27/11/2025
Hommage au Cheikh Dahirou Ousmane Baoutchi : Une grande perte pour la confrérie Tidjania et pour la Oumma
Inna lillahi wa inna ilayhi raji’un.
La communauté musulmane est en deuil suite à l’annonce du rappel à Allah de Cheikh Dahirou Ousmane Baoutchi, éminent savant et figure respectée de la confrérie Tidjania. Sa disparition laisse un vide immense au sein de la Oumma, tant l’homme a profondément marqué par son savoir, sa piété et son engagement constant pour la propagation des valeurs islamiques.
En apprenant cette triste nouvelle, de nombreuses voix se sont élevées pour exprimer leur peine et rendre hommage à celui qui fut un guide spirituel pour des milliers de fidèles. Des prières et témoignages affluent de partout, traduisant l’estime et l’admiration que Cheikh Dahirou Ousmane Baoutchi inspirait de son vivant.
Nous adressons nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches, à ses disciples ainsi qu’à l’ensemble de la communauté Tidjania et de la Oumma islamique.
Qu’Allah, dans Sa Miséricorde infinie, l’accueille dans Son paradis éternel, lui accorde le repos et illumine sa tombe.
Son héritage spirituel et son œuvre resteront à jamais gravés dans les cœurs.
12/11/2025
Le Président de la République poursuit sa tournée en profondeur à travers le pays
Dosso – Tahoua – Agadez : à l’écoute du peuple et au contact du terrain
Depuis le vendredi 8 novembre 2025, le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a repris sa tournée en profondeur à travers les régions du pays, poursuivant ainsi la dynamique entamée au début du mois d’octobre avec les étapes de Tillabéri-ville et Téra.
Cette démarche du Chef de l’État s’inscrit dans une volonté claire de se rapprocher des populations, d’écouter leurs préoccupations et de mesurer l’impact des politiques publiques sur le terrain. Après l’étape de Dosso, le Président de la République s’est rendu dans la région de Tahoua, avant d’arriver ce matin à Agadez, capitale emblématique du Nord nigérien.
Partout où il passe, le Général Abdourahamane Tiani est accueilli avec enthousiasme par des foules nombreuses exprimant leur attachement à la République et leur soutien indéfectible aux actions des autorités de la Transition. Ces déplacements constituent également une occasion pour le Chef de l’État de rendre hommage aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS), engagées avec courage et détermination dans la défense de la patrie.
Au-delà du symbole, cette tournée témoigne d’un leadership de proximité et d’une volonté affirmée de redonner confiance au peuple nigérien. Dans chaque région, le Président de la République échange directement avec les autorités administratives, les chefs traditionnels, les leaders communautaires et les jeunes, sur les défis liés à la sécurité, au développement local, à la gouvernance et à la cohésion sociale.
L’étape d’Agadez marque ainsi une nouvelle phase de cette tournée nationale qui, selon les observateurs, illustre la ferme détermination du Chef de l’État à consolider l’unité nationale et à promouvoir un développement équilibré sur l’ensemble du territoire.
Cette démarche du Président de la République s’inscrit pleinement dans la vision d’un Niger solidaire, résilient et souverain, porté par l’engagement collectif de ses fils et filles autour des idéaux de paix, de justice et de progrès.
03/10/2025
Lutte contre la drogue : Saisie record de 47 briques de cocaïne à Gaya
Niamey, 03 octobre 2025 – Une opération menée par l’antenne départementale de l’OCRTIS à Gaya, appuyée par les Forces de Défense et de Sécurité, a permis de mettre en échec un trafic international de stupéfiants. Le coup de filet a abouti à la saisie de 47 briques de cocaïne d’un poids total de 51,7 kilogrammes, dissimulées dans un véhicule.
Le 29 septembre, les agents de l’OCRTIS, agissant sur la base de renseignements fiables, ont intercepté à Gaya un véhicule de type Toyota Highlander équipé d’un GPS. La fouille a permis de découvrir la drogue soigneusement cachée sous la carrosserie.
Un Nigérien, ancien employé de sociétés de transport à Niamey et soupçonné d’appartenir à un vaste réseau criminel opérant dans la sous-région, a été interpellé. Les premiers éléments de l’enquête indiquent que le véhicule provenait d’Accra (Ghana) et devait rallier Niamey pour un reconditionnement de la drogue avant son acheminement vers Agadez, étape stratégique vers le Maghreb.
