Habdaphaï Plasticien multiculturel

Habdaphaï Plasticien multiculturel

Partager

Plasticien franco-caribéen né à Fort-de-France. Habdaphaï vu par J.C Audouin : Chez Habdaphaï, il ne faut pas chercher là une logique rationnelle.

Formaliste au-delà du rituel de l'imaginaire, ce qui détermine dans les champs de la conscience Moi 2012
Moi qui ai tant de facilité à peindre sculpter installer, performer
Comme une philosophie et une sédition
Le cycle a couru et mon jour de renom n'est pas passé cette année :
Lassitude, coup de bambou, nouvelles boîtes aux lettres illustres,
Exutoires de bouts d'ailleurs...
Ces reniements m'ont

24/03/2026

Analyse politique d'un cancre...

Une mémoire populaire et d’occasions manquées :

La défaite de Francis Carole à l’élection municipale de Fort-de-France restera comme l’exemple même d’un rendez-vous manqué avec l’histoire.

Tout semblait pourtant aligné : un contexte favorable, une attente populaire réelle, un espace politique ouvert. Un véritable boulevard s’offrait à lui. Mais en politique, ce ne sont pas seulement les opportunités qui comptent, ce sont les choix — et surtout leur cohérence.

L’histoire de cet échec débute par une série de décisions contestables, dont la plus marquante reste son alliance avec Béatrice Bellay.

Ce rapprochement, loin de renforcer sa position, a brouillé son image. Les Foyalais voyaient en Francis Carole un homme politique singulier, autonome, fidèle à une trajectoire construite en solitaire.

En s’associant, il a rompu avec cette authenticité qui faisait sa force. Là où les électeurs attendaient de la constance, ils ont perçu une contradiction.
Car les populations n’oublient pas.

Elles observent, enregistrent, analysent en silence. Et le moment venu, elles tranchent.

Le soutien affiché à certains mouvements contestés, notamment lors des manifestations du RPPRAC, a également laissé des traces profondes.

Beaucoup ont vécu ces événements comme une période de désordre et de souffrance. Voir un représentant politique relayer, voire amplifier à l’extérieur — jusqu’à Paris — une image d’une Martinique en détresse extrême, a été perçu comme une exagération, voire une déformation de la réalité.

Cette posture a créé un décalage entre le discours politique et le ressenti du terrain.

À cela s’ajoutent des revirements successifs, des prises de position fluctuantes, donnant le sentiment d’une ligne instable.

Or, en période électorale, l’incohérence se paie comptant. Ce qui n’est pas sanctionné dans l’instant l’est toujours dans les urnes.

Le calendrier judiciaire, avec l’affaire impliquant Didier Laguerre, a également joué un rôle déterminant.

Pendant un temps, certains ont cru que cette situation ouvrirait définitivement la voie à Francis Carole.

Mais la relaxe du maire sortant a rebattu les cartes. Ce retournement a révélé une fragilité stratégique : construire une victoire sur l’affaiblissement supposé de l’adversaire plutôt que sur une dynamique propre.

La stratégie d’alliance, censée élargir sa base électorale, n’a pas produit les effets escomptés. Au premier tour, les résultats ont montré que ce calcul était erroné. L’apport attendu n’a pas eu lieu. Pire encore, il a pu diluer son socle initial.

Puis est venue l’alliance de second tour avec d’autres forces politiques aux orientations floues, parfois perçues comme opportunistes ou populistes.

Cette recomposition a accentué l’impression d’un manque de cap clair. Entre discours indépendantiste, posture régionaliste et prises de position fluctuantes, le message est devenu illisible. Et lorsque le projet politique devient confus, la confiance s’effrite.

Même sur le terrain symbolique, certains signaux ont interpellé. Son absence lors d’un débat, remplacé par son alliée, a été interprétée comme un recul, voire un aveu de faiblesse.

Dans une séquence aussi décisive, chaque geste compte, chaque présence pèse.

Au final, cette élection illustre une réalité simple mais implacable : les peuples peuvent pardonner des erreurs, mais rarement les incohérences. Ils acceptent les hésitations humaines, mais rejettent les trajectoires brouillées.

Francis Carole avait programmé son moment.
Il avait anticipé son ascension. Mais entre stratégies mal ajustées, alliances mal perçues et actualités imprévisibles, le boulevard s’est transformé en chemin étroit, puis en impasse.

En politique, il ne suffit pas d’avoir raison trop tôt ou d’être attendu. Il faut être lisible, constant, et en phase avec la mémoire vive du peuple.
Et cette fois, Fort-de-France a choisi de ne pas oublier.

23/03/2026
Photos from Habdaphaï Plasticien multiculturel's post 01/01/2026

2026 ANNÉE ARTISTIQUE ET SANTÉ

HABDAPHAI

Corps en veille, syncrétisme en acte et décolonisation du visible

L’œuvre d’Habdaphai se construit dans un frottement constant entre le geste, le corps et le territoire. Artiste martiniquais, il développe depuis plusieurs années une pratique transversale où la peinture, l’installation et la performance ne se hiérarchisent pas mais s’alimentent mutuellement.

