Aikido Millennials

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La pratique de l'aikido au 21ème siècle vue par une Millennial

05/06/2026

Lorsqu’on parle de passages de grade, il y a une expression qui revient régulièrement : la maturité de la pratique.

On l’entend parfois dans les discussions de vestiaire, mais également dans certains commentaires après un passage de grade.

Pourtant, c’est une notion difficile à utiliser comme critère d’évaluation.

Non pas parce qu’elle serait anecdotique, mais plutôt parce qu’elle est difficile à définir, et encore plus à évaluer.

À partir de quand peut-on dire qu’un pratiquant est mature ?

👉 Est-ce une question d’années de pratique ?
👉 De fluidité technique ?
👉 De compréhension des principes de l’Aïkido ?
👉 De gestion du stress ?
👉 D’attitude sur le tatami ?

Probablement un peu de tout cela à la fois.

Et c’est précisément ce qui rend cette notion compliquée à évaluer lors d’un examen.

🔹Un examen a besoin de critères observables

Pour être objectif, un examen doit s’appuyer sur des éléments que plusieurs personnes peuvent observer et apprécier de manière similaire.

Un jury peut évaluer la qualité d’un déplacement. Il peut observer la gestion de la distance, la précision technique, la sécurité ou encore la posture d’un candidat.

À l’inverse, la maturité de la pratique relève souvent davantage d’une impression générale que d’un critère clairement identifiable.

🔹Pourquoi les critères d’évaluation sont devenus plus précis

C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles les critères d’évaluation des passages de grade sont devenus plus précis au fil du temps.

L’objectif est simplement de rendre l’évaluation la plus objective possible.

D’une certaine manière, cela ressemble à une logique d’objectifs SMART : des critères plus précis, plus observables et plus mesurables afin que chacun sache ce qui est attendu et ce qui est évalué.

Cela ne signifie pas pour autant que la maturité de la pratique n’existe pas.

🔹La maturité existe, même si elle ne se mesure pas

Pour autant, cela ne signifie pas que la maturité de la pratique n’existe pas.

Avec les années, certaines réactions deviennent plus posées, la compréhension technique s’affine, et l’on cherche moins à faire passer une technique qu’à comprendre ce qui l’a fait fonctionner.

C’est souvent à travers ce type d’évolution que l’on parle de maturité de la pratique.

Mais cette évolution ne se mesure pas aussi facilement qu’une technique, un déplacement ou une réponse à une attaque.

Et même si l’on peut avoir en tête des objectifs mesurables, comme les passages de grade, la maturité de la pratique repose également sur la conscience que l’Aïkido est un long chemin et que l’apprentissage est infini.

Mais ce cheminement est profondément personnel.

Il évolue à des rythmes différents selon les pratiquants et il continue bien après l’obtention d’un grade.

C’est probablement pour cette raison que les examens évaluent des compétences, tandis que la maturité continue, elle, à se construire tout au long d’une vie de pratique.

A méditer,


Yéza

02/06/2026

J’entends souvent dire qu'en Aïkido, le but de la pratique serait simplement la pratique elle-même.



L'idée est séduisante.



Mais je me demande parfois si nous ne cherchons pas à apporter une réponse universelle à une question qui ne l'est pas.


Car pourquoi faudrait-il que tous les pratiquants poursuivent le même objectif ?


🌟Des motivations différentes pour une même discipline


Certains viennent pour le plaisir du geste.


D'autres pour progresser techniquement.



D'autres encore pour développer leur confiance en eux, sortir de leur zone de confort, rencontrer des personnes partageant les mêmes centres d'intérêt ou relever un défi personnel.



Et je ne vois pas en quoi l'une de ces motivations serait plus légitime qu'une autre.


🌟La tradition n'efface pas l'évolution de la pratique


On invoque parfois la tradition pour justifier une certaine vision de la pratique.



Pourtant, le contexte dans lequel l'Aïkido s'est développé a profondément changé.



Les pratiquants sont plus nombreux, les fédérations existent, les grades sont structurés, les examens sont codifiés et les attentes des pratiquants sont beaucoup plus variées qu'elles ne pouvaient l'être il y a plusieurs décennies.



À moins de considérer que plusieurs milliers de personnes devraient toutes rechercher exactement la même chose sur un tatami, il me semble plus réaliste d'accepter que chacun entretienne avec l'Aïkido une relation différente.


🌟Les objectifs personnels ne sont pas incompatibles avec la pratique


Pour certaines personnes, un grade représente peu de chose.

Pour d'autres, il constitue une étape importante.



Pour certaines personnes, la reconnaissance extérieure n'a aucune importance.



Pour d'autres, elle permet de matérialiser des années de travail, de régularité et d'efforts.


Pour certaines femmes, l'Aïkido est aussi un moyen d'apprendre à s'affirmer davantage, à prendre leur place et à gagner en confiance.



