître Angoué, il avait rejoint sa spécialité de moniteur parachutiste et était très pris par ses obligations professionnelles.

J’étais alors compétiteur, mais également adjoint du Major Aworet dans l’encadrement de l’équipe.

Puis arriva enfin le grand jour :

🏆 La première Coupe Colonel Laïguy
📍 Gymnase du Président Bongo

Un moment historique pour le Taekwondo gabonais.

🔥 La suite de l’histoire arrive bientôt… 🔥

# TaekwondoGabon # Club105 # Baraka # CoupeColonelLaiguy # HistoireDuTaekwondo # Libreville # Souvenirs # ArtsMartiaux # Gabon # Corée # RetourAuxSources 🥋🇬🇦

04/06/2026

🎉 Facebook recognized me as a consistent post creator this week!

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 04/06/2026

🇰🇷 CORÉE, KAFAC & L’HIVER QUI FORGE

Il y a 44 ans, un jeune garçon de Sette Cama, ayant grandi au bord de l’océan Atlantique, arrivait en Corée à seulement 19 ans pour intégrer le Korea Armed Forces Athletic Corps (KAFAC), un centre d’entraînement sportif militaire d’élite.

Là-bas, une seule mission : s’entraîner matin et soir.

Le centre était sous surveillance militaire permanente. Les soldats assuraient la sécurité, tandis que les athlètes poursuivaient leur préparation avec un objectif en tête : le passage de grade qui approchait à grands pas.

Puis vint l’hiver. Pour la première fois de ma vie, je découvrais la neige. ⛄️

Malgré le froid et les lourdes tenues d’hiver, mes habitudes ne changeaient pas. Après le dîner, manteau sur le dos, je partais m’entraîner sous les arbres. Les maîtres nous rappelaient sans cesse que l’examen aurait lieu au Kukkiwon, le cœur du Taekwondo mondial. Chaque échauffement, chaque étirement comptait pour préparer le corps aux rigueurs du climat coréen.

🥋 La leçon d’un soir

Un soir, alors que nous marchions autour du centre avec le jeune maître Lee, je le voyais enchaîner discrètement des techniques : ap chagi, un chiki , boum…

Je lui ai demandé :

— Pourquoi continues-tu à t’entraîner maintenant ?

Sa réponse m’a marqué pour la vie :

“Parfois, pour une raison ou une autre, on ne peut pas s’entraîner. Alors, lorsque tu as l’occasion de faire quelque chose, même seul et à l’abri des regards, fais-le. C’est toujours mieux que rien.”

Une leçon simple, mais puissante.

Le Taekwondo militaire possède une dimension particulière. Même lorsqu’il est pratiqué sous sa forme sportive, il reste profondément martial : sérieux, rigoureux et d’une intensité que peu de civils peuvent imaginer.

On ne « joue » pas au Taekwondo. On le pratique.

En Corée, les militaires ont pris leurs distances avec l’évolution purement sportive de la discipline. Leur priorité reste l’essence même du Taekwondo : savoir se défendre. Les démonstrations militaires et civiles reflètent cette différence. Les premières conservent une intensité et un réalisme impressionnants.

📆 Le jour du passage de grade

Nous arrivons au Kukkiwon avec la délégation de notre école.

L’examen est gigantesque : plus de 2 000 candidats.

Je porte le numéro 1054.

Deux semaines plus t**d, après une excursion à travers la province et la découverte de nombreuses spécialités coréennes, nous sommes reçus à Séoul par le général commandant l’école. Il nous remet quelques présents et nous adresse ses encouragements avant notre départ.

✈️ Le soir même, nous prenons l’avion pour la France.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

Les retrouvailles à Libreville, au Gabon, prolongeront cette aventure à travers mon parcours personnel et à travers l’histoire du Taekwondo gabonais que nous continuons d’écrire aujourd’hui.

🙏🏽 Merci à tous les maîtres, instructeurs et camarades qui ont partagé cette expérience exceptionnelle.

Le Taekwondo n’est pas seulement un sport. C’est une discipline, une histoire, une école de vie et un héritage qui se transmet de génération en génération.

