Embarquez à bord du catamaran le Shadock pour une croisière à Madagascar sur-mesure. Skipper et c Quel enchantement à la découverte de la plage d AMBATOULOUKA.
Passionnés de pèche, nous avions quelques amis et moi sillonnés les quatre coins de la planète pour satisfaire nos envies de gros poissons. Bien évidemment nous utilisions la classique méthode du CHARTER de pèche répandue dans le monde entier. Avec, il faut le dire, beaucoup plus de déconvenues que de satisfactions. Pour les vrais pécheurs que nous pensions être nous imaginions la joie que l'on d
oit éprouver en ayant la liberté de choisir son lieu d'action, son heure de départ, la préparation du matériel, le choix des leurres, les vitesses de traine enfin tout ce qui fait de ce loisir un plaisir complet et complexe. Sans compter les contrariétés provoquées par les mauvais coucheurs toujours prompts à vous rendre responsables de la perte d'un beau poisson. En résumé nous étions las d'être des machines à mouliner, bousculés par des incompétents qui nous prenaient une fortune pour avoir le droit de nous maltraiter. Les bons professionnels et il y en a, ne sont pas concernés par ces propos. Nous devisions de ce sujet sur les pontons du port de plaisance de DIEPPE avec un ami pêcheur et plongeur qui revenait de NOSY BE. Il me conseilla de prendre contact avec OCEAN DREAM et de demander LAURENT. Dès le premier contact, Laurent exprima sa totale ouverture d'esprit quand à l'utilisation de son bateau un catamaran de 11 mètres ramené récemment de DURBAN en AFRIQUE DU SUD. Apres échange de FAX nous nous mettons d'accord pour une semaine de navigation façon "pêche promenade"
Nous arrivons à NOSY BE début avril 1998. LAURENT nous attend sur le RAMBLING ROSE accompagné de deux hommes d'équipage et d'un cuisinier. Nous découvrons le catamaran. Installés confortablement sur le roof à l'avant du bateau nous écoutions LAURENT nous exposer le programme de la semaine. « Demain matin très tôt, nous partirons vers le nord pour rejoindre l'archipel des MITSIOS. » Nous gardons des conversations avec l'équipage composé des deux jeunes MALGACHES une très bonne impression tant sur le plan de l'expression que du contenu, quelque soit le sujet abordé. Coup de vent de force 7 avant d'arrivée à l’ abri des MITSIOS. La grand voile est hissée, le bateau est stable, nous nous sentons en sécurité. Je suis comme mes amis enthousiasmé par l’endroit et par le CATAMARAN. Il fait nuit, allongé dans ma couchette, hublot ouvert, je regarde le ciel. Je commence à rêver à mon propre CATAMARAN. Je l’appellerai SHADOCK parce que dans un bateau on pompe tout le temps. Oui général MAC ARTHUR un jour je reviendrai avec mon CATA ! Suivirent plusieurs locations de Catamaran dans l'OCEAN INDIEN. Commence alors un long cheminement dont l’aboutissement est une embarcation à deux coques. Décembre 2005, salon nautique de PARIS, l'idée est toujours là ! Mon temps de visite au salon se partage entre les vendeurs de CATA et les loueurs de bateaux. Tous les protagonistes de la location proposaient des projets avec un bateau neuf et un investissement de départ important. J'allais quitter le salon quand au hasard d’une conversation s'engage sur le ton de la plaisanterie sur le stand de CROUESTY LOCATION. Je raconte mon projet et FRANCOIS BERTHELOT me dit vous êtes tombé juste à l’endroit ou il fallait. Il me parle alors de l'installation d'une base aux SEYCHELLES sous la responsabilité de son frère PHILIPPE dans les mois qui viennent. Ils disposaient de 7 Licences et n'avaient pour l'instant que quatre bateaux. Il me dit ne pas être opposé, sous certaines conditions, à accueillir un bateau d'occasion dans leur flotte. Dès ma sortie du salon, je consultai les offres de ventes de bateaux d'occasion parues dans Multicoques. Février 2006, déplacement à la Trinité pour visiter un lagoon 410 en location dans le Golfe depuis 1999. J'ai senti très rapidement que se serait celui la. Expertise par Crouesty location. Achat en avril 2006. Quelques séjours dans le Golfe du Morbihan, puis fin juin convoyage du bateau à Dieppe mon lieu de résidence. En accord avec les Bethelot, nous changeons les moteurs et les voiles et quelques autres aménagements ; Réservoirs de Gazoile supplémentaires, pompes d’eau de mer, plateforme arrière (pour la pêche)…
A ce moment, il fallait trouver une solution pour transporter le bateau aux Seychelles. Le projet initial prévoyait un convoyage par équipage de Dieppe à Mahé. Cette solution couramment utilisée ne me satisfaisait pas entièrement. Prix, difficultés à trouver un équipage, durée du voyage, risques de piratage, fatigue du bateau...
