Aikido Millennials

Aikido Millennials La pratique de l'aikido au 21ème siècle vue par une Millennial

Un stage d’aïkido ne se résume pas aux techniques enseignées. 🥋Dans mon optique de préparation de grade cette année, je ...
20/09/2026

Un stage d’aïkido ne se résume pas aux techniques enseignées. 🥋
Dans mon optique de préparation de grade cette année, je viens aussi chercher de la diversité : d’autres partenaires, d’autres niveaux et d’autres manières de pratiquer.
La découverte technique compte, bien sûr, mais un stage permet également de confronter ses habitudes, de recevoir de nouveaux retours et de retrouver la communauté aïkido.
Voici donc mon petit camembert du dimanche soir. 😄
Et vous, qu’est-ce que vous venez principalement chercher en stage ?

19/09/2026

Un vendredi avec Julie Sensei !

Quelques photos du cours de ce soir 🥋
17/09/2026

Quelques photos du cours de ce soir 🥋

Quand on parle de maturité en Aïkido, on la relie souvent au nombre d’années passées sur les tatamis.De prime abord, cel...
15/09/2026

Quand on parle de maturité en Aïkido, on la relie souvent au nombre d’années passées sur les tatamis.
De prime abord, cela peut sembler logique. Mais en réalité, le calcul n’est pas aussi simple.
Certaines années peuvent être très denses, avec beaucoup de pratique, de corrections, de stages, de rencontres et énormément d’évolution.
D’autres peuvent au contraire être beaucoup plus stagnantes, avec une pratique qui évolue peu et des habitudes qui finissent par s’ancrer.
👉 Dix années de pratique ne correspondent pas forcément à dix années de progression.
Le temps peut permettre d’affiner sa technique, d’améliorer ses sensations et d’approfondir sa compréhension. Encore faut-il que ce temps soit réellement mis au service de la progression.
C’est aussi ce qui me fait réfléchir à cette idée qu’on entend régulièrement : il faudrait toujours prendre son temps entre deux grades pour laisser la pratique mûrir.
Dans certains contextes, cela a tout son sens. Quand on est bien entouré, régulièrement corrigé et confronté à des pratiques différentes, attendre peut permettre d’aller plus loin et de consolider ce qui est en train de se construire.
Dans d’autres contextes, attendre davantage ne produit pas forcément le même effet.
Répéter pendant plusieurs années les mêmes gestes avec les mêmes défauts peut au contraire renforcer des automatismes qui seront ensuite plus difficiles à corriger.

⏳ Le temps n’est donc pas une garantie de maturité. Tout dépend de ce que l’on fait pendant ce temps, mais aussi de l’environnement dans lequel on pratique.
C’est pour cette raison que j’ai du mal avec l’idée d’un délai idéal entre deux grades.
Il existe des périodes où l’on progresse très vite, où la pratique est intense, où les corrections sont nombreuses et où les choses évoluent presque d’un mois à l’autre. Dans ce cas, passer un grade tant que cette dynamique est là .peut tout à fait avoir du sens.

À l’inverse, prendre davantage de temps peut être pertinent si ce temps permet réellement de continuer à évoluer.
En fin de compte, la maturité ne dépend donc pas uniquement du nombre d’années écoulées, mais de la qualité de ces années de pratique.
👉 Est-ce qu’attendre plus longtemps entre deux grades rend forcément un pratiquant plus mature ?

Depuis plusieurs mois, ma pratique de l’aïkido a beaucoup changé.J’ai changé de club, perdu certains créneaux auxquels j...
08/09/2026

Depuis plusieurs mois, ma pratique de l’aïkido a beaucoup changé.
J’ai changé de club, perdu certains créneaux auxquels je tenais et dû reconstruire ma manière de pratiquer.

Cette période m’a surtout amenée à me poser une question : qu’est-ce qui transforme réellement un groupe de pratiquants en communauté ?