Cette circulation des médiums n’est pas formelle : elle procède d’une nécessité politique et spirituelle, celle de désapprendre les récits imposés, de fissurer les cadres hérités de la colonialité du regard.

Avant même que l’œuvre ne se dépose sur un support, elle s’éprouve dans le corps. La performance constitue chez Habdaphai un espace matriciel, un lieu d’expérimentation première où le geste engage l’artiste physiquement, parfois jusqu’à l’épuisement.

Le corps n’y est jamais spectacle, encore moins illustration identitaire : il agit comme surface de résonance, traversée par des mémoires longues, des tensions historiques et des forces invisibles.

Performeur, Habdaphai convoque le temps lent, la répétition, la marche, l’attente, inscrivant ses actions dans une temporalité qui résiste à la logique événementielle.

Ces performances, souvent in situ, dialoguent avec les paysages caribéens — plages, forêts, zones urbaines — considérés non comme décors mais comme partenaires actifs.

Le territoire devient alors un corps élargi, chargé de strates coloniales, spirituelles et écologiques. Dans cette relation, l’artiste mobilise des éléments récurrents de son vocabulaire symbolique : la feuille de cocolobe, la termitière, l’aloe vera, le serpent, l’or.

Autant de présences qui opèrent comme des médiateurs entre visible et invisible, entre matière et mémoire.

Le syncrétisme pictural qui caractérise le travail d’Habdaphai prend ici tout son sens.

Il ne s’agit ni de citation ni d’hybridation décorative, mais d’un principe actif de désaliénation. Le syncrétisme devient une méthode pour court-circuiter les assignations — raciales, culturelles, esthétiques — et pour refuser la réduction de l’art caribéen à une grille de lecture d'altérité.

L’artiste revendique une pensée du trans multi-métissage comme mouvement, comme circulation, à rebours de toute essentialisation. Pour lui, la notion même d’« être racisé » relève d’une construction idéologique qui occulte la réalité profonde des transferts, des migrations et des créolisations qui ont façonné l’humanité.

Les glyphes, omniprésents dans ses œuvres plastiques, prolongent cette réflexion. Issus du geste performatif, ils ne renvoient à aucune écriture codifiée. Ce sont des signes en suspens, des marques de passage, des empreintes d’actions passées.

Ils activent une lecture sensible, presque corporelle, sollicitant l’intuition plutôt que l’analyse. Regarder une œuvre d’Habdaphai, c’est accepter de ne pas comprendre immédiatement, de se laisser affecter, de perdre ses repères.

La figure du serpent traverse l’ensemble de son travail comme une entité tutélaire. Symbole de connaissance, de transformation et de continuité, il relie certaine des cosmogonies africaines aux spiritualités caribéennes syncrétiques.

Associé à l’or l'ocre jaune — matière ambivalente, à la fois trace de violence coloniale et puissance alchimique — le serpent incarne une pensée circulaire du monde, opposée aux logiques de domination linéaires. Ici, l’or ne brille pas : il irradie doucement, comme une énergie contenue.

Dans un contexte global où les images circulent à grande vitesse, l’œuvre d’Habdaphai impose un ralentissement radical. Elle demande au regardeur de s’engager, de déplacer son point de vue, d’accepter l’inconfort.

L’artiste ne propose pas de solution ni de récit réparateur ; il ouvre un espace critique où l’art redevient un outil de conscience, un lieu de résistance poétique face aux narrations dominantes.

En ce sens, Habdaphai s’inscrit pleinement dans les préoccupations défendues par les grands penseurs : des pratiques artistiques issues des mondes africains , occidentaux et de notre bassin créateur qu'est la caraïbe non comme des marges, mais comme des laboratoires de formes et de pensées capables de reconfigurer le contemporain.

Son travail rappelle que la décolonisation n’est pas un thème, mais un processus — long, exigeant, incarné — qui commence dans le corps, se prolonge dans le geste, et s’inscrit durablement dans la matière...

José Plute

31/12/2025

Bonne année...2026

16/12/2025

Habdaphaï — De l’impact à la forme : esthétique du heurt et poétique du métissage

Il existe des instants que l’on anticipe comme des respirations. Des moments supposés paisibles, presque hors du temps, où l’esprit flotte, détaché, en apesanteur. On y entre avec la légèreté de celui qui croit avoir trouvé un refuge. Et pourtant, dans ces interstices de calme, survient parfois la collision.

Chez Habdaphaï, le choc n’est jamais abstrait. Il est frontal, brutal, inattendu. Une phrase mal ajustée, un geste déplacé, une intrusion verbale ou comportementale qui rompt l’équilibre intérieur. L’agression — qu’elle soit symbolique ou manifeste — agit comme une masse tombée du ciel, fracassant l’état de sérénité initial. Le corps accuse le coup, la conscience vacille, la pensée se brouille. L’instant devient sidération.

Ce moment de désorientation est crucial. Il révèle la nature profonde de l’instinct humain : répondre, parfois avec excès, parfois en redoublant la violence reçue. La riposte peut devenir plus acerbe encore que l’attaque. L’ego s’enflamme, l’émotion déborde, la tension s’exacerbe.