Après bien des vicissitudes, le 10 novembre 2006, le bateau est embarqué sur un cargo au Havre en partance pour le Sri Lanka. Un équipage parti de France le récupèrera, le rematera et le convoitera jusqu’à Mahé. Le 10 décembre, première croisière familiale sur le Shadock avec l'émotion que l'on peut imaginer. Ile Denis, Les Amirantes, La Digue… Autant de paysages fantastiques ! Les croisières se suivent et finissent par se ressembler. Le côté un peu sauvage des Seychelles s'estompe. La Marina sans nom devient Paradise Island c'est à dire un garage à Yachts de milliardaires. Parallèlement la Flotte de Marine Catsey monte en gamme. D'un commun accord avec Philippe Berthelot nous convenons d'un départ du Shadock de Mahé fin 2008 pour, pour………….. Nosy Be. Compte tenue de la période des cyclones il était indispensable de cadrer l'arrivée a Nosy Be avant le 15 décembre. La composition de l'équipage fut pour le moins hétéroclite. 3 d’entre nous manquions cruellement de connaissances marines, le quatrième Christophe Malandrin, moniteur de voile au club de Dieppe était heureusement très compétent. L’alchimie d’un équipage est toujours mystérieux et dépend souvent du hasard. Pour cette fois, le hasard fit très bien les choses. Aux vues des cotes Malgaches, nous étions déjà un équipage fusionnel ou chacun avait trouvé sa place. Distance entre Mahé et Nosy Bé, environ 800 Milles sur une base de 6 nœuds à l'heure soit une prévision de 6 jours de voyage. Départ le 19 Novembre pour un retour le 30. Dès que nous dépassons la pointe de Mahé, le vent commence à forcir. Nous prenons 40 nœuds de vent pendant 48h. Le temps de dépasser les Amirantes. La suite du voyage sera beaucoup plus agréable avec un vent de force 3 à 4 allure grand largue. Depuis que nous avons quitté les côtes Seychelloises, pas un oiseau, pas un bateau, pas une lumière, pas un avion. Il est 18H. Démarrage foudroyant sur une des cannes toujours à l'eau depuis que le vent s'est calmé. C’est un marlin d’environ 200 kilos .Que faisait il là, dans ce désert d’eau ? Nous le perdons à 21H sur une casse après un rush sous le bateau. Quelque part tant mieux. Il était si beau. Et puis, en nous rapprochant des hauts fonds nous aurons encore beaucoup d’occasions de nous servir dans le garde manger de l’océan indien. Banc du bulldog, les six cannes partent en même temps. Ce sont des thons jaunes. Un seul d’environ 60 kilos sera monté à bord. Des autres nous n’aurons que les restes de têtes. Le bateau est entouré de requins marteaux, c’est assez effrayant. Vieux flash back des dents de la mer, c’était assez réaliste ! Quel délice que cette chair de thon d’un rouge indescriptible. Crue : découpée en lamelles avec une sauce soja. Le temps d’un repas les indiens sont un peu Japonais. Sur la gauche nous apercevons la grande terre surmontée d’un énorme nuage noir. Sur la droite un superbe soleil couchant. Le vent est portant... Le bateau vole sans bruit. Nous somme tous les quatre à la proue du bateau, un verre de ti punch à la main. Heureux sont ceux qui ont su reconnaître le bonheur de cet instant. A la nuit tombée nous sommes à deux heures de Nosy Be et de la pointe du cratère. De petites lumières jaunes scintillent sur toute la côte. Nous sommes très attentifs car les fonds parsemés de patates sont véritablement dangereux. 23h, sans apercevoir aucun feu de mouillage, nous jetons l’ancre à l’aveugle par 8 mètres de fond. Nous apprendrons par la suite qu’ici les capitaines n’allument pas leurs feux Merci Maxsea !
6h du matin, nous sommes entourés de petits bateaux de pêche que nous n’avons pas entendu arriver. La marina naturelle où sont ancrés une cinquantaine de bateaux est assez éloignée de notre mouillage. Dés le début, j’avais prévu de confier mon bateau à un loueur professionnel pour des raisons évidentes de gardiennage, de maintenance et de réalité économique. Ce scenario commença hélas avec une terrible erreur de casting. Il me restait 48h pour trouver un loueur qui prenne en charge le Shadock. J’avais gardé de très bons contacts avec Laurent à qui j’avais proposé la gestion du bateau mais qui avais préféré refusé car il s’apprêtait à partir de Nosy Be. 9h du matin, je pousse la porte d’Océan Dream en espérant qu’il n’ait pas encore quitté l’île. Soulagement il est là. Laurent fait parti de ces gens avec qui vous reprenez immédiatement une conversation interrompue dix ans auparavant. Je lui expose l’urgence de mon problème.
14h, je me retrouve dans le bureau de Madavoile ou je fais la connaissance de Geneviève et de Ruddy. Ils ont la gentillesse d’accepter mon bateau malgré les problèmes que suscitent mon mariage non consommé avec le loueur prévu. Ambatoulouka est un petit village ou tout se sait. Le Shadock est mouillé sur une bouée de Madavoile dans la baie du Cratere. Nous réglerons les détails de notre nouvelle association à mon retour sur l’île fin décembre. Au moment ou j’écris ces lignes le Rambling Rose et le Shadock sont ancrés à 50 mètres l’un de l’autre. Ils se racontent des histoires de CATA où il est dit que les rêves peuvent devenir réalité. C’est un grand privilège de connaitre un endroit comme celui ci avec des amis comme GENEVIEVE et RUDDY qui associent simplicité, gentillesse et compétence. Essayez et vous verrez
09/06/2017
programme et tarifs
09/06/2017
J'invite chaque personne ayant eu la chance de naviguer sur le Shadock à publier ses photos et anecdotes