Pendant longtemps, j’ai pensé que pratiquer régulièrement avec les mêmes personnes créait naturellement des liens solides.

On se retrouve plusieurs fois par semaine, on progresse ensemble et on partage :


👉des entraînements,
👉des stages,
👉des déplacements,
👉et parfois plusieurs années de sa vie.

Peu à peu, on finit par croire que les liens construits dépasseront forcément le cadre de la pratique.


Pourtant, avec le recul, je crois que la régularité crée surtout de la familiarité. La communauté, elle, demande quelque chose de plus.


Elle ne repose pas uniquement sur les bons moments, l’ambiance pendant les cours ou le plaisir de se retrouver autour d’une passion commune.


Elle se construit aussi dans la capacité d’un groupe à :

• permettre le dialogue lorsque les avis divergent ;
• écouter des expériences différentes ;
• continuer à respecter chacun lorsque la situation se complique.


Cela ne signifie pas être toujours d’accord, prendre systématiquement parti ou savoir parfaitement comment réagir.


Nous avons tous notre perception des événements, nos limites et nos propres loyautés. 
Mais lorsqu’un collectif n’est capable d’exister que tant que tout va bien, peut-on réellement parler de communauté ?


Cette expérience m’a appris à distinguer trois choses que j’avais tendance à confondre :


🥋 partager une passion ;
🥋 appartenir à un groupe ;
🥋 faire réellement communauté.


Les trois peuvent aller ensemble, mais ce n’est jamais automatique.


Aujourd’hui, je ne mesure plus la force d’un collectif uniquement à la qualité des moments partagés.
Je regarde aussi sa capacité à accepter les désaccords, à reconnaître que plusieurs réalités peuvent coexister et à ne pas réduire une personne à une seule situation.

Je continue d’aimer et de pratiquer l’aïkido. Mais j’ai appris à distinguer la discipline, le club dans lequel on la pratique et les liens que l’on construit avec les personnes.


Parce qu’une communauté n’est pas un groupe dans lequel il n’existe aucun conflit.
C’est un groupe dans lequel le conflit n’efface pas immédiatement tout ce qui existait avant.


A méditer,


Yéza

Quelques photos du cours de ce soir ! Du beau monde et une belle ambiance ! 🥋 🙏
03/09/2026

Quelques photos du cours de ce soir ! Du beau monde et une belle ambiance ! 🥋 🙏

On ne vient plus seulement suivre un cours : on se motive, on échange et l’on avance ensemble.Ce qui me manque peut-être...
01/09/2026

On ne vient plus seulement suivre un cours : on se motive, on échange et l’on avance ensemble.
Ce qui me manque peut-être encore aujourd’hui, c’est un collectif plus présent dans la durée.
J’ai parfois l’impression que chacun poursuit son parcours dans son club et que nous nous retrouvons principalement pendant les stages.
C’est évidemment une perception personnelle, liée à mon expérience récente sur l’île, et non un constat sur tout ce qui existe déjà.
Certaines initiatives pourraient néanmoins prolonger cette émulation :

👉organiser, au sein des clubs, des temps de travail autour des objectifs communs de plusieurs pratiquants ;
👉imaginer ponctuellement des rencontres entre clubs, en complément des stages déjà proposés ;
👉créer des rencontres entre pratiquantes afin que les femmes parfois isolées dans leur dojo puissent se connaître et pratiquer ensemble ;
👉faire naître des projets suivis sur plusieurs mois, autour d’une préparation de grade, d’un thème de recherche ou d’un objectif partagé.

L’enseignant joue un rôle central dans la transmission, mais la progression dépend aussi des partenaires que nous retrouvons chaque semaine et de l’énergie que nous créons ensemble.
Quelques personnes animées par les mêmes objectifs peuvent parfois transformer toute la dynamique d’une pratique.
👉Selon vous, qu’est-ce qui permet de créer cette émulation et de la faire durer au sein d’un club ?