# Taekwondo # KAFAC # CoréeDuSud # Kukkiwon # ArtsMartiaux # TaekwondoGabon # Discipline # Persévérance # Tradition # MartialArts # Gabon # HistoireDuTaekwondo # PassageDeGrade # EspritMart

01/06/2026

Merci de faire partie de mes followers les plus actifs ainsi que de ma liste hebdomadaire des interactions ! 🎉

Yannick Minko, Mauricia Dash, Joinelle Theresia, Sabum Elton Mumvuma, Élisabeth Ratanga, Emir Nkoghe, Stephen Dane Mombo Ekore, Musse Musse Ngaka, David Lionel Mendome Mbou, Henry Ngk, Thomas Docteur, Oumar Sima, Arnaud Mintsa MI Ndong, Andreas Ollomo, Amir Faris, Pierre Ekome Ekome, Paquito Wills Evam, Teddy Salumu, Cyriaque Ilambou, Jules Le Mysterieux Gentil, Moussa Atome, Jean Baptiste Mbaye, Aimé Aristide Essima, Jean-Paul Bengono, Perigord Razafintsalama, Vernamavoungou, Guy Charly Mateyi, Fredy Rakoto, Simon Tresor, Arnaud Andres Essono, Teddy Salumu, Vanessa Mavoungou

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 01/06/2026

🥋🇬🇦 MON HISTOIRE AVEC LE TAEKWONDO CONTINUE… AU KAFAC 🇰🇷

💥 La nouvelle tombe : BOUM !

Nous sommes en 1984. Visite officielle en Corée du Président de la République gabonaise, Son Excellence Albert-Bernard Bongo.

(Corrigez-moi si je me trompe, mais à cette époque, il ne portait pas encore le nom que beaucoup lui connaissent aujourd’hui.)

Comme lors de toutes ses visites officielles à l’étranger, le Président souhaitait rencontrer les étudiants et stagiaires gabonais présents sur le territoire coréen.

Nous sommes donc invités dans un grand hôtel de Séoul. Étant militaires et pratiquants de Taekwondo, nous nous retrouvons naturellement plus proches de lui.

Au cours de son intervention, il nous prodigue de précieux conseils :

« Apprenez avec patience. Ne soyez pas pressés de rentrer au pays. Le Gabon a besoin d’hommes et de femmes bien formés. »

Puis il nous demande de nous rassembler autour de lui afin que nos familles puissent nous voir à la télévision.

📺 Et voilà que, pour la première fois de ma vie, le petit gars de Setté Cama apparaît à la télévision… juste à côté du Président de la République !

Mais asseyez-vous confortablement… le meilleur reste à venir.

Pour ceux qui l’ont connu, le Président Bongo était un homme généreux. Lorsqu’on avait la chance de le rencontrer lors d’une visite officielle à l’étranger, c’était un moment exceptionnel.

À la fin de son discours, il sort plusieurs liasses de billets de ses poches et demande à son aide de camp de l’époque, le regretté Commandant Mamadou :

— Ajoutez encore.

Le montant est compté puis partagé équitablement entre les étudiants présents.

Tenez-vous bien…

À seulement 19 ans, je me retrouve avec 1 500 000 FCFA.

Un million cinq cent mille francs CFA !

Après quelques échanges, je me retrouve même avec près de 3 000 000 FCFA.

Comme ça. Ngori ! 😅

Mes camarades me surnomment alors « Petit Bongo ».

Pourquoi ?

Parce que je commence à m’acheter des costumes pour ressembler au Président. Il aimait les beaux costumes… et moi aussi !

Je m’offre également une montre et une chaîne en or, souvenirs que je garderai longtemps.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

Quelques semaines plus t**d, nous sommes presque à la fin de notre stage.

Depuis la visite présidentielle, nous profitons davantage de nos sorties du week-end. Nous avons désormais les moyens de découvrir un peu plus la Corée.

Cependant, une règle est sacrée à l’école :

⏰ Retour obligatoire avant 20 heures.

Ce jour-là, nous avions prévu de rentrer à temps.

Mais nous prenons du ret**d.

20 heures passent…

Puis 20h30…

Lorsque nous approchons du centre, nous remarquons quelque chose d’inhabituel.

Pendant près de deux kilomètres, notre bus est escorté par des militaires lourdement armés.

À l’arrivée, l’Officier de permanence nous attend avec plusieurs soldats.

Le bus est littéralement encerclé.

À l’intérieur se trouvent deux militaires, le chauffeur, un agent de sécurité, l’interprète et nos encadreurs.

Le bus s’immobilise.

L’interprète ouvre la porte, pose un pied au sol et se met immédiatement au garde-à-vous.

Sans prononcer un seul mot, l’Officier répond à son salut par un spectaculaire Ap Chagi exécuté dans les règles de l’art.

L’interprète est projeté au sol.

Le silence devient alors assourdissant.

L’interprète se relève rapidement, retourne devant l’Officier et se remet au garde-à-vous.