À Niamey, deux autres individus ont été arrêtés. Les investigations ont conduit à l’identification et à la saisie de quatre villas de grand standing, ainsi que de plusieurs véhicules haut de gamme. D’autres biens immobiliers, dont une école, sont en cours d’identification. Des actes de cession d’immeubles bâtis et non bâtis ont également été récupérés.
Les enquêteurs recherchent activement d’autres complices au Niger, au Ghana et au Mali. Le dossier, qui relève désormais du Pôle judiciaire spécialisé dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale organisée, a été transféré à Niamey en raison des soupçons de liens entre ce trafic, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.
La valeur marchande de la drogue saisie est estimée à plus de 2,5 milliards de francs CFA.
Cette saisie record illustre la détermination de l’OCRTIS et de ses partenaires sécuritaires et judiciaires à combattre sans relâche les réseaux criminels. Les autorités appellent par ailleurs la population à plus de vigilance et de collaboration, soulignant que la lutte contre le trafic de stupéfiants et ses ramifications est une responsabilité collective.
22/09/2025
Niamey : première célébration de la Journée internationale de la souveraineté africaine
Niamey, 21 septembre 2025 – Le siège de l'Union des Scolaires Nigériens (USN) a accueilli ce dimanche la première Journée internationale de la souveraineté africaine, initiée par l’Association Urgences Panafricanistes Niger.
Le vice-président de l’association, Mahamed Bachir, a rappelé que l’événement s’inscrit dans une dynamique mondiale, célébrée simultanément dans plusieurs capitales. Il a rendu hommage aux dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) – le Niger, le Mali et le Burkina Faso – qu’il a qualifiés d’« inspirateurs d’une Afrique souveraine ».
La rencontre, marquée par une conférence sur le thème « Comment bâtir une Afrique souveraine ? », a réuni des acteurs de la société civile et de nombreux jeunes, invités à devenir des « bâtisseurs de la souveraineté africaine ».
Selon ses initiateurs, cette première édition doit ouvrir la voie à des actions concrètes en faveur d’une Afrique unie, libre et indépendante.
17/09/2025
En 1973, le président zaïrois de l’époque, le général Mobutu Sese Seko, effectua une visite de trois jours en Mauritanie. À cette époque, la Mauritanie était l’un des pays les plus pauvres d’Afrique, avec une économie reposant sur la pêche, l’agriculture et l’élevage ovin.
Au cours de ces trois jours d’échanges, le président Mobutu remarqua que son hôte, le président mauritanien Moktar Ould Daddah — premier président de la Mauritanie après son indépendance de la colonisation française — ne changea pas de costume pendant toute la durée de la visite. Mobutu comprit alors que son hôte n’avait pas les moyens d’acheter des costumes élégants et coûteux.
À la fin de son séjour, dans le hall de départ de l’aéroport de Nouakchott, le président Mobutu remit discrètement un chèque de 5 millions de dollars américains au secrétaire du président Ould Daddah afin de ne pas l’embarrasser. Avec le chèque, il joignit un mot indiquant les adresses de célèbres maisons de couture parisiennes, où lui-même faisait confectionner ses costumes, espérant que le président Ould Daddah puisse également s’y procurer des vêtements et accessoires formels.
Après le départ de Mobutu, le secrétaire remit le chèque au président Ould Daddah en lui expliquant qu’il s’agissait d’un cadeau de Mobutu destiné à lui permettre d’acheter des costumes et habits à Paris. Le président Ould Daddah remit aussitôt le chèque au ministre mauritanien des Finances afin qu’il soit versé au Trésor public.
Plus t**d, grâce à cette somme, la Mauritanie construisit et équipa l’École Normale Supérieure pour la formation des enseignants, car le pays souffrait d’une grave pénurie dans ce domaine en raison de la pauvreté.
Cinq ans plus t**d, en 1978, Mobutu fit escale au Maroc en revenant des États-Unis et y resta une semaine. Lorsque le président Moktar apprit sa halte à Rabat, il le contacta et l’invita à visiter la Mauritanie, même brièvement.