A méditer,
Yéza

À la veille de la rentrée, beaucoup de clubs communiquent pour attirer de nouveaux pratiquant à l’Aikido.C’est une bonne...
25/08/2026

À la veille de la rentrée, beaucoup de clubs communiquent pour attirer de nouveaux pratiquant à l’Aikido.
C’est une bonne pratique qui a du sens.
Néanmoins, il sera intéressant de se demander quel type de pratiquants on veut attirer pour son club.
Car l’objectif d’un club n’est pas seulement de remplir les caisses de l’association.
Un club, c’est une ambiance et une dynamique.
Et pour ça, il est important de porter son attention sur le type de pratiquants que l’on souhaite attirer.
👉Des jeunes ? Et quels jeunes ? Car la fourchette est large !

👉Des femmes ?

👉Des gradés ?

👉Des seniors ?
Bien sûr, il s’agit pas de faire une communication ultra spécifique à chaque poste ou encore de refuser ceux qui ne cocheraient pas les cases du pratiquant idéal.
Mais choisir son public, c’est pouvoir plus facilement donner une direction au type de cours que l’on veut faire et le type de communication que l’on peut déployer.
C’est d’ailleurs ce que la publicité Facebook permet de faire en orientant un budget vers des personnes d’une certaine catégorie d’âge ou manifestant tel centre d’intérêt.
➡️Lorsqu’on communique principalement sur des vidéos dynamiques, on sait que l’on vise principalement un public de jeunes.
➡️Lorsque l’on met des femmes sur des affiches, on sait que l’on parlera plus facilement à un public féminin.
Bref, ces précisions peuvent paraître évidentes, mais lorsque l’on décide de communiquer, il est important de les garder en tête.
👉Et vous, quel public visez vous en priorité ? Et que mettez-vous en place pour l’attirer ?

Yéza

Cela fait plusieurs années que je n’ai plus vraiment de professeur de référence.Bien sûr, je continue à pratiquer et à m...
22/08/2026

Cela fait plusieurs années que je n’ai plus vraiment de professeur de référence.


Bien sûr, je continue à pratiquer et à m’ouvrir aux regards extérieurs. Mais il me manque cette personne qui connaît ma pratique, sait d’où je pars et peut mesurer mon évolution dans le temps.


Car lorsque l’on pratique avec un objectif de grade, sans enseignant de référence, il faut être doublement vigilant pour identifier ce que l’on doit corriger, comprendre pourquoi un mouvement ne fonctionne pas et ne pas renforcer ses mauvaises habitudes sans s’en rendre compte.


En somme, c’est un véritable challenge d’aller chercher auprès de plusieurs personnes ce que l’on ne trouve plus auprès d’une seule :


👉 des compétences auprès de différents enseignants ;

👉 un regard critique sur sa pratique ;

👉 des repères pour structurer sa préparation.

Vient ensuite un travail de synthèse pour préserver une préparation cohérente malgré la diversité des regards.


Pour moi, c’est une véritable leçon d’humilité : il faut oser demander de l’aide, exposer ses difficultés et rester à l’écoute, même lorsque l’on n’est pas certaine de la pertinence de ce qui nous est proposé.

Cette ouverture ne signifie pas pour autant tout appliquer aveuglément.


Chaque conseil doit être analysé avant de décider s’il peut réellement s’intégrer à sa propre pratique.


Dans ce contexte particulier, j'ai néanmoins la chance d’être bien entourée, avec des partenaires d’entraînement bienveillants et la possibilité de pratiquer régulièrement, plusieurs fois par semaine.


Le plus difficile reste alors de conserver la motivation et la confiance nécessaires pour tendre vers son objectif, sans douter de sa trajectoire ni se perdre en chemin.


Car si le budō consiste à suivre une voie, il faut parfois avancer avec confiance sur celle que l’on trace pour soi.

A méditer

Yéza

21/08/2026

Bon week-end ! 🥋

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