28/09/2026
D’ÉCHEC EN ÉCHEC… JUSQU’À QUAND ?
Le 2–2 contre le Botswana à Radès fait mal. Mais au fond, ce n’est même plus le résultat qui surprend… c’est le scénario.
On mène, on a l’occasion de faire le break, puis on recule, on subit et on finit encore par encaisser.
Et voilà des années que le même film se répète.
De la Coupe arabe à la CAN, de la CAN à la Coupe du monde, et maintenant dans les éliminatoires de la prochaine CAN : beaucoup de déceptions, beaucoup de changements… mais très peu de progrès visibles.
Le problème n’est plus seulement l’entraîneur, ni seulement les joueurs. C’est tout un système qu’il faut regarder en face.
Où est notre projet de jeu ?
Où est la continuité ?
Où est le travail de fond ?
Pourquoi avons-nous autant de mal à produire du jeu et à imposer notre rythme, même contre des équipes que nous étions autrefois capables de dominer ?
Il faut arrêter de vivre au jour le jour et de chercher des solutions uniquement après chaque échec.
La reconstruction doit commencer maintenant.
Donner davantage de place aux joueurs réellement performants et réguliers. Réinstaller une vraie concurrence. Travailler les automatismes. Améliorer la préparation tactique et physique. Repenser sérieusement la formation. Et surtout, définir une véritable identité de jeu pour nos sélections.
Mais il faudra également revenir à quelque chose d’essentiel : la science du football et le recours aux gens du savoir. Les décisions doivent davantage s’appuyer sur la compétence, les données, l’analyse, l’expérience des techniciens et le travail des spécialistes, plutôt que sur l’improvisation ou les habitudes.
Il faut écouter ceux qui connaissent le football, ceux qui l’étudient, ceux qui le pratiquent et ceux qui peuvent apporter une véritable expertise.
La Tunisie a encore du talent. Elle a encore des joueurs capables de porter le maillot national avec fierté. Mais le talent seul ne suffit plus.
Il faut une vision, de la compétence, de la stabilité et surtout des décisions courageuses.
Et si, bien sûr, nous avons besoin du football, nous avons surtout besoin de le reconstruire avec la science, la compétence et les gens du savoir.
Le football tunisien n’a pas besoin d’un énième pansement.
Il a besoin d’une vraie reconstruction.
Parce qu’à force de passer d’un échec à l’autre, le risque n’est plus de rater une compétition…
Le risque, c’est de perdre définitivement notre identité footballistique.