À cet instant, nous oublions complètement les soldats armés qui entourent le bus.

Comme un seul homme, nous descendons.

Une seule idée nous traverse l’esprit :

Chez nous, on ne frappe pas un instructeur devant ses élèves.

Jamais.

Nous passons entre les soldats, prêts à défendre l’honneur de notre encadreur.

Eux avaient les armes.

Nous avions notre Taekwondo.

Heureusement, personne ne bouge.

Et Dieu merci, aucun incident n’éclate. 😅

Le lendemain, l’affaire remonte jusqu’au Commandant de l’école.

Nous sommes convoqués.

Nous expliquons notre réaction :

« Chez nous, il est inconcevable de voir un instructeur être frappé devant ses élèves sans réagir. »

Le Général nous écoute puis répond calmement :

« Les règles sont faites pour être respectées. Votre interprète savait exactement ce qui l’attendait en dépassant l’heure autorisée. »

Puis il ajoute qu’il comprend également notre réaction.

Après plusieurs explications, chacun comprend la position de l’autre.

Le soir même, notre interprète nous explique en détail la rigueur de la discipline militaire coréenne.

De notre côté, nous présentons nos excuses à l’Officier ainsi qu’à toute la hiérarchie.

Tout rentre dans l’ordre.

Cette histoire fait partie de l’histoire du Taekwondo gabonais.

Une histoire faite de discipline, de respect, de courage, mais aussi de rencontres, de découvertes et parfois d’incompréhensions culturelles qui deviennent avec le temps de précieux souvenirs.

Mon histoire continue…

Et l’histoire du Taekwondo gabonais continue de se transmettre à travers ceux qui l’ont vécue.

À suivre… 🥋

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 30/05/2026

🥋L'HISTOIRE DU TAEKWONDO GABONAIS
Aujourd'hui, je vous présente le Grand
Maître OLLOMO.
Je commence par lui car il fait partie des six pionniers envoyés en Corée pour suivre une formation au sein du Korea Armed Forces
Athletic Corps. C'est une page importante de notre histoire, et il mérite largement sa place parmi ceux qui ont contribué à bâtir le Taekwondo gabonais.
De ce que je sais et connais de lui, le Grand Maître OLLOMO a débuté le Taekwondo avec le Maître Kim, du côté de Rénovation ou de Saint-Germain. Comme il me lit certainement, il pourra lui-même corriger ou compléter certains détails de ce récit. Lorsque je commence à le côtoyer vers 1982, il est déjà ceinture noire. À cette époque, il est civil et travaille à la CEFAO comme comptable. Il est également l'adjoint du Maitre Park Nam Young.

cette période, les ceintures noires sont nombreuses et de grande qualité : le Général Barthélemy Ratanga, le Général feu Pascal Etoumbi, l'Adjudant-chef Angoue Ngoua Charlemagne, le Major Aworet François, ainsi que bien d'autres pratiquants qui ont marqué leur génération.
Après son retour de formation, militaire . Je me souviens qu'il était dans une forme exceptionnelle. Lorsqu'il est arrivé de Mouila avec le crâne entièrement rasé, il m'impressionnait énormément. Pour ceux qui ont regardé les films de kung-fu de l'époque, il avait un peu l'allure de ces moines guerriers.
Dans mes yeux d'enfant, cette silhouette restait marquante.
La première fois que je l'ai véritablement approché, c'est lorsque le Général m'a fait monter dans sa voiture en sa compagnie. À partir de ce moment-là, il a commencé à porter un regard plus attentif sur moi et à me guider.
Rien de familier toutefois: il était le maître, j'étais l'élève.

Lorsque nous partons tous en Corée, j'étais le plus jeune du groupe. Naturellement, des affinités se créent et nous fonctionnions par binômes : OLLOMO et moi, Angoue avec le Major Aworet, Mathurin Ongoungou avec Okoumba. Comme dans toutes les familles, certains liens se nouent naturellement.
Pourtant, nous étions quatre parachutistes et deux bérets noirs, mais chacun avait choisi son compagnon de route.
Dans mon esprit, le chef de la délégation était le Grand Maître OLLOMO. Cependant, les choses étaient différentes. Le Taekwondo étant alors profondément ancré dans le monde militaire, c'est le plus gradé qui commandait. Le Major Aworet était donc le chef de délégation.
C'est pourquoi, sur les photos officielles et lors des alignements, vous le verrez toujours en tête. Dans cet environnement, la discipline et le respect de la hiérarchie passaient avant tout.