Mais chez Habdaphaï, quelque chose bifurque.

Là où d’autres s’enfermeraient dans la réaction ou la rancœur, l’artiste amorce un déplacement. Dans ce basculement intérieur, des dizaines, des centaines de possibles se mettent à circuler. La pensée s’emballe, la perception se fragmente, l’imaginaire s’active. La boule de tête créative — ce noyau incandescent où s’entrechoquent mémoire, intuition et culture — entre en mouvement.

L’agression cesse alors d’être un simple événement conflictuel. Elle devient matériau. Elle se transforme en rythme, en motif, en trame. Le geste hostile est disséqué, déconstruit, recomposé. La parole arrogante est désossée, vidée de son venin, puis réinjectée dans un langage plastique. Ce qui visait à déstabiliser devient paradoxalement une source d’élan.

Dans cette exposition, Habdaphaï assume pleinement ce renversement. Il remercie presque — dans un geste à la fois ironique et lucide — celui qui a tenté de l’atteindre. Car dans l’arrogance exhibée devant un public, dans cette posture de souverain déchu jouant sa domination verbale, l’artiste a trouvé un déclencheur. Non pas une blessure paralysante, mais une brèche fertile.

Le temps, ce soir-là, s’est dissous. Absorbé par le flux créatif, Habdaphaï a traversé l’événement comme on traverse une transe. La violence n’a pas arrêté le processus : elle l’a accéléré. Et une fois revenu à l’intimité de l’atelier, loin du tumulte, l’artiste a entrepris de fixer les éclats de cette expérience. Les idées accumulées, les images mentales, les formes pressenties ont été déposées, ancrées, inscrites.

Les premières œuvres présentées ici sont issues de cette alchimie. Elles ne racontent pas l’anecdote. Elles traduisent l’énergie du heurt, la densité du vécu, la capacité de transformation. Chaque image devient la trace d’un passage : du trouble à la composition, de l’attaque à la création.

Cette exposition s’inscrit pleinement dans une pensée du trans- multi métissage. Habdaphaï ne nie aucune des strates qui le constituent. La négritude n’est pas effacée, elle dialogue. La branchitude, les influences contemporaines, les héritages culturels, les hybridations esthétiques coexistent. Rien n’est figé, rien n’est hiérarchisé. Tout circule.

Le monde que propose Habdaphaï est un monde en mouvement, traversé par des tensions, des contradictions, des frictions. Un monde où les identités ne sont pas closes mais perméables. Où la violence sociale, symbolique ou historique peut être détournée, reconfigurée, transmutée en puissance créatrice.

Ici, l’œuvre n’est pas un refuge hors du réel. Elle est une réponse consciente, élaborée, à ce réel. Elle affirme que le trans-multi métissage — culturel, esthétique, émotionnel — n’est pas une faiblesse mais une force active. Une capacité à absorber les chocs, à les digérer, à les reformuler.

Habdaphaï ne se définit pas par opposition, mais par intégration. Il ne renie rien de ce qui l’habite. Il agence, il compose, il transforme. L’agression devient langage. Le déséquilibre devient structure. Et de l’instant violent naît une forme qui, loin de refermer la blessure, l’ouvre au partage et à la réflexion.

Cette exposition est moins un récit qu’un processus visible. Une traversée. Une affirmation : le monde du trans-multi métissage est déjà là, en marche, vibrant, irréversible.

Et Habdaphaï en est l’un des passeurs.

J.PLUTE

il m'appelle le blanc vidéo performance ,formats variables
Habdaphai Alerte ADAGP.2025 .HABDAPHAI ART PERFORMANCE

30/07/2025

Ma sélection d'Avignon 2025

04/07/2025

GÉNOCIDE – Argile, eau et voix

Comment peut-on lever une coupe de champagne pendant que des enfants mangent du sable ? Comment, en France – pays des droits de l’homme –, peut-on applaudir un dîner d’apparat, alors qu’ailleurs, on meurt de faim dans l’oubli et la poussière ?

Ce contraste me déchire. Je suis là, témoin, citoyen malgré moi d’une machine qui consomme, qui efface, qui détourne les yeux. Le silence me rend complice. Et cela me fait mal. À l’âme.

Pendant qu’on festoie sous les ors, des populations sont écrasées, affamées, déshumanisées. Et des dirigeants, censés nous représenter, choisissent la guerre plutôt que la parole. Où est la justice ? Où est l’humanité ?

Ma réponse est artistique. Elle est viscérale. Ma performance s’intitule GÉNOCIDE. Une partition née au Laboperf des Salines, en Martinique. J’y travaille la boue, l’eau, la voix. J’y dépose ma douleur. J’y dis mon refus.

05/04/2025

Dessin 1998 habdaphai

Vous voulez que votre entreprise soit Gym la plus cotée à Sainte-Anne ?

Cliquez ici pour réclamer votre Listage Commercial.

Emplacement

Téléphone

Adresse


2 Rue Osman Duquesnay
Sainte-Anne
97290

Heures d'ouverture

Jeudi 10:00 - 20:00
Vendredi 10:00 - 20:00
Samedi 10:00 - 20:00
Dimanche 10:00 - 20:00