Aucune de ces approches ne me paraît incompatible avec la pratique.



🌟Existe-t-il vraiment des motivations plus nobles que les autres ?


Ce qui me semble plus discutable, en revanche, c'est l'idée qu'il existerait une motivation plus noble que les autres.



Dans cette vision, vouloir passer un grade deviendrait un but superficiel.

Rechercher de la confiance en soi serait moins pertinent que rechercher la perfection du geste.



Et vouloir atteindre un personnel signifiait forcément que l'on passe à côté de l'essentiel.



Mais je ne crois pas que nous pratiquions tous pour les mêmes raisons.



Et je ne suis pas certaine que ce soit souhaitable car cela homogénéiserait la richesse que constitue la diversité de notre, voire “nos” pratique (s).


A méditer,


Yéza

Photos from Aikido Millennials's post 28/05/2026

Une belle dynamique ce soir au Tampon ! Et on relance la vie de club 🥋 🍣

28/05/2026

La progression technique en Aïkido est souvent évoquée comme une évidence. On suppose qu’elle découle naturellement des années de pratique, de la régularité, des stages, des grades.

Pourtant, lorsque l’on observe les trajectoires individuelles, une question s’impose : de quoi parle-t-on réellement lorsque l’on parle de progression technique ?

Parle-t-on :

➡️ du nombre d’années passées sur le tatami ?
➡️du nombre de techniques connues ?
➡️de la capacité à réussir un passage de grade ?
➡️ ou bien d’autre chose, plus exigeant et moins visible ?

La progression technique ne se résume ni au temps, ni à l’intensité, ni au grade affiché.

Elle repose sur :

✅ une structuration précise de la pratique,
✅ une confrontation lucide à son niveau réel,
✅ une évolution intérieure qui transforme peu à peu la reproduction en choix assumé.


👉L'article est à lire ici : https://aikido-millennials.com/progression-technique-en-aikido-mais-de-quoi-parle-t-on-vraiment/

Bonne lecture,

Yéza

26/05/2026

On parle souvent des problématiques d’ego en Aïkido, et dans les arts martiaux de manière générale.

Mais le problème n’est pas tant l’ego que l’ego surdimensionné.

Avoir de l’égo, c’est quelque chose de normal (et de sain).

L’ego permet de nous respecter et de nous affirmer.

Dans les sports de compétition, l’ego permet de se faire passer en priorité et de gagner. Sans ego, on n’a pas le bon mindset.

Le problème, c’est quand l’ego devient surdimensionné.

C’est ce qui arrive quand on ramène sur le tatami nos insécurités intérieures.

On a beau faire un art martial avec des valeurs fortes... si on ne travaille pas sur soi, ce n’est pas l’Aïkido qui va travailler pour nous !

Par ailleurs, il existe une confusion dans la définition d’un ego surdimensionné :

👉 Se montrer sur les réseaux sociaux, ce n’est pas avoir un ego surdimensionné

👉Vouloir obtenir un Hakama ou une ceinture noire, ce n’est pas avoir un ego surdimensionné

👉 Avoir un besoin de reconnaissance, ce n’est pas avoir un ego surdimensionné

Par contre, on peut s’interroger sur la fausse modestie qui est un comportement plus gênant :

⚠️Quand un aikidoka dit qu’il n’a pas d’ego,

⚠️Quand il critique la course aux grades,

⚠️Quand il accuse les autres d’avoir un ego sur-dimensionné,

⚠️Quand il affirme que chaque pratiquant est libre, mais qu’il maintient ses élèves par la peur…

…c’est là qu’on peut avoir la puce à l’oreille.

Plus généralement, la question à se poser pour savoir si on a un ego surdimensionné est :

➡️quelle place donnez-vous aux autres dans votre pratique ?

🌟Parce que se mettre en avant n’est pas un problème si on laisse également les autres dans la lumière,

🌟Parce qu’avoir des ambitions de grade n’empêche pas le travail de révision en équipe,

🌟Parce qu’avoir des élèves inscrits dans un autre club ne les empêchera pas de pratiquer aussi chez nous.

Avoir un ego, c’est normal, et n’empêche pas la considération pour autrui.

Avoir un ego surdimensionné, en revanche, c’est écraser l’autre pour briller.

Et ça, étrangement, c’est le signe d’une profonde fragilité.

A méditer,

Yéza

24/05/2026

Comme T’choupi, venez pratiquer l’Aikido, un art martial stimulant pour le corps et l’esprit.

Après une journée raplapla, vous retrouverez l’énergie du KI et votre pratique régulière vous permettra de gagner en confiance, en détermination et en précision.

Votre persévérance vous ouvrira la voie, le DO.