Je me souviens également d'une scène qui l'a concerné directement. Un matin, lors du réveil à 4 h 45 pour la cérémonie du lever des couleurs, il est arrivé en ret**d. De ce fait, nous ne pouvions pas procéder immédiatement à la montée du drapeau. Plus surprenant encore, il avançait en écrasant les talons de ses chaussures, ce qui était strictement interdit.
Toute la troupe était silencieuse. Nous attendions tous la sanction de l'officier du jour.
C'était la première fois que nous assistions à une telle situation.
À l'issue de ce stage en Corée, il rentre au pays avec le grade de ceinture noire 2e Dan.
Le Grand Maître OLLOMO réapparaîtra à plusieurs reprises au fil de ce récit, car son parcours est intimement lié à l'évolution du Taekwondo dans notre pays.
L'histoire du Taekwondo gabonais continue...
🥋🇬🇦

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 29/05/2026

🥋 L’HISTOIRE DU TAEKWONDO GABONAIS 🇬🇦 – Korea Armed Forces Athletic Corps 🇰🇷

À cette époque, nous nous entraînions deux fois par jour pendant 4 à 5 mois. L’entraînement était extrêmement intense. Mais au-delà du centre d’entraînement, nous sortions aussi beaucoup pour aller nous confronter aux meilleurs clubs coréens. Et quand je parle des meilleurs clubs, il faut comprendre que nous rencontrions l’élite : collèges, lycées, universités et même le Kukkiwon.

En Corée, le Taekwondo était déjà un sport national, presque obligatoire dans les établissements scolaires. Le niveau était donc impressionnant.

Maîtres Aworet François Angoue Charlemagne et maître OLLOMO étaient déjà ceintures noires 1er Dan. Ongoungou Mathurin Okoumba et moi étions ceintures rouges… mais quelles ceintures rouges ! 😄 Je ne sais pas si vous mesurez ce que cela représentait à l’époque : nous avions été envoyés apprendre directement à la source.

Trois grands maîtres, choisis parmi les meilleurs professeurs, avaient été désignés pour nous former. Chaque jour, nous affrontions les élites coréennes. Forcément, nous progressions vite… même très vite.

Pendant les briefings des maîtres, j’entendais souvent mon nom revenir :
“Mavoungou par-ci… Mavoungou par-là…” 😅
Mais il faut dire que j’étais aussi le plus jeune du groupe.

Il ne faut pas oublier que j’avais commencé les arts martiaux à Mouila avec le karaté. J’étais parachutiste. Ma première bagarre à Rio, j’étais encore ceinture jaune ! 😄

Mon compagnon fidèle dans mes entraînements privés était mon sac marin. Oui… un jeune de Sette-Cama qui se retrouvait en Corée pour apprendre les arts martiaux à la source. Tout cela semblait irréel.

Je pense sincèrement que nous n’avions pas tous les mêmes motivations. Moi, je voulais apprendre profondément. Alors après le dîner, pendant que les autres se reposaient, je disparaissais discrètement pour aller m’entraîner seul sous les arbres 🌴, exactement comme je le faisais à la caserne avec mon sac marin.

Je reprenais les points importants des cours de la journée, encore et encore. Et ce travail finit par porter ses fruits.

Un soir, l’un des maîtres me surprit pendant mes révisions. Au lieu de me gronder, il se mit naturellement à m’aider : il corrigeait mes mouvements, améliorait mes techniques. Comme le ferait tout bon maître face à un élève déterminé.

Un collègue nous surprit ensemble et alla raconter aux autres que je m’entraînais “en cachette” avec le maître 😄
Mais pouvais-je obliger un maître à m’entraîner seul ?
Non. Il avait simplement vu ma volonté d’apprendre.

Il y a une chose que j’ai constatée à cette époque… et que je vois encore aujourd’hui.

Nous avions un jeune maître Lee qui faisait encore de la compétition. Il aimait beaucoup combattre avec nous. Mais certains élèves commettaient une erreur : ils prenaient le maître pour un véritable adversaire et cherchaient absolument à le battre.

Pourtant, un maître n’est pas là pour vous écraser. Il est là pour vous transmettre quelque chose. Quand vous combattez avec ego, le maître cesse d’enseigner… et commence simplement à se défendre.

Alors je pose la question :
Que cherchez-vous réellement à prouver ? Et à qui ?

Personnellement, je n’ai jamais arrêté de m’entraîner seul. Aujourd’hui encore, je pense souvent à mon vieux compagnon… mon sac marin.

L’histoire continue…
Avec le passage de grade au Kukkiwon 🥋
Et le retour au Gabon

Photos from GrandMaster Mavoungou Nestor's post 27/05/2026

📖 🇬🇦 𝐋’𝐇𝐈𝐒𝐓𝐎𝐈𝐑𝐄 𝐃𝐔 𝐓𝐀𝐄𝐊𝐖𝐎𝐍𝐃𝐎 𝐆𝐀𝐁𝐎𝐍𝐀𝐈𝐒 : 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐌𝐄́𝐌𝐎𝐈𝐑𝐄, 𝐕𝐄́𝐑𝐈𝐓𝐄́ 𝐄𝐓 𝐓𝐄́𝐌𝐎𝐈𝐆𝐍𝐀𝐆𝐄

L’histoire du Taekwondo gabonais, je la raconte à travers mon propre parcours. Et je l’ai toujours dit : cette histoire, nous la construisons tous ensemble.

Je ne vais pas m’aventurer à raconter l’histoire du Général Ratanga Barthélemy au-delà de ce que je connais réellement. Pour moi, cette histoire commence en 1976, tandis que la mienne débute en 1982. Je refuse donc de parler de faits que je n’ai pas vécus ou que je ne maîtrise pas.

Si j’ai entrepris d’écrire sur l’histoire du Taekwondo gabonais, c’est parce que je constate aujourd’hui que certains tentent de réécrire cette histoire en la tronquant ou en l’arrangeant selon leurs intérêts. Non. L’histoire doit être racontée telle qu’elle a été vécue.

🎯 𝐔𝐧𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐞 𝐚𝐮 𝐩𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐢𝐦𝐩𝐨𝐫𝐭𝐚𝐧𝐭

Après avoir écouté un audio diffusé sur une plateforme, je tiens à apporter certaines précisions.

Contrairement à ce qui a été affirmé, l’idée d’envoyer des militaires gabonais en Corée pour des stages de Taekwondo ne vient pas du feu Président Omar Bongo. Selon ce que je sais et ce que j’ai appris, cette initiative vient du Général Ratanga Barthélemy, premier président du Club 105 et de la première association de Taekwondo au Gabon 🇬🇦.

À cette époque, après le lancement de la première vague mondiale de maîtres militaires de Taekwondo envoyés par la Corée, le Gabon a eu la chance d’en bénéficier. Entouré de collaborateurs pratiquants, parmi lesquels le Grand Maître OLLOMO et d’autres, le Général Ratanga a eu l’idée d’envoyer des militaires gabonais en stage en Corée dans le cadre de la coopération militaire.

Cette proposition aurait ensuite été soumise au Général Idriss Ngari. Et cela paraît logique : aucun militaire ne pouvait quitter le territoire sans l’accord des autorités compétentes, notamment du Président de la République, chef suprême des armées à cette époque. Je peux me tromper sur certains détails, mais ce que je tiens à préciser, c’est que l’idée initiale ne venait pas de lui.

📌 𝐀𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐫𝐞́𝐜𝐢𝐬𝐢𝐨𝐧

Parmi les militaires envoyés en Corée, il y avait des hommes de rang ainsi que des sous-officiers supérieurs (6).

Je souhaite également corriger une autre affirmation : le Grand Maître OLLOMO n’est pas “le dernier rescapé”, comme cela a été dit. Je suis toujours là, bien vivant, tout comme plusieurs autres avant moi.

Depuis 1986, je suis responsable du club du Lycée d’État de l’Estuaire, aujourd’hui connu sous le nom d’Estuaire Taekwondo, ainsi que du premier club des Masters du Gabon 🇬🇦.

Affilié ou non, pour des raisons personnelles, cela ne change rien à mon parcours ni à ma place dans l’histoire du Taekwondo gabonais.

🖋️ Les avis des uns et des autres ne pourront jamais effacer les faits. Comme le dit la chanson :
« Vous pouvez tout faire, mon nom reste écrit. »

Je partage cela sans chercher la polémique.
Mon seul objectif est que l'histoire du
Taekwondo gabonais soit transmise avec exactitude aux nouvelles générations.

Le Général Ratanga a ouvert la voie.
Maître Ollomo a fait sa part.
J'ai fait la mienne depuis 1982💁🏿
Et chacun a sa place dans ce récit commun.

Respect à ceux qui ont tracé le chemin.
Devoir de mémoire pour ceux qui continuent._
Si vous avez vécu un bout de cette histoire, parlez-en.
C'est ensemble qu'on garde la mémoire vivante du Taekwondo gabonais.

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