Sur le trajet de l’aéroport au palais présidentiel de Nouakchott, Mobutu remarqua des banderoles en français décorant les rues avec les inscriptions : « Merci Zaïre – Merci Mobutu – Merci pour le don ».
Avant que le cortège n’arrive au palais, Mobutu s’arrêta à l’École Normale des Instituteurs, descendit de sa voiture et, surpris, interrogea son hôte à propos des banderoles. Il demanda au président Moktar :
« Quel est ce don pour lequel le peuple mauritanien me remercie ? Je viens tout juste d’arriver à Nouakchott il y a une heure, je n’ai apporté aucun cadeau ni fait aucun don. »
À ce moment-là, le président Moktar sourit et dit :
« Voici votre précieux don. Avec les cinq millions de dollars que vous m’avez donnés il y a cinq ans, nous avons construit cette École Normale des Instituteurs, car notre peuple avait un besoin urgent de moyens pour lutter contre l’analphabétisme et la pauvreté. »
Mobutu l’embrassa et déclara :
« Si seulement le reste des dirigeants africains étaient comme vous, notre continent ne souffrirait pas d’analphabétisme, d’ignorance, de pauvreté et de sous-développement. »
Le président Moktar répondit :
« Je reçois un salaire mensuel du Trésor public, donc je ne travaille pas gratuitement. Ce don vous appartenant, il revient au peuple mauritanien. Quant à mon apparence et à mes vêtements, il n’est pas convenable que je porte les plus belles modes mondiales alors que mon peuple souffre de pauvreté. Avec l’éducation, nous pouvons vaincre ces fléaux et obstacles qui entravent notre progrès. »
Il était bien connu que le président Moktar (qu’Allah lui fasse miséricorde, il est décédé en 2003) menait une vie simple, fuyant le luxe et l’extravagance. Il vivait dans une modeste maison de trois pièces seulement.
Cette histoire vraie est un cadeau pour chaque voleur qui crie des slogans de patriotisme et se cache derrière la religion afin de voler la subsistance du peuple et les rêves des pauvres.
17/09/2025
Le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique de l’Ouest (GIABA) organise, du 22 au 24 septembre 2025 à Bissau (Guinée-Bissau), une formation régionale de trois jours à l’intention des journalistes sur les enquêtes relatives aux crimes économiques et financiers.
L’événement réunira 40 journalistes issus des États membres de la CEDEAO, représentant la presse écrite, audiovisuelle et en ligne. L’objectif est de renforcer leurs capacités en matière de journalisme d’investigation.
Selon un communiqué du GIABA, cet atelier vise à consolider la collaboration entre l’organisation et les médias, afin d’assurer une meilleure diffusion des informations liées à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LBC/FT). Il offrira également aux participants l’opportunité d’acquérir des techniques d’investigation et de collecte d’informations.
La formation entend en outre encourager les rédactions à développer une véritable culture d’investigation sur les pratiques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme. Elle contribuera aussi à renforcer le réseau de journalistes œuvrant pour une information plus efficace sur les régimes de LBC/FT.
Animé par des experts du Secrétariat du GIABA et d’autres spécialistes, l’atelier se déroulera sous forme de présentations plénières, études de cas, partages d’expériences, exercices pratiques et simulations.
Le rôle des médias est jugé essentiel dans la promotion de la bonne gouvernance, l’optimisation des ressources publiques, la protection des droits des citoyens et la dénonciation des pratiques de corruption. En ce sens, leur contribution à la sensibilisation sur la LBC/FT demeure incontournable.
Longtemps confiée aux forces de l’ordre et aux régulateurs, la mise en œuvre des normes de LBC/FT implique désormais un éventail plus large d’acteurs, dont les médias, afin de favoriser une approche globale et complémentaire.
Le GIABA rappelle qu’il a déjà initié plusieurs programmes de formation destinés aux journalistes. L’un des acquis majeurs fut la création, en mai 2010 à Freetown (Sierra Leone), d’un réseau régional de professionnels de la presse spécialisés dans la couverture des crimes économiques et financiers.
16/09/2025
Niamey : le Président de la République , chef de l'Etat reçoit une délégation ministérielle de l’AES au Palais de la Présidence.
Le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a accordé ce mardi une audience à une délégation ministérielle en charge de la Justice et des Droits de l’Homme des pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES).
La délégation était composée de M. Edasso Rodrigue Bayala, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme du Burkina Faso, de M. Mamadou Kassogué, ministre de la Justice et Garde des Sceaux du Mali, ainsi que de M. Alio Daouda, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux du Niger.
Cette rencontre a eu lieu au terme des travaux d’échanges entre les ministres de la Justice de la Confédération de l’AES. Les responsables sont venus rendre compte au Chef de l’État du niveau d’avancement des projets communs en matière de justice et de droits humains.
Étaient également présents à l’audience le Dr Soumana Boubacar, ministre, directeur de Cabinet du Président de la République et porte-parole du Gouvernement, ainsi que M. Mahamane Lawali Roufai, secrétaire général du Gouvernement.
15/09/2025
La France face à ses fragilités économiques : l’héritage colonial en question
La France, longtemps considérée comme l’une des puissances économiques mondiales les plus stables, traverse aujourd’hui une période de fortes turbulences financières. Entre dette publique croissante, ralentissement de la croissance et crise industrielle, le pays est fragilisé. Pour certains observateurs, cette situation s’explique en partie par la fin d’un modèle économique longtemps soutenu par l’exploitation de ses anciennes colonies africaines.
Durant la période coloniale, la France a puisé abondamment dans les ressources naturelles de l’Afrique : uranium, cacao, café, bois, phosphate, fer… Dans bien des cas, ces matières premières étaient obtenues à des prix dérisoires, voire gratuitement, dans un système où la monnaie utilisée est le franc CFA, émise par la France dans ses imprimeries et contrôlée elle, servait de contrepartie. Un dispositif dénoncé par de nombreux économistes et activistes africains comme un outil de domination économique.
Aujourd’hui, les rapports de force ont évolué. Plusieurs pays africains à l’exemple des pays de l’Alliance des Etats du Sahel (AES), qui regroupent ; Le Burkina Faso, le Mali et le Niger ; revendiquent une souveraineté monétaire et une meilleure valorisation de leurs ressources naturelles. Le contexte géopolitique mondial, marqué par la concurrence de nouvelles puissances comme, la Russie et la Chine, accentue cette recomposition.
En conséquence, la France perd progressivement les avantages économiques hérités de son passé colonial. La dépendance aux marchés mondiaux, la hausse des coûts de production et les tensions sociales internes viennent accentuer une crise qui interroge sur la durabilité de son modèle économique.
Pour de nombreux analystes africains, cette crise traduit avant tout la fin d’une rente historique. L’heure est désormais à une redéfinition des relations économiques entre la France et l’Afrique, sur des bases plus équitables et respectueuses des souverainetés nationales.
30/08/2025
Culture | Salif Keïta, la voix d’or de l’Afrique, fête ses 76 ans !
Né le 25 août 1949 à Djoliba (Mali), il reste une légende vivante et une référence mondiale de la musique africaine.
30/08/2025
Zinder : Pluies diluviennes, quatre enfants perdent la vie
Zinder, 30 août 2025- NigerInfo – De violentes précipitations, avec un cumul de 143 mm enregistré à la mairie centrale, se sont abattues dans la nuit du 29 au 30 août sur la ville de Zinder. Ces intempéries ont causé d’importants dégâts matériels et des pertes en vies humaines.
Tôt ce matin, l’Administrateur délégué de la ville, accompagné de son secrétaire général, des administrateurs délégués des 2ᵉ et 3ᵉ arrondissements communaux, ainsi que du chef du service Hygiène et Assainissement, s’est rendu dans plusieurs quartiers sinistrés afin de constater l’ampleur des dégâts.
Le bilan provisoire est lourd :
- De nombreuses habitations se sont effondrées.
- Quatre enfants ont perdu la vie : deux dans la commune 2 (âgés de 8 et 3 ans) et deux dans la commune 3, suite à l’effondrement de leur maison. Dans ce dernier cas, le père a pu sauver deux de ses quatre enfants.
Les dépouilles ont été acheminées à la morgue. Les autorités locales assurent leur soutien aux familles éprouvées et coordonnent les opérations de secours.
La ville de Zinder reste sous le choc de ce drame.