Et c’est après un Keiko intense, que vous pourrez partager un moment convivial entre pratiquants, et développerez ainsi une vie sociale en harmonie AI avec vos partenaires d’entraînement.

Discipline ouverte à tous, quelque soit votre pédigrée 🐶 🥋

23/05/2026

Aikido Millennials a dépassé les 5000 abonnés🙏🎉
Merci pour votre soutien !

Le blog aura bientôt 6 ans, et j’ai toujours fait le choix de proposer des choses imparfaites et de construire ma réflexion dans l’action.

La plupart des sujets que j’aborde viennent ainsi de situations très concrètes : découvrir l’Aïkido dans d’autres pays, pratiquer dans des dojos très différents, se questionner sur les grades, sur la transmission, sur la pédagogie, sur la place des femmes, sur la progression réelle après plusieurs années de pratique, ou encore sur certaines zones grises dont on parle peu publiquement.

📹Concernant les formats de contenu, la création de vidéos m’a permis de développer davantage la visibilité d’Aikido Millennials, et de toucher des pratiquants qui ne seraient probablement jamais tombés sur le blog à l’époque où je faisais uniquement de l’écrit.

💬Par ailleurs, les échanges privés suite aux posts et aux stories ont énormément nourri cette réflexion au fil du temps. Ces conversations me permettent de mieux comprendre le quotidien de beaucoup de pratiquants, leurs doutes, leurs frustrations, leurs difficultés, et m’ouvrent souvent de nouvelles pistes de réflexion auxquelles je n’aurais pas pensé seule.

Et plus que ça, ces échanges aussi permis dans certaines cas de créer de véritables liens amicaux 🫂

Merci à ceux qui suivent et soutiennent cette aventure depuis des années, et merci à ceux qui participent à ma création de contenus, en me prêtant leurs mots ou leur image 🙏 🥋

Ps : à l’ère de l’IA, une petite image Millennials friendly pour illustrer le post !

21/05/2026

Les techniques d’Aikido dans la pop culture ! 3 nouvelles références et 3 techniques identifiables 🥋

19/05/2026

" Pourquoi tu ne changes pas de discipline ? "


Lorsque j’évoque à des proches les problématiques que j’ai traversées en Aïkido, et notamment sur le plan interpersonnel, on m’a régulièrement suggéré de changer de discipline.

Mais ça ne règle pas le problème.

Les difficultés interpersonnelles, tout comme la dénonciation des dysfonctionnements peuvent se retrouver ailleurs.

C’est pourquoi pratiquer un autre sport ne règle pas les problèmes.

C’est même pénalisant pour nous-mêmes, car il s’agirait de recommencer une nouvelle activité que l’on n’a pas vraiment choisi…


…et perdre tout ce sur quoi on a capitalisé en Aïkido.

C’est pourquoi, il faut rappeler que l'Aïkido est une voie de développement personnel que l’on a choisi et qui correspond à notre personnalité et à nos valeurs.

Alors que faire lorsqu’on se sent bloqué dans sa pratique ? Ou en désaccord avec les valeurs de notre dojo ?

👉On peut d’abord en parler avec les personnes concernées.

👉On peut ensuite signaler les dysfonctionnements si l’on se retrouve face à une impasse.

👉Et enfin, on peut décider de pratiquer ailleurs, si rien ne bouge.



Le problème n’est pas l’Aikido en tant que discipline.

Le problème, ce sont les comportements humains.

Et aucune discipline n’en est épargnée.



Yéza

19/05/2026

«  Pourquoi tu ne changes pas de discipline ? « 

Lorsque j’évoque à des proches les problématiques que j’ai traversées en Aïkido, et notamment sur le plan interpersonnel, on m’a régulièrement suggéré de changer de discipline.

Mais ça ne règle pas le problème.

Les difficultés interpersonnelles, tout comme la dénonciation des dysfonctionnements peuvent se retrouver ailleurs.

C’est pourquoi pratiquer un autre sport ne règle pas les problèmes.

C’est même pénalisant pour nous-mêmes, car il s’agirait de recommencer une nouvelle activité que l’on n’a pas vraiment choisi…

…et perdre tout ce sur quoi on a capitalisé en Aïkido.

C’est pourquoi, il faut rappeler que l’Aïkido est une voie de développement personnel que l’on a choisi et qui correspond à notre personnalité et à nos valeurs.

Alors que faire lorsqu’on se sent bloqué dans sa pratique ? Ou en désaccord avec les valeurs de notre dojo ?

👉On peut d’abord en parler avec les personnes concernées.

👉On peut ensuite signaler les dysfonctionnements si l’on se retrouve face à une impasse.

👉Et enfin, on peut décider de pratiquer ailleurs, si rien ne bouge.

Le problème n’est pas l’Aikido en tant que discipline.

Le problème, ce sont les comportements humains.

Et aucune discipline n’en est épargnée.

Yéza

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