Team Trail Café

Team Trail Café

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Equipe de trail en Guadeloupe, dans le sud Basse-Terre. Rejoignez nous !

14/04/2026

TEAM TRAIL CAFÉ c’est aussi pour les enfants !
Ils courent, ils rient, ils apprennent
Chaque entraînement est une découverte , une aventure ! 🔥🔥🔥🔥

14/04/2026

Entraînement TEAM TRAIL CAFÉ By Christophe
Ça se passe comme ça le vendredi 🤗

01/04/2026

TRAIL DU CAFÉ 2026

Photos from Team Trail Café's post 24/03/2026

Trail Colibri 2026 = validé à 1000% 🔥

21 km le samedi.
11 km le dimanche.
Et pour les zinzins certifiés : le Défi Colibr😮‍💨💥

Résultat ?
De la boue.
Des glissades.
Des mollets en feu.
Des copains.
Des fous rires.
Des chutes pas toujours élégantes 🤣
Et surtout… un super week-end de trail comme on les aime.

Franchement, pour une première édition, la Team Trail 971 et la Team rando 971 ont sorti du très, très lourd.
Bravo au président Phoenix et à toute la team autour de lui : Nikita, Sidonie, Laurent, Roger et tous les bénévoles au charbon 👏

Les parcours ?
Un petit cocktail parfait :
gras mais pas trop, technique mais pas trop, roulant mais pas trop
en gros, juste assez pour se faire plaisir…

Une chose est sûre :
le Trail Colibri a pris sa place dans le Challenge de Gwada !

MERCIIIII pour l’ambiance, merci pour l’orga, merci pour l’énergie.
Le Colibri a déployé ses ailes… et il compte bien revenir voler très haut 🔥🔥

17/03/2026

TRAIL DU CAFE 2026 !

25/02/2026

ULTRA TRACE DE GUADELOUPE
Fabienne nous raconte l’assistance

Je ne sais jamais vraiment comment expliquer ce qu’est l’assistance d’un ultratrailleur
Ce n’est pas juste accompagner.
Ce n’est pas juste attendre.
C’est vivre pour quelqu’un pendant des heures.
Respirer pour lui.
Avoir peur pour lui.
Ànticiper
Rassurer
Encourager
Motivé
Être juste présente

tout commence dans le silence d’une nuit trop courte

La veille, tout tourne autour de Lionel et de ses exigences !
Son dîner, Sa soupe. Ses protéines. Ses ravitos, Sson matériel, Ses petites habitudes que je connais par cœur maintenant !

Je fais tout pour anticiper ! s’il a mal au ventre ? Son genou ? Et si… ?

Je me mets déjà en mode zen
Je veux qu’il arrive au bout.
Je veux qu’il arrive bien.
Et au fond, je veux juste qu’il atteigne son objectif et qu’il s’éclate

La nuit est courte.
On dort tres mal la veille de trail

2h du matin : Le réveil sonne. L’aventure commence.

Lionel stresse : ventre noué, problèmes gastriques…
Étape incontournable : LES TOILETTES
Petite do**he et repas maxi protéiné

Je le rassure, encore et encore.

3h15 On prend la route
J’essaie de le distraire Je parle …énormément pour éviter qu’il ne réfléchisse !
Malgré ça il trouve que c’est loin, que je ne roule pas assez vite !
il est stressé et inquiet.

4h30 on arrive à pointe-noire au départ. Aye Troisième passage aux toilettes. Le stress monte d’un cran.

Il sourit. Il est nerveux, mais surexcité

5h : top départ. il s’élance.
Objectif : 100km en 25h

Et moi, mon cœur commence à se serrer.

Je pars en direction du premier ravito à DESHAIES
L’attente commence… Des heuuuuuures d’attentes
Et avec elle les questions :
Est-ce qu’il a mal ?
Est-ce que son genou tient?
Est-ce qu’il garde le moral ?
Est-ce qu’il s’est perdu ?
Je fais mine d’être forte, mais à l’intérieur, c’est l’angoisse !

Je guette.
Je scrute chaque silhouette.

Et puis… je le vois.
Son sourire traverse la rivière avant lui.
Lionel est en avance. Il a l’air heureux.
Je respire à nouveau

Il m’engueule parce que je n’ai pas encore préparé ses flasques
Ça me fait rire.
Ça veut dire qu’il va bien.

Le jour avance, Lionel aussi

ANSE DES ÎLES
La chaleur et le sable,
Je le vois arriver, il a chaud, très chaud.
Do**he froide. On recharge en eau. Smoothie vitaminé
Un petit bisou
Et il repart, porté par son objectif.

SAINTE-ROSE
Il court. Ça me fait plaisir de voir qu’il est en pleine forme.
Une petite eau de coco, on recharge en eau et un p’tit bisou ENCORE
Et ça repart.

SOFAIA
Son sourire.
Ce sourire qui me dit :
“Je suis là. Je tiens, je vais bien. tout va bien

Je lui impose une soupe.
Une petite vidéo pour rassurer ses proches
Et il disparaît à nouveau dans la forêt

BONE- La base de vie
16h
Il devrait être la, les coureurs qui l’accompagnaient sont arrivés mais je ne le vois pas !
Une vague d’inquiétude me submerge, certains coureurs se sont perdu apres la rivière. Je croise les doigts.
Allal et Barbara lui ont fait la surprise.
On part à sa rencontre.
Allal le voit
On court avec lui en direction de la base de vie
Ça lui donne un petit coup de boost.
Il y a aussi Flo qui est venu l’encourager.
C’est génial ça lui met du baume au cœur, ça le motive encore plus

Mais il ne prend pas le temps de faire un arrêt, ERREUR
Refuse de manger.
Refuse de se changer.

Je ne suis pas contente Mais je n’ai pas le droit d’aller contre sa volonté.
C’est sa course.
C’est son combat.

RAVINE CHAUDE : un ravito réconfortant et chaleureux
La nuit est tombée
Les traces sont plus difficiles, La boue, La rivière.

les bénévoles, d’une gentillesse extrême, plein d’attentions pour chaque coureur.

Une lumière dans la nuit, c’est lui qui apparaît enfin,

Je réussis à lui faire manger une soupe chaude et boire un coca.

Il repart. Encore 30 km
Toujours avec cette force qui me dépasse.

Moi, je roule dans la nuit noire, sur des routes effrayantes et étroites au milieu de la forêt priant pour ne croiser aucune voiture, ne pas casser ma voiture, arriver entière
Les yeux piquent un peu, Je commence à Fatiguer.
Mais je continue. Pour lui. Il compte sur moi

INRAE.
Plus de 24h sans dormir.
La TeamRando971 est là.
Bienveillante. Présente. Chaleureuse comme toujours, aux petits soins
Un ravito aux petits oignons

Lionel arrive déjà
Encore plus tôt que prévu.
Porté par cette force que je savais qu’il avait mais qu’il ignorait encore !
Il commet encore une fois l erreur de repartir sans prendre le temps de manger quelque chose
MONSIEUR TOURNE AU GEL 😤

TAMBOUR : une attente interminable
Plus que 13km avant le dernier ravito
13 km dans un labyrinthe de boue, de rivières, les derniers km de dénivelé
Je sais que cette portion est terrible.
Je sais qu’il n’a pas mangé.
Je sais que son genou peut lâcher.

Je calcule : 3h si tout se passe bien.
Mais 4h passent…
Pas de Lionel.

Les coureurs qui etaient derrière lui arrivent.
Mais Je ne vois pas le mien.

L’inquiétude
J’ai envie d’aller le chercher dans la forêt
Mais il fait nuit, j’ai passé ma frontale à un coureur
Je me sens impuissante. L’angoisse

On guette les silhouettes.
chaque lueur qui surgit dans cette nuit noire, On espère, on encourage ceux qui arrivent mais égoïstement je veux qu’il apparaisse !

Et enfin…
Une lumière au loin.
Une démarche que je reconnaîtrais entre mille.

C’est lui.
Épuisé.
Il a faim

Il demande une soupe que je n’ai pas vu qu’il a refusé les précédentes fois
Je m’en veux.
Il avale 4 tucs, un café, un coca
Et repart, pour la dernière fois.

PETIT-BOURG : l’arrivée
Les derniers kilomètres
8 km.
Juste 8km

Je me poste devant cette arche où les minutes défilent
Téléphone à la main prête à dégainer
On attend, on attend encore
Et puis…
Je le vois.
Je le vois vraiment.

Lionel.
FINISHER.
100 Km en 22h15 - OBJECTIF PLUS QU’ATTEINT 🎉🥳🎉🥳

Son regard est incroyable.
Fier.
Ému.
Son sourire
Le bonheur d’avoir dépassé son objectif
Cette revanche sur la TRANSMARTINIQUE qu’il avait dû abandonner
Les larmes me montent aux yeux.

Je suis tellement fière.
Plus que je ne pourrai jamais l’expliquer.

Pour moi c’est pas tout à fait terminé même une fois l’arche passée : do**he, kiné, repas.

WOULOOOOO Lionel.

Pour ton mental.
Pour ta force.
Pour ton cœur.
Et merci…
de m’avoir permis de vivre cette aventure avec toi.

BRAVOOOO ❤️
Lionel Sultan
Ultra Trace de Guadeloupe

Photos from Team Trail Café's post 25/02/2026

ULTRA TRACE DE GUADELOUPE
Quel week-end de trail 🤩 !!

Incontestablement le plus beau week-end de trail jamais réalisé en Guadeloupe, une véritable fête, une réussite totale, et tous les ingrédients y étaient :
- meteo parfaite,
- un balisage parfait
- près de 600 participants,
- des ravitos au top,
- fromage et dessert : médaille et tee-shirt finisher
- les animations et les courses pour les enfants,
- la liste pourrait être très longue...

José et son incroyable équipe de Tanbou Rando ont encore réussi à améliorer un évènement qui était déjà parfait 💪🏾

On a adoré :
- que les 4 courses partent à l' heure à la seconde près 🤩,
- que tous les sacs aient été contrôlés au départ des courses 🥳,
- l'accueil sur les ravitos, avec une mention spéciale pour :
Anse des îles de nos amis de Association CYIM , Ravine chaude de nos amis Association Cereal et, enfin, l'INRA de la non moins super Team Trail 971.
Il n' y a pas de mots pour décrire leur accueil et leur enthousiasme à prendre soin de tous les coureurs, ça donne une pêche de folie.
Merci la team 🙏🏼.

Un très grand bravo à l équipe de José et particulièrement à Philippe, qui relevait le défi de remplacer, l’irremplaçable Johan comme directeur de course, et bien bravo même triplement bravo, pour l'incroyable et très ingrat travail que tu as accompli, Philippe.

Enfin, bravo et merci José, de réussir année après année, à nous proposer un évènement toujours parfait.

L'écart vers la perfection avec nos amis du club Manikou (transmartinique) se réduit considérablement 😁.

Bravo José et merci pour tout
Ultra Trace de Guadeloupe

Photos from Team Trail Café's post 05/02/2026

LA CITY URBAN TRAIL
Ce dimanche, la Team Trail Café était au rendez-vous pour l’Urban Trail de Basse-Terre organisé par La City Urban Trail.

Une superbe course au cœur de la ville, entre ruelles, escaliers, patrimoine et ambiance chaleureuse.

Le parcours était magnifique et le balisage absolument parfait, permettant de profiter pleinement sans jamais se poser de questions 👌✨

Le tout couronné par une arrivée spectaculaire au Fort Delgrès, un moment fort comme on les aime 🤩

Bravo à toute l’équipe pour l’énergie, la bonne humeur et le partage 🙌

On remet ça l’année prochaine ! 💪🏽🔥

Merci City Urban Trail

Photos from Team Trail Café's post 26/12/2025

Frédérique Distin aka Fred - Dossard n°532 nous raconte sa TransMartinique 2025

- Le Défi bleu 58 km - Des défis dans Le Défi...

Je suis venue, j'ai vu et j'ai appris... 2ème participation sur cette course mythique pour ma part. Après la TransMartinique en relais en 2023 (une expérience inoubliable avec les copines Natalie Nyssen, Tans Pridge et Lydia Gpe-Sxm), je m'alignais sur le Défi bleu en 2ème choix. Pas le temps et la mobilisation mentale nécessaire pour affronter La Jung’la. La forêt et sa technicité ont ma faveur. Le littoral et sa linéarité ne me font pas vibrer.

Cependant quand Natalie me confirme qu'elle prendra le départ de la Banakann et me propose de partager sa prépa, je me dis "Pourquoi pas, on verra. Et au pire, je finirai en marchant!".

Cette course était une première pour moi à plein d’égards :
- la 1ère de plus de 50 km (je garde en tête mon arrêt de course au k48 du 55k de l'UTG en mars)
- la 1ère aussi longue et aussi roulante
- la 1ère qui va m'obliger à passer la nuit dehors et voir le soleil se lever
- la 1ère où je prends le départ seule, sans aucun TTC ou autre équipier (mais les amis de DREAM of TRAIL SXM ont largement compensé)
- la 1ère de la saison (je n'ai pas fait de trail en compétition depuis le Trail du Café et ça remonte au mois de juin)
Tout cela constitue de nombreux défis que je décide d’affronter, après une année où j’ai expérimenté l’absence de (mon) sport et le déséquilibre provoqué. Je veux donc conjurer le sort et me rappeler que je ne dois plus transiger.

Je juge ma préparation incomplète même si Natalie me dit le contraire...et elle avait absolument raison car elle m'a permis de boucler sans bobo aucun ❤️

Arrivées la veille avec ma binôme, nous avons largement su tirer profit de l’avant-course (repos, balade, baignade et rigolade) et c'est une Fred plutôt détendue qui regagne la plage de la Pointe Marin pour prendre la navette prévue à 20h. J'espère secrètement voir l'arrivée du 2ème de la Trans, sachant qu'Antoine Guillon a déjà franchi la ligne. Voeu exaucé. J'ai le temps d'acclamer Karim, vainqueur chez lui et médaillé d’argent ; ainsi que la 1ere équipe en relais. Immense bravo, on sait que les conditions étaient dantesques et la boue au kilo jusqu'à Sainte-Cécile. Je me dis d'ailleurs que j'ai pris la bonne décision en faisant l'impasse de La Jung'la.

J'embarque dans le bus aux côtés d'Esnard et sa joyeuse Team. La Guadeloupe et ses îles Represent !

Ambiance sur la ligne de départ un peu avant 22h au François. Cette course est appréciée, nous sommes près de 300 à nous agglutiner au niveau de l’arche. Ça part tranquillement mais à bon rythme dans la canne si chère à notre coach Allal. Du k0 au k30, suis plutôt en maîtrise même si c'est intense. Les sensations sont bonnes, le terrain varié. On en parle du morne Valentin ?! Je l'ai pris en marche arrière à un moment. Heureusement, je ne suis pas surprise. En faisant une sortie longue qui passait par St-Louis et filait sur la Victor Hugues, Nat m'avait dit "Tu penseras à moi". En effet… Arrivée au Calvaire et la montée passée, je me sens une furieuse envie de lâcher les chevaux dans la descente. Chose que je ne réussirai qu'en partie en raison de la technicité du terrain et des coureurs prudents mis sur ma route. Attention, dépassements dangereux.

Je rencontrerai sur le parcours Steed, Bruno puis Donatien à Macabou. Tous les 3 entamés mais déterminés. Rdv à Ste-Anne les gars ! J’ai aussi vu une Fabibie pleine de punch qui n’aura de cesse d’assister rassurer, et booster le moral des troupes du Nord au Sud de la Martinique, big up !

Après Macabou, c’est une toute autre histoire. On bascule sur le littoral rocailleux, sablonneux, parfois acéré, souvent mouvant. C'est beau mais interminable. Je tiens le rythme mais craque mentalement. Au k40, dans ma tête, j'ai fini la course. Je n’ai pas envie et pas la force de courir 1 semi. Voir ma belge préférée à Cap Chevalier était 1 bulle de plaisir, on décide de repartir et a priori finir ensemble. Mais je vomis les plages au sable blanc et n'ai aucune volonté pour courir. Je la laisse partir, pleine de fougue. J’entends Christophe dans un coin de ma tête « Allez Cheffe, la relance » ! Les encouragements des coureurs fraîchement partis. Le Fest'of de Francky Vincent dans les oreilles. Rien n'y fait. Fred a activé le mode bougon 🤣

Je fais donc la vingtaine de km restants quasi en marchant tout le long. Ça a des airs de supplice en dépit de la beauté et la couleur des paysages traversés.

Je termine avec 1 acolyte qui en est à sa 14eme participation. On papote, il a vécu en Guadeloupe et travaillé à Basse-Terre. Incroyable. Je (il) me réanime. Dernier raidillon et pointent le cimetière et la descente vers la plage. Sprint final, de nouveau des ailes et le sourire, ça fait du bien. Natalie et Lydia sont là pr le finish et les hourra 🥰 Que demander de plus.

Bref, suis FINISHER. Plus de 61k et 1600 D+ à la montre. 12h en mouvement. Je boucle ces Défis en franchissant la ligne entre 10H et 12H comme je me l’étais promis, plutôt bien physiquement même si ton corps recommence à te parler juste après 😅🤣

Ravie d'être finisher pour une course que j'aie appréciée les 30 premiers km et plutôt subi les 30 derniers.
La fierté de l'avoir fait. La satisfaction d'avoir pu bien terminer et la frustration de ne pas avoir pu/voulu relancer sur la 2eme partie de course.

Un ultratrailer que j'aie félicité en fin de parcours m'a dit "Il ne faut pas se mettre de limites". J'ai répondu "Et je connais les miennes".

Reste donc à travailler l'endurance mentale pour revenir plus solide. Alors La Jung'la me semblera un objectif atteignable. Plus si affinités 😜

Bravo à tous les valeureux combattants, quelle que soit l'atteinte de la cible. Tout est Victoire.

Bravo au Club Manikou Organisations, ne changez rien.

Longue vie au Trail (et à TTC)🔥🔥🔥

Photos from Team Trail Café's post 23/12/2025

⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️
13ieme transmartinique pour notre Karine - 135 kms
⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️

"Minuit,le départ est donné. C'est mon 13ème départ de TransMartinique, mais malgré tout j'ai toujours un peu d'appréhension, chaque course est tellement différente !!
Cette fois,j'ai un allié, mon nouvelle ami Gemini qui m'a donné quelques conseils pour ne plus avoir de problèmes digestifs 🤮
je suivrais ses conseils à la lettre... où presque 😉
la montée de la Pelée se passe bien, et comme prévu je dépasse Christophe dans la descente.
Je suis dans mes temps de passage,j'arrive à Ste Cécile en avance et je rejoint Christophe ainsi que Marie Isabelle. Changement de teeshirt,de chaussettes et c'est reparti. Pour le moment tout va bien, je découvre le plaisir des Jesuites sans nausées 😁 et je croise les doigts pour que ça continue ! Un peu avant la sortie de RD1,je rejoins Christophe qui était parti devant,on fera un bout de chemin ensemble.
Arrive cette partie redoutée entre RD1 et cœur Bouliqui.Comment résumer...? boue,boue,boue !!! J'abandonne Christophe et ses genoux en carton, en ayant à l'esprit la barrière horaire de St Joseph. Je rejoins un groupe de 6 où 7 coureurs et décide de rester avec eux jusqu'au ravito de Bouliqui, malgré la difficulté du terrain,c'est plutôt un moment sympa.
Je vais quand même les laisser au ravito et me dépecher d'arriver à St Joseph.Je suis encore bien en avance, donc tout va bien.J'ai quand même eu un petit vomito dans Bouliqui, mais après 50km c'est acceptable 😁.
A la Base de vie de St Joseph, je me fais un peu propre,teeshirts, chaussettes,je mange un bout,échange quelques mots avec Marie et voilà Christophe qui arrive.Il n'est pas au mieux,et va voir le médecin.Il me demande de ne pas l'attendre et me voilà partie pour la 2ème nuit, direction Roche carrée. Pour l'instant, je n'ai pas sommeil, j'avance du mieux que je peux,pour arriver à Roche carrée. Je m'arrête très peu au ravito,car je préfère en finir avec ces cordes et cette montée ."Ce qui est fait n'est plus à faire " 😄.Le manque de sommeil va me tomber dessus d'un coup.Je commence à tituber, à avoir les yeux qui se croisent.
Mais je suis dans les champs de canne,impossible de se poser pour dormir . Je lutte très fort pour ne pas m'endormir, mais le besoin est trop fort,je m'endors en marchant et je me retrouve sur une route,plus de balisage, pas de flèche au sol... je dois me rendre à l'évidence, je me suis perdue et je dois faire demi-tour. Par deux fois je vais me perdre à cause du sommeil, il faut vraiment que je dorme au François . J'arrive enfin au ravito où je dors 20mn. Prochaine difficulté, le morne Valentin puis le chemin de croix . Seule jusqu'à présent, je rencontre Jocelyn, et on fait un bout ensemble. Pouvoir parler un peu me tiens éveillée, mais j'ai encore envie de dormir,vivement que le jour se lève. La montée puis la descente du chemin de croix, m'aide à rester éveillée, on arrive enfin au ravito du Vauclin,beaucoup plus loin que prévu.
Mon compagnon de route, repars avec ses potes et moi je prends mon temps avant de repartir.Le jour se lève, la nuit prochaine je dormirais à l'hôtel dans un bon lit 😄. Cette pensée me donne des ailes !! Je repars du Vauclin, j'active le mode marche supersonique (comme l'a baptisée Magali l'année passée) .
Jusqu'à l'arrivée je n'arreterais pas de doubler (j'ai gagné 41 places !) A partir de Macabou,Christophe me rejoins,on fera toute la fin ensemble,je suis un peu dans les choux,mais sa présence me booste, le temps s'arrête. On aura fait ces 33 derniers kilomètres à fond,je ne les ai pas vu passer.Puis arrive enfin l'arrivée à Ste Anne, je sens une petite boule dans la gorge,mais je retiens mes larmes .Christophe me précède pour être à mon arrivée . Ça y est,j'ai ma 12ème étoile 🌟, Rdv l'année prochaine pour la 13ème.
Un grand merci et bravo au club Manikou pour la réussite de cette édition .Comme d'habitude, le parcours,les ravitos,les bénévoles... tout était au top.Seul déception, ne pas avoir eu mon "ti nain/morue " à Cap Macré 😉."

Club Manikou Organisations
Karine Fraisseix

Photos from Team Trail Café's post 21/12/2025

La suite des récits de nos transmartiniquais avec *DONATIEN* : 3ème@ participation à la transmartinique 135 km.

"Cette année, départ sérieux pour éviter les bouchons. Je me sens plutôt bien, mais essaie de ne pas me cramer dans la montée de la Pelée. En haut, c’est la tempête, vigilance de tous les instants pour ne pas tomber et ne pas se blesser comme l’année dernière.
J’arrive à l’aileron en bonne forme, et content d’avoir passé cette partie sans encombre.
S’ensuit une course de tempo jusqu’à Sainte-Cécile, où j’arrive avec un peu d’avance par rapport aux années précédentes. Je me sens toujours assez bien, j’en profite pour bien manger, et croiser Guillaume qui fait une pause civière (quelle idée d’avoir voulu suivre Paul 😊 ).
Au départ de Sainte-Cécile, je repars avec Marie et Devy. Devy avec qui on fera un bon bout de chemin ensemble avant qu’il ne soit ralenti par des problèmes d’ampoules. En bonus cette année, un peu de rab (2 kilomètres et 500m de dénivelé) avant Bouliki, pouvoir discuter fait passer le temps un peu plus vite, même si l’humeur est au râlage.
Cette partie, malgré que j’adore courir en jungle est usante, et surtout interminable, et je vois arriver Saint-Joseph avec bonheur.
Sur la dernière descente, et surtout la partie route, première alerte, alors que j’étais plutôt bien, je me rends compte que mes ongles de gros orteils se sont fendus, alors que j’utilise les mêmes chaussures que pendant la saison de trail, incompréhension… J’ai aussi du mal à courir sur les parties bitumées, avec une petite alerte au genou gauche.
A Saint-Joseph, je change de chaussures (ouf !) et j’essaie de ne pas trop trainer pour ne pas refroidir. Je repars en marche rapide direction les roches carrées, il ne fait pas trop chaud, et j’essaie de gérer un tempo rapide, mais sans trop se cramer.
La montée des cordes se déroule bien, mais dès la descente, je ressens encore une gêne au genou qui m’empêche de courir… bon il reste encore du chemin, et j’arrive encore à garder un bon rythme en marche rapide, le moral reste bon, même si l’inquiétude s’installe, ce n’est que la mi-parcours.
Arrivé au François, la forme est nettement moins bonne. Je vis assez mal cette deuxième nuit, la gêne au genou s’accentue, et je commence à comprendre que comme les années précédentes, la fin va être longue, très longue, le mental commence à vaciller et les idées noires à s’installer.
La montée du Vauclin se passe sans trop de problème, mais la descente est rendue compliquée par ce foutu genou gauche, de plus en plus récalcitrant. J’arrive à la base de vie, en ayant envie de tout lâcher.
Là-bas j’ai le plaisir de croiser quelques potes, ainsi que Bruno et Nathalie. Projection mentale, ou réalité, le stade me fait l’objet d’un mouroir, et je m’en sauve dès que possible, la jambe gauche toujours aussi raide.
Le passage jusqu’à Macabou est un calvaire, je n’ai plus envie, je lâche totalement mentalement, mais serre les dents, ce sont les dernières difficultés avant le littoral, et je sens que je pourrai finir. Je me fixe comme objectif Cap Chevalier, où je sortirai le téléphone afin de profiter de tous les messages d’encouragement reçus. Je me fais doubler par une large partie du défi bleu, et leurs encouragements aident à avancer.
Cette partie se déroule clopin-clopant et pas vraiment dans la joie et la bonne humeur, mais le lever du jour me redonne un coup de moral, par contre j’ai totalement relâché l’effort, et me mets en mode randonnée, le temps de profiter des paysages, et de laisser passer les fusées des autres courses (ou de se faire doubler par Jean-Yves, puis Steed, qui tiennent une sacrée forme sur cette fin de parcours ! Bravo à eux !).
La fin, je la connais, je prends une bonne pause à Cap-Chevalier, chiale un bon coup en regardant les vidéos des filles restées à la maison, et c’est parti pour la dernière ligne droite sous le cagnard.
Le temps semble long, mais j’ai la joue de voir une pote me rejoindre à Anse Prune qui va m’accompagner jusqu’à la dernière montée vers Sainte-Anne. Entre temps, le genou et le mollet ont bien enflé, et me rappellent les mauvais souvenir de l’année passée, heureusement que c’est tout droit, tout plat !
Après un dernier coup de cul, et toujours une galère à descendre les portions bitumées, je vois enfin la ligne d’arrivée.
Pas de sprint, mais une joie d’arriver, encouragé par tous les copains du club (merci !), et la fierté d’arborer le beau maillot étoilé, avec un chrono anecdotique, mais amélioré.
Rétrospectivement, j’en ressors avec une grosse frustration, j’étais bien physiquement tout le long, mais le corps n’a pas tenu, et le problème de chaussure n’a pas aidé… Encore beaucoup à apprendre et à analyser, mais peut-être sur d’autres ultras.
Coté course, rien à redire, les ravitos étaient parfaits, les bénévoles toujours au top, et le balisage aux petits oignons. Gros big up au ravito de Cap Macré, pour leur aide, et leur bonne humeur communicative, c’est aussi grâce à eux si nous pouvons surpasser nos limites."

Club Manikou Organisations
Donatien